En l’an 429, les Vandales quittaient les côtes espagnoles pour la belle et riche Berbérie. De pillage en pillage, ils étaient persuadés que des richesses inestimables les attendaient de l’autre côté de la Méditerranée. Apprenant que les Romains ne s’entendaient plus sur la mainmise de la Berbérie, ils débarquèrent en Maurétanie (Maroc actuel) et à Bougie (Tamsiwt d’alors ou Bgayet actuelle) à la tête de près de cent mille Barbares. Ah ! Voilà les fameux Barbares dont on a collé le nom aux Amazighs ! Ces derniers envahissaient les pays en traînant avec eux femmes et enfants. Avant d’arriver sur la terre berbère, Genséric et les siens semaient la terreur en brûlant tout sur leur passage. Partout où ils passaient, destructions et massacres étaient laissés derrière eux.

C’est ainsi qu’ils étaient arrivés en Berbérie. Ils débarquèrent à Hippone (Annaba actuelle). Leur réputation les avait précédés. Aussi, les Romains abandonnèrent la ville que les Vandales réduisirent en cendres avant de s’avancer vers Carthage. Ils conquièrent rapidement toute l’Afrique du Nord ! Se sentant peu concernés par le pays qu’ils avaient toujours considéré comme une conquête, les Romains fuyaient devant les Vandales sans combattre. Amis et alliés des peuples barbares, les Vandales les utilisaient pour continuer leurs conquêtes. Ils s’emparèrent rapidement des flottes des Romains et des Carthaginois. Alors que l’Empire romain était sur le point de rendre l’âme, Genséric devenait le véritable empereur de l’Occident et de la Berbérie. Croyant s’en tirer à bon compte, les Romains, par l’entremise d’une délégation, proposèrent au chef vandale d’unir son fils à la fille de l’empereur romain ! Le fils du chef vandale était déjà marié. Pour se débarrasser de sa belle-fille, il l’accusa de vouloir l’empoisonner. Il la renvoya manu militari à son père ! Il ne visait que le pillage de Rome. Mais, pendant ce temps, les Amazighs devaient faire face à ses monstruosités. Pendant longtemps, Genséric était occupé à chasser les colons romains des propriétés qu’ils avaient enlevées aux autochtones Amazighs. Comme les Vandales n’entendaient rien à la culture de la terre, les autochtones continuaient de travailler leur terre, tels des esclaves, comme au temps des colons romains. Les persécutions s’intensifieront toujours et davantage contre les Amazighs. C’est alors que les Amazighs se réunirent autour d’un jeune prince Antalas. Le péril berbère ne se résolut jamais d’heureuse façon. Le chef berbère Antalas réunit ses troupes pour porter l’offensive depuis la région des chotts jusqu’aux environs de Gafsa. Les Vandales que commandait le neveu du roi furent vaincus en bataille rangée.

Cette défaite stimula l’opposition nationale berbère contre ces nouveaux envahisseurs qui seraient venus d’Andalousie après avoir traversé toute l’Europe où ils commirent massacres et dévastations. À cause des défaites subies par leur armée, l’armée vandale déposa son chef Hildéric en mai 530. C’est ainsi encore que les insurrections Amazighs allaient se multiplier contre les Vandales. C’est alors que les Byzantins apparurent.

Croyant naïvement que leur sort allait s’améliorer, les Amazighs accueillirent les nouveaux conquérants de bonne grâce. Mal leur en prit ! Les Byzantins, héritiers de l’Empire romain, ont vite fait de reconquérir tout le territoire berbère ou « provinces romaines d’Afrique ». Le général byzantin fut accueilli avec des acclamations et de grands cris de joie ! Les persécuteurs de demain seront pires que ceux d’hier. Car jamais dans l’histoire de la Berbérie, les autochtones ne connurent autant de massacres et de sauvagerie !

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