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		<title>Nedjma Institute</title>
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		<title>Restructurer l'Alg&#233;rie : Une capitale pour l'Alg&#233;rie alg&#233;rienne</title>
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&lt;p&gt;Un des volets du changement est le b&#226;timent. Pour construire dans le &#171; bled &#187;, il convient d'&#233;tudier des mod&#232;les d'habitats adapt&#233;s &#224; nos m&#339;urs et aux familles nombreuses. Construire dans les villes ne r&#233;sout pas le probl&#232;me de l'habitat. On est dans un cercle vicieux. L'exode de la campagne vers la ville est tel que plus on construit, plus il faut construire. Les &#171; bidonvilles &#187; se reconstruisent d&#232;s qu'ils sont d&#233;truits. La bonne solution consiste &#224; maintenir les populations rurales sur (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nedjma.org/-Independance-de-l-Algerie-" rel="directory"&gt;Ind&#233;pendance de l'Alg&#233;rie &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un des volets du changement est le b&#226;timent. Pour construire dans le &#171; bled &#187;, il convient d'&#233;tudier des mod&#232;les d'habitats adapt&#233;s &#224; nos m&#339;urs et aux familles nombreuses. Construire dans les villes ne r&#233;sout pas le probl&#232;me de l'habitat. On est dans un cercle vicieux. L'exode de la campagne vers la ville est tel que plus on construit, plus il faut construire. Les &#171; bidonvilles &#187; se reconstruisent d&#232;s qu'ils sont d&#233;truits. La bonne solution consiste &#224; maintenir les populations rurales sur leurs terres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; leur niveau qu'il faut d&#233;truire le &#171; gourbi &#187; et le remplacer par une maison salubre. &#201;videmment, cela appelle la solution d'autres probl&#232;mes, celui de l'&#233;cole pour les enfants, de l'eau pour la maison, de l'hygi&#232;ne pour tous. L'&#201;tat doit s'y attacher. Dans ce m&#234;me cadre du b&#226;timent, j'avais sugg&#233;r&#233; &#224; Ben Bella, &#224; l'&#233;poque o&#249; j'occupais le fauteuil de la pr&#233;sidence de l'Assembl&#233;e Nationale Constituante, la construction d'une nouvelle capitale. Je pense, en effet, que &#171; l'Alg&#233;rie Alg&#233;rienne &#187; n'est plus celle des Turcs et des Fran&#231;ais. Alger est une ville qui est entr&#233;e dans l'histoire avec la piraterie turque en M&#233;diterran&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une ville p&#233;riph&#233;rique, trop &#233;loign&#233;e des habitants de l'int&#233;rieur. L'Alg&#233;rie fran&#231;aise a donn&#233; &#224; la ville un grand d&#233;veloppement, parce que dans son optique, la mer &#233;tait une fronti&#232;re. L'ennemi &#233;tait &#224; l'int&#233;rieur. Apr&#232;s, le d&#233;veloppement du vignoble dans la Mitidja, Alger est devenue la ville des vins. Pour nous, le probl&#232;me est diff&#233;rent. D'abord Alger est une ville vuln&#233;rable. Elle est ind&#233;fendable contre un ennemi venant de la mer. Or,.en cas de guerre, si elle est investie, l'Alg&#233;rie en sera d&#233;capit&#233;e. De ce point de vue, la capitale devrait &#234;tre s&#233;par&#233;e de la mer par la cha&#238;ne tellienne. Une capitale moderne devrait &#234;tre &#233;difi&#233;e, derri&#232;re le Sakamoudi, dans le triangle Ain Bessem, Msila, Sour el Ghozlane. Cette capitale serait par ailleurs celle du mouton, du bl&#233;, du figuier, de l'olivier, du dattier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle serait beaucoup plus accessible aux habitants. Elle pour rail servir de point de d&#233;part &#224; un nouveau r&#233;seau d'autoroutes, de lignes de chemin de fer. Pour r&#233;tablir le pays, il suffit d'avoir la foi et l'enthousiasme. L'Alg&#233;rie alg&#233;rienne requiert toutes les bonnes volont&#233;s, toutes les &#233;nergies, et le d&#233;vouement d&#233;sint&#233;ress&#233; des citoyens. Notre jeunesse a la chance exceptionnelle de pouvoir vivre libre dans un pays libre. Si tel est son d&#233;sir. Elle a la responsabilit&#233; de fa&#231;onner &#224; son gr&#233; l'Alg&#233;rie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment financer un tel programme ? En c&#233;dant en toute propri&#233;t&#233; aux locataires la propri&#233;t&#233; b&#226;tie devenue vacante &#224; la suite du d&#233;part massif des europ&#233;ens. Il suffit de transformer le loyer actuel en loyer vente, en donnant la priorit&#233; aux anciens combattants et aux d&#233;sh&#233;rit&#233;s. Les wilayas se d&#233;barrasseraient d'une gestion qui les d&#233;tourne, depuis 1962, des t&#226;ches les plus importantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du m&#234;me coup, l'op&#233;ration sauverait le capital b&#226;ti qui se l&#233;zarde et se d&#233;t&#233;riore chaque jour davantage. Alger devient une immense &#171; poubelle &#187;, les rues sont des bourbiers. Personne n'est responsable de rien. Cela changerait si chaque propri&#233;taire veillait &#224; l'entretien et la s&#233;curit&#233; de sa propre maison. Quoiqu'il en soit, le syst&#232;me pratiqu&#233; actuellement repose sur le favoritisme. Les walis attribuent les appartements vacants &#224; leurs &#171; petits copains &#187; et aux grands du r&#233;gime. M&#234;me proc&#233;d&#233; lorsqu'il s'agit de l'autorisation &#224; b&#226;tir. Les espaces verts, si n&#233;cessaires aux grandes cit&#233;s, disparaissent. Aucun jardin d'enfants, aucun square, aucun jardin public n'a &#233;t&#233; envisag&#233; &#224; Alger depuis l'ind&#233;pendance. Les espaces verts sont, dit on, les poumons de la Cit&#233;. Il faut croire que les grandes cit&#233;s de l'Alg&#233;rie sont condamn&#233;es &#224; l'asphyxie, au surpeuplement et &#224; la salet&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Ferhat Abbas&lt;br class='autobr' /&gt;
Demain se l&#232;vera le jour &lt;br class='autobr' /&gt;
( p.p 77 78 79 )&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Quand Boumedi&#232;ne confisque le ballon</title>
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		<dc:creator>Nedjma Institute</dc:creator>



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&lt;p&gt;&#9632; Un des grands chantiers du d&#233;funt Houari Boumedi&#232;ne, m&#234;me s'il a &#233;t&#233; quelque peu &#233;clips&#233; par les autres grandes t&#226;ches d'&#233;dification, a &#233;t&#233; sans conteste la r&#233;forme sportive, initi&#233;e en 1977. Au milieu des ann&#233;es 1970, le sport en Alg&#233;rie battait largement de l'aile et les r&#233;sultats internationaux de diff&#233;rentes s&#233;lections &#233;taient tr&#232;s al&#233;atoires, souvent m&#233;diocres. Les clubs dits &#8220;civil&#8221; &#233;taient structurellement d&#233;faillants et les moyens manquaient largement. Toute l'organisation du sport (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nedjma.org/-Independance-de-l-Algerie-" rel="directory"&gt;Ind&#233;pendance de l'Alg&#233;rie &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#9632; Un des grands chantiers du d&#233;funt Houari Boumedi&#232;ne, m&#234;me s'il a &#233;t&#233; quelque peu &#233;clips&#233; par les autres grandes t&#226;ches d'&#233;dification, a &#233;t&#233; sans conteste la r&#233;forme sportive, initi&#233;e en 1977. Au milieu des ann&#233;es 1970, le sport en Alg&#233;rie battait largement de l'aile et les r&#233;sultats internationaux de diff&#233;rentes s&#233;lections &#233;taient tr&#232;s al&#233;atoires, souvent m&#233;diocres. Les clubs dits &#8220;civil&#8221; &#233;taient structurellement d&#233;faillants et les moyens manquaient largement. Toute l'organisation du sport en Alg&#233;rie &#233;tait interpell&#233;e sans que l'autorit&#233; politique ne trouve le moyen de pallier l'obsolescence qui frappait la plupart des disciplines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nos &#233;quipes nationales mal &#233;quip&#233;es et mal pr&#233;par&#233;es ne parvenaient pas &#224; atteindre le niveau international et &#233;taient souvent &#233;limin&#233;es pr&#233;matur&#233;ment des grandes comp&#233;titions, ce qui portait un coup s&#233;v&#232;re au moral national. Malgr&#233; la vigueur d'une jeunesse talentueuse qui a eu &#224; le d&#233;montrer deux ann&#233;es auparavant lors des Jeux m&#233;diterran&#233;ens d'Alger 1975, la pratique sportive dite de masse, et donc tout &#224; fait amateure si ch&#232;re au mod&#232;le socialiste, d&#233;clinait &#224; telle enseigne qu'elle n'avait plus aucun attrait dans la vie quotidienne des Alg&#233;riens. Un fait spectaculaire intervenu au milieu de l'ann&#233;e 1977 allait toutefois remettre en cause les choses et pousser le pouvoir politique &#224; pr&#233;cipiter la r&#233;organisation du sport national. Le 19 Juin 1977, au stade du 5 Juillet d' Alger, &#224; la finale de la coupe d'Alg&#233;rie entre la JS Kabylie et le NA Hussein Dey, l'hymne national est copieusement siffl&#233; par les supporters kabyles en pr&#233;sence du pr&#233;sident Houari Boumedi&#232;ne et des membres de son gouvernement. D&#232;s les jours suivants, le d&#233;funt pr&#233;sident, sans doute marqu&#233; par cet incident qui risquait, selon l'une de ses confidences, de mettre &#224; mal la coh&#233;sion nationale, sollicitera un coll&#232;ge d'experts pour analyser la situation et proposer des solutions pour d&#233;passionner l'atmosph&#232;re sportive et remettre le sport sur les rails du progr&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une exp&#233;rience originale et tout &#224; fait in&#233;dite se concoctera en &#233;t&#233; dans des bureaux de la pr&#233;sidence de la R&#233;publique, avant que ne soit effectu&#233; un large remaniement minist&#233;riel d&#232;s la rentr&#233;e de septembre, qui verra l'inamovible ministre de la Jeunesse et des Sports de l'&#233;poque Abdellah Fadhel (1965- 1977) c&#233;der sa place &#224; un jeune diplomate du nom de Djamel Houhou. Au premier Conseil des ministres de septembre, le ton est donn&#233; : le sport alg&#233;rien conna&#238;tra une r&#233;forme en profondeur. Cette d&#233;cision vient &#224; point nomm&#233; pour bouleverser compl&#232;tement des structures surann&#233;es, une pratique &#224; bout de souffle atteinte partiellement par le chauvinisme, la manipulation et les calculs clubards &#233;triqu&#233;s. Un communiqu&#233; fleuve du Conseil des ministres indiquait les mesures suivantes : Les associations auront une nature statutaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elles seront scind&#233;es en deux parties : l'Association sportive communale dite de type amateur (A.S.C.) et l'Association sportive de performance (A.S.P.) qui int&#233;ressera les clubs de l'&#233;lite. Les associations sportives communales formeront la composante du sport dit de masse. Elles seront prises en charge par les APC ou, pour certaines d'entres elles, par des structures &#233;tatiques de diff&#233;rents secteurs (sant&#233;, justice, douane, universit&#233;, entreprises publiques moyennes, etc.). Les autres clubs hupp&#233;es de la division participeront &#224; une comp&#233;tition d'&#233;lite et se pareront du statut d'association de performance form&#233;es d'athl&#232;tes dits de performance. Les sportifs qui s'y affirmeront, (notamment au niveau des &#233;quipes nationales) se verront d&#233;cerner le statut d'athl&#232;tes de haute performance et se verront leurs &#233;moluments relev&#233;s. Les ASP seront ainsi parrain&#233;es par les plus grandes soci&#233;t&#233;s nationales, telles que Sonatrach, la Soci&#233;t&#233; nationale de sid&#233;rurgie (SNS), la Soci&#233;t&#233; &#233;lectronique Sonacat, la CNAN, etc. Comme il n'existait pas en ce temps l&#224; de primes &#224; la signature de la licence et que les effectifs des clubs &#233;taient assez correctement stabilis&#233;s, les athl&#232;tes &#233;taient int&#233;gr&#233;s &#224; l'entreprise et y b&#233;n&#233;ficiaient d'une formation professionnelle ad&#233;quate, afin de jouir d'un profil de carri&#232;re en vue de les rassurer sur leur avenir. Il est &#233;vident qu'avec la force financi&#232;re colossale dont se caract&#233;risaient les grandes soci&#233;t&#233;s nationales, monopolistiques de leur secteur d'activit&#233;, les budgets des clubs devenaient cons&#233;quents et &#233;taient g&#233;r&#233;s par des cadres de l'entreprise, nouveaux dirigeants &#224; la comp&#233;tence incontestable. Le plus douloureux dans cette op&#233;ration d'envergure fut le changement partiel de sigle de tous les clubs dits civils. Sous la houlette d'une centralisation du pouvoir au sein du minist&#232;re de la Jeunesse et des Sports, celui-ci allait d'autorit&#233; d&#233;naturer le siglage et le rendre conforme avec son nouveau &#8220;logeur&#8221;, &#224; savoir la soci&#233;t&#233; nationale de parrainage. Il y &#233;tait notamment fait interdiction de se d&#233;clarer ou de faire r&#233;f&#233;rence &#224; une r&#233;gion donn&#233;e. Des d&#233;nominations franchement &#224; la limite du farfelu allaient na&#238;tre comme la jeunesse sportive Kawkabi (JSK), Mouloudia des p&#233;troliers d'Alger (MPA, ex MCA), Raed Solb de Kouba (RSK, ex RCK), Jil Sakakine Bordj Menaiel (JSBM), Milaha Athletic d'hussein Dey (Mahd, ex Nahd ), union sportive de la kahraba d'Alger (USKA, ex USMA) et on en passe &#8230; Une nette d&#233;saffection du public se fait imm&#233;diatement ressentir, ce qui a pour effet de d&#233;passionner la comp&#233;tition et de permettre aux clubs de mieux &#234;tre en phase avec des actions de formation puisqu'il &#233;tait fait obligation aux ASP d'ouvrir des &#233;coles de sport (chaque association de performance avait en charge plusieurs disciplines) et de consentir un meilleur investissement aux jeunes cat&#233;gories. Une saison plus tard, &#224; la faveur des r&#233;sultats encourageants que commen&#231;ait &#224; g&#233;n&#233;rer cette politique, le public reprendra le chemin des enceintes sportives. C'&#233;tait le d&#233;but de la p&#233;riode dor&#233;e du sport national. En 1978, l'Alg&#233;rie survolera des Jeux africains relev&#233;s qu'elle a eu a organiser sur son sol. Des performances qu'elle confirmera un an plus tard aux Jeux m&#233;diterran&#233;ens de Split.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le football en a &#233;t&#233; l'hirondelle (troisi&#232;me place apr&#232;s avoir fait sensation en demi-finale face &#224; la Yougoslavie). Puis nos footballeurs &#224; la l&#233;gende naissante s'en iront &#233;triller la redoutable &#233;quipe du Maroc &#224; Casablanca (5 buts &#224; 1 puis 3 &#224; 0 &#224; Alger) dans un match m&#233;morable qui intervenait dans un contexte particulier (absence de relations diplomatiques suite &#224; l'affaire du Sahara occidental). Du jamais-vu jusque-l&#224;. Le football fort d'un amalgame de joueurs jeunes et talentueux et de moins jeunes ira de victoire en victoire (Coupes d'Afrique, bonne tenue en Coupe du monde 1982 et 1986 ). Les autres disciplines n'&#233;taient pas en reste puisque tant le handball (cinq couronnes africaines cons&#233;cutives) que la boxe ou l'athl&#233;tisme pour ne citer que ceux-l&#224; conna&#238;tront leurs heures de gloire. Entre-temps, Houari Boumediene n'&#233;tait plus l&#224; pour r&#233;colter les fruits d'une r&#233;volution sportive qui a redonn&#233; sa fiert&#233; au peuple alg&#233;rien, que ce soit au niveau continental qu'international. Les jeunes journalistes que nous &#233;tions &#224; l'&#233;poque se transformaient en conf&#233;renciers d'occasion, lors des manifestations internationales ou dans des centres de presse &#224; l'&#233;tranger, assaillis par la curiosit&#233; des confr&#232;res maghr&#233;bins et africains qui voulaient conna&#238;tre la cl&#233; de la r&#233;ussite du sport alg&#233;rien. D&#233;charg&#233; des pesanteurs n&#233;gatives, fort d'une volont&#233; politique &#224; toute &#233;preuve et de la couverture des moyens de l'Etat, la reforme sportive a donn&#233; des fruits d&#233;licieux durant la d&#233;cennie 80. Cette politique sera malheureusement abandonn&#233;e au lendemain des &#233;meutes d'Octobre &#224; cause d'une r&#233;orientation de la politique &#233;conomique nationale sous Chadli Bendjedid sonnant du coup le d&#233;clin du sport national.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les soci&#233;t&#233;s d&#233;structur&#233;es et en pleine difficult&#233; allaient se s&#233;parer progressivement des clubs les abandonnant &#224; leur sort. Le sport alg&#233;rien rentrera d&#232;s lors dans un long tunnel duquel il n'est pas sorti &#224; ce jour.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Omar Kharoum&lt;br class='autobr' /&gt;
EL Watan&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>Pour une Alg&#233;rie r&#233;publicaine</title>
		<link>https://www.nedjma.org/Pour-une-Algerie-republicaine</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nedjma Institute</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Lorsqu'on t&#233;moigne devant les responsables d'un pays, la seule valeur du t&#233;moignage est la sinc&#233;rit&#233;. &#171; Ne cachez pas votre t&#233;moignage, dit le Coran ; quiconque le cache se rend coupable &#224; l'&#233;gard de Dieu. &#187; En la circonstance, je n'ai rien &#224; cacher. Je dis ce &#224; quoi je crois. Je n'appartiens pas &#224; la cat&#233;gorie des &#171; hyst&#233;riques &#187; du nationalisme, ni &#224; celle de ceux qui pratiquent le &#171; nationalisme du tube digestif &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Avant d'&#234;tre alg&#233;rien, je suis musulman. Le nationalisme d&#233;pend du (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nedjma.org/-Independance-de-l-Algerie-" rel="directory"&gt;Ind&#233;pendance de l'Alg&#233;rie &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Lorsqu'on t&#233;moigne devant les responsables d'un pays, la seule valeur du t&#233;moignage est la sinc&#233;rit&#233;. &#171; Ne cachez pas votre t&#233;moignage, dit le Coran ; quiconque le cache se rend coupable &#224; l'&#233;gard de Dieu. &#187; En la circonstance, je n'ai rien &#224; cacher. Je dis ce &#224; quoi je crois. Je n'appartiens pas &#224; la cat&#233;gorie des &#171; hyst&#233;riques &#187; du nationalisme, ni &#224; celle de ceux qui pratiquent le &#171; nationalisme du tube digestif &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant d'&#234;tre alg&#233;rien, je suis musulman. Le nationalisme d&#233;pend du hasard de la naissance. La foi religieuse requiert le combat int&#233;rieur, le doute et l'adh&#233;sion consciente et raisonn&#233;e. Etre musulman alg&#233;rien pose des probl&#232;mes. Notre peuple ne semble pas pr&#234;t &#224; vivre en son temps, En 1962, il venait d'arracher son ind&#233;pendance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il laissa perdre sa libert&#233;. Semblable &#224; un oiseau apprivois&#233;, il se laissa enfermer dans sa cage par une &#171; dynastie &#187; qui apportait avec elle un schisme pseudo -r&#233;volutionnaire. Demain se l&#232;vera le jour En 1965, une nouvelle dynastie, se r&#233;clamant du m&#234;me schisme, chassa la premi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle fortifia les barreaux de la cage et poursuivit son r&#232;gne. Ne nous faisons pas d'illusions. Le changement, le renouveau, ne viendront que d'institutions r&#233;publicaines et lib&#233;rales gr&#226;ce &#224; quoi la cage sera bris&#233;e et notre peuple lib&#233;r&#233; pourra voler de ses propres ailes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Alg&#233;rie s'attaquera alors aux vrais probl&#232;mes : sortir du Moyen-Age et de ses servitudes ; acc&#233;der aux temps modernes par la culture, la science moderne, la technique ; s'armer pour &#233;viter le retour des r&#233;gimes d'oppression d'o&#249; qu'ils viennent ; construire un Maghreb uni pouvant avoir une meilleure vision des probl&#232;mes mondiaux et une plus grande audience internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ao&#251;t 1954, je me trouvais &#224; Paris. Re&#231;u par le ministre de l'int&#233;rieur, M. Fran&#231;ois Mitterrand, je lui ai demand&#233; de faire quelque chose pour &#233;viter le pire. Il me demanda : &#171; Que pouvons-nous faire ? &#187; &#171; Consulter notre peuple par des &#233;lections libres &#187; lui ai-je r&#233;pondu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est la m&#234;me revendication que je formule aujourd'hui aussi solennellement &#224; l'adresse des nouveaux &#171; ma&#238;tres &#187; qui nous gouvernent. Aucune personne, aucun groupe de personnes, aucun parti ne peut se substituer &#224; la volont&#233; g&#233;n&#233;rale librement exprim&#233;e. C'est pourquoi, il faut commencer par le commencement : consulter le peuple. &#192; cet &#233;gard, il faut &#233;lire au suffrage universel libre et direct, une Assembl&#233;e Nationale Constituante. Toutes les opinions pourront s'exprimer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le peuple pourra d&#233;signer les constituants de son choix. N'oublions pas que c'est bien la premi&#232;re fois dans son histoire que l'Alg&#233;rie s'est lib&#233;r&#233;e elle-m&#234;me. &#192; ce titre, se Demain se l&#232;vera le jour donner une constitution de son choix est un droit doublement m&#233;rit&#233;. Aussi bien proposerai-je &#224; l'Assembl&#233;e Constituante ainsi &#233;lue d'interroger le peuple une deuxi&#232;me fois, en lui demandant d'&#233;tablir des sortes de &#171; cahiers de dol&#233;ances &#187;, &#224; l'exemple des cahiers des &#233;tats g&#233;n&#233;raux de 1789 en France, o&#249; tout un chacun consignerait ses propres id&#233;es sur le devenir du pays. Villes, villages, hameaux, hommes, femmes, &#233;tudiants, ouvriers, commer&#231;ants, paysans, feront parvenir &#224; l'Assembl&#233;e dans un d&#233;lai de six mois leurs cahiers de revendications.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces cahiers seront attentivement examin&#233;s par les constituants qui trouveront leur t&#226;che facilit&#233;e. Cette double consultation est n&#233;cessaire &#224; un peuple traumatis&#233; par plus de sept ans de sacrifices, de peur, de silence, de discipline f&#233;roce. Ce peuple a besoin de se d&#233;fouler, de s'exprimer, de revendiquer, de dire ce qu'il a sur le c&#339;ur. Qui, depuis les premiers khalifes &#233;lectifs a demand&#233; aux musulmans d'exprimer leurs conceptions de l'&#233;tat, des institutions, des lois ? La d&#233;mocratie est un apprentissage continuel, une patiente discipline de soi-m&#234;me. C'est &#224; cette d&#233;mocratie qu'il convient d'initier l'Alg&#233;rie&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Ferhat Abbas&lt;br class='autobr' /&gt;
Demain se l&#232;vera le jour&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Le colonel Boumediene et le groupe d'Oujda</title>
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		<dc:creator>Nedjma Institute</dc:creator>



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&lt;p&gt;C'est ce noyau d'Alg&#233;riens n&#233;s au Maroc, qui compte &#224; son actif deux putschs, qui a permis &#224; Boumedi&#232;ne de parvenir &#224; ce destin de chef d'Etat de l'Alg&#233;rie ind&#233;pendante. Houari Boumedi&#232;ne &#233;tait chef de la Wilaya 5 et installa son QG dans la ville marocaine frontali&#232;re avec l'ouest du pays, Oujda. Tout comme Boussouf pour le MALG, Boumedi&#232;ne recruta des alli&#233;s parmi ces Alg&#233;riens du Maroc pour l'&#233;tat-major g&#233;n&#233;ral de l'ALN. Le premier s'en servit pour porter le premier coup de l'arm&#233;e contre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nedjma.org/-Independance-de-l-Algerie-" rel="directory"&gt;Ind&#233;pendance de l'Alg&#233;rie &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est ce noyau d'Alg&#233;riens n&#233;s au Maroc, qui compte &#224; son actif deux putschs, qui a permis &#224; Boumedi&#232;ne de parvenir &#224; ce destin de chef d'Etat de l'Alg&#233;rie ind&#233;pendante. Houari Boumedi&#232;ne &#233;tait chef de la Wilaya 5 et installa son QG dans la ville marocaine frontali&#232;re avec l'ouest du pays, Oujda. Tout comme Boussouf pour le MALG, Boumedi&#232;ne recruta des alli&#233;s parmi ces Alg&#233;riens du Maroc pour l'&#233;tat-major g&#233;n&#233;ral de l'ALN. Le premier s'en servit pour porter le premier coup de l'arm&#233;e contre les politiques en assassinant Abane Ramdane, et le second y trouva un appui pour porter le deuxi&#232;me coup de force de l'arm&#233;e contre le FLN en s'attaquant au Gouvernement Provisoire de la R&#233;publique Alg&#233;rienne (GPRA).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le groupe d'Oujda est entr&#233; de la sorte par effraction dans l'histoire de l'Alg&#233;rie et il signera, avec Boumedi&#232;ne &#224; sa t&#234;te, l'acte de naissance du r&#233;gime alg&#233;rien. CES ALG&#201;RIENS DU MAROC NOMM&#201;S WASTI Les membres du groupe ou clan d'Oujda sont d&#233;sign&#233;s comme ceux qui sont n&#233;s ou ayant v&#233;cu au Maroc avant 1962. Les &#034;wasti&#034;, en r&#233;f&#233;rence &#224; la position g&#233;ographique de l'Alg&#233;rie au centre du Maghreb, ou encore &#034;deuxi&#232;me francis, fran&#231;ais de seconde cat&#233;gorie&#034;, comme aimaient &#224; les qualifier les Marocains, sont des Alg&#233;riens qui sont n&#233;s au Maroc avant le d&#233;clenchement de la guerre de lib&#233;ration. Apr&#232;s la soumission de l'Emir Abdelkader en 1848, puis la d&#233;faite des soul&#232;vements des Ouled Sidi Echeikh puis de Bouamama, une communaut&#233; alg&#233;rienne s'est install&#233;e dans le pays voisin de l'Ouest. Une autre communaut&#233; enr&#244;l&#233;e quant &#224; elle dans l'arm&#233;e fran&#231;aise pour imposer le protectorat au Maroc y a aussi trouv&#233; asile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une troisi&#232;me migration d'Alg&#233;riens a quant &#224; elle rejoint le Maroc, apr&#232;s 1954 par fuite des repr&#233;sailles de l'arm&#233;e fran&#231;aise. Le clan d'Oujda s'est b&#226;ti toutefois sur la premi&#232;re communaut&#233; d'Alg&#233;riens au Maroc, qui &#233;tait une communaut&#233; de petite bourgeoisie francophone compos&#233;e soit de propri&#233;taires terriens ou d'auxiliaires de l'administration marocaine. Cette derni&#232;re communaut&#233; trouva sa place dans les rangs de l'arm&#233;e, de la s&#233;curit&#233; militaire et du FLN. Le colonel Bencherif estime le nombre d'Alg&#233;riens rentr&#233;s du Maroc en 1962 &#224; pas moins de 10000 hommes. Le travail commenc&#233; par le MALG de Boussouf au milieu des ann&#233;es 1950 a connu une suite avec Boumedi&#232;ne qui introduisit la logique des clans pour acc&#233;der au pouvoir. Entour&#233; d'Ahmed Medeghri, Kaid Ahmed, Cherif Belkacem, Abedlaziz Bouteflika, Boumedi&#232;ne cr&#233;a le groupe d'Oujda. Les &#034;malgaches&#034; de Boussouf se fond&#232;rent dans ce qui est devenu plus tard le clan d'Oujda.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;gionalisme s'est &#233;rig&#233; en r&#232;gle d'appartenance &#224; ce clan. &#034;Mohamed Boukharouba s'affubla d'un nom de guerre qu'il emprunta au saint l&#233;gendaire Boumedi&#232;ne, tr&#232;s connu dans l'Oranie, et du pr&#233;nom de Houari, tr&#232;s r&#233;pandu dans cette m&#234;me r&#233;gion&#8230; dans le r&#233;gionalisme qui s&#233;vissait dans l'arm&#233;e des fronti&#232;res, &#234;tre &#224; la fois, saint et oranais, c'&#233;tait avoir toutes les chances avec soi&#034;(1). Le groupe d'Oujda, sous les commandes de Boumedi&#232;ne et toute l'arm&#233;e des fronti&#232;res, attendait la fin de la guerre de lib&#233;ration qui avait &#233;prouv&#233; les moudjahidines de l'int&#233;rieur du pays dans la lutte contre l'arm&#233;e coloniale pour pouvoir entrer en jeu. Laissant les politiques se charger des n&#233;gociations d'Evian, et apr&#232;s la sortie des cinq historiques de prison, l'&#233;tat-major g&#233;n&#233;ral sous Boumedi&#232;ne trouve le moment propice pour actionner le coup d'Etat contre le GPRA. Pour donner du poids &#224; ce coup de force, il fallait une couverture politique via un des historiques. Seul Ben Bella, anim&#233; aussi par l'amour du pouvoir, accepta l'offre de l'EMG. En l&#233;galistes, A&#239;t Ahmed et Boudiaf refus&#232;rent de cautionner le putsch. &#034;L'arm&#233;e de Boumedi&#232;ne avait un double atout consid&#233;rable : sa force et son unit&#233; favoris&#233;es par un long travail d'endoctrinement. Mais elle n'avait que peu de r&#233;pondants dans la soci&#233;t&#233; alg&#233;rienne et son leadership &#233;tait rejet&#233; par plusieurs wilayas. Il fallait &#224; Boumedi&#232;ne de bien faire jouer le prestige de Ben Bella pour s'implanter politiquement &#034;(2).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Afin de donner du cr&#233;dit aux putschistes, un autre groupe baptis&#233; &#8220;groupe de Tlemcen&#8221;, en opposition au groupe de Tizi Ouzou qui &#233;tait sous la coupe de Krim Belkacem, fut cr&#233;&#233; et mit au point la naissance du Bureau politique, un instrument politique pour le d&#233;nigrement du GPRA. Le groupe de Tlemcen regroupant Ben Bella, Khider, Mohammedi, Ferhat Abbas, Ahmed Boumendjel et Ahmed Francis a form&#233; un duo avec le groupe d'Oujda pour mettre au pas les commandements des wilayas historiques notamment la III et la IV. Ben Bella &#233;tait tout d&#233;sign&#233; pour devenir le premier pr&#233;sident de l'Alg&#233;rie ind&#233;pendante sous la b&#233;n&#233;diction de l'EMG de l'ALN qui marcha sur Alger pour acc&#233;der au &#034;tr&#244;ne&#034;. La Zone autonome d'Alger sous Yacef Sa&#226;di ouvrit grandes les portes de la capitale &#224; la coalition Boumedi&#232;ne-Ben Bella au prix de plusieurs morts du fait d'affrontements avec les troupes de la Wilaya IV qui &#233;taient ralli&#233;es au GPRA. Le cri &#034;sept ans &#231;a suffit&#034; des populations a fini par mettre fin aux hostilit&#233;s. L'arm&#233;e des fronti&#232;res r&#233;ussit son coup et p&#233;n&#233;tra d'un pied ferme dans ce qui est devenu le pouvoir alg&#233;rien, sur des centaines de cadavres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la nuit du 28 au 29 septembre, Ben Bella, candidat unique, fut &#233;lu par l'Assembl&#233;e, chef d'un gouvernement de 19 portefeuilles. Boumedi&#232;ne qui s'adjugea l'important poste de ministre de la D&#233;fense, proposa 4 postes : deux pour ses compagnons de l'arm&#233;e des fronti&#232;res d'Oujda, &#224; savoir Bouteflika et Medeghri et deux autres pour l'arm&#233;e des fronti&#232;res de l'Est, &#224; savoir Moussa Hassani et le docteur Nekkache. Le putsch servit l'arm&#233;e qui, depuis l'ind&#233;pendance, a jou&#233; la carte de l'unit&#233; face aux divisions politiques. &#034;Le clan d'Oujda s'&#233;tait ouvert au recrutement intensif de &#034;soldats&#034; venus des rangs de l'ALN, tout comme les &#034;marsiens&#034; de tout bord avaient pris d'assaut les administrations, &#233;taient avant tous des &#233;l&#233;ments opportunistes sans aucune conviction politique ou id&#233;ologique. Ils &#233;taient recrut&#233;s non pas pour faire la guerre mais pour construire le nouvel Etat &#034;(3). Avec les recrues du MALG de Boussouf devenu S&#233;curit&#233; militaire, et &#224; leur t&#234;te Kasdi Merbah, et les tacticiens politiques de son groupe d'Oujda, Boumedi&#232;ne n'avait plus qu'&#224; laisser mijoter son accession &#224; la t&#234;te de l'Etat. LA FIN D'UNE COLL&#201;GIALIT&#201; Dans le deuxi&#232;me gouvernement de Ben Bella, Cherif Belkacem et Ka&#239;d Ahmed sont nomm&#233;s ministres et Boumedi&#232;ne fut nomm&#233; 1er vice-pr&#233;sident de la R&#233;publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En sus de leurs responsabilit&#233;s gouvernementales, respectivement la D&#233;fense nationale, l'Int&#233;rieur et les Affaires &#233;trang&#232;res, Boumedi&#232;ne, Medeghri et Bouteflika firent leur entr&#233;e au Bureau politique. A l'heure o&#249; Ka&#239;d Ahmed et Cherif Belkacem &#233;taient d&#233;sign&#233;s respectivement, ministres du Tourisme et de l'Orientation nationale et membres du Comit&#233; central. Sentant son pouvoir personnel menac&#233; par les ambitions grandissantes du clan d'Oujda, Ben Bella &#339;uvra &#224; la mise &#224; l'&#233;cart de ses anciens compagnons de la course au pouvoir. &#034;Pr&#233;sident de la R&#233;publique, chef du gouvernement, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral du FLN, il s'attribue les portefeuilles de l'Int&#233;rieur, des Finances, de l'Information&#034;. Apr&#232;s Ka&#239;d Ahmed, Medeghri, puis Belkacem Ch&#233;rif, le tour du ministre des Affaires &#233;trang&#232;res, Abdelaziz Bouteflika, arriva pour se voir retirer son poste. Le groupe d'Oujda se r&#233;f&#232;re &#224; son chef, Houari Boumedi&#232;ne afin de mettre un terme aux attaques de Ben Bella. Le coup d'Etat du 19 Juin 1965 a &#233;t&#233; la r&#233;ponse de celui qui devint le deuxi&#232;me pr&#233;sident de l'Alg&#233;rie. Mais la logique du clan ne durera pas face &#224; la logique de l'int&#233;r&#234;t personnel. La fin de l'union du groupe d'Oujda sous Boumedi&#232;ne ne tardera pas &#224; se manifester.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En pleine campagne des nationalisations, le divorce de Boumedi&#232;ne d'avec ses anciens compagnons d'Oujda ne tarde pas &#224; &#234;tre prononc&#233;. &#034;Les raisons ne manquaient pas : choc des caract&#232;res, rivalit&#233;s incontr&#244;lables, apparition de nouveaux cadres politiques, radicalisation des r&#233;formes, domination &#233;crasante de Boumedi&#232;ne et bien d'autres encore ont fini par entamer le pacte de fer qui liait les membres du groupe d'Oujda&#034;(4). L'histoire n'a pas encore tout dit sur cette dislocation du groupe d'Oujda, mais des supputations sont &#233;mises. La r&#233;volution agraire avait entam&#233; la relation privil&#233;gi&#233;e des membres du groupe d'Oujda avec leur mentor. &#034;Pour l'opinion publique alg&#233;rienne, ni Bouteflika, ni Cherif Belkacem, ni Medeghri ne faisaient figure de socialistes. Boumedi&#232;ne, port&#233; par le consensus populaire et voulant suivre le processus de la mise en application de la r&#233;volution agraire, a rogn&#233; les pr&#233;rogatives du ministre de l'Int&#233;rieur Medeghri. Sur le conflit du Sahara occidental, il semblerait que la solution de Bouteflika ne proc&#233;dait pas de la m&#234;me d&#233;marche de Boumedi&#232;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; Cherif Belkacem, on ne sait pas si sa disgr&#226;ce lui est venue de sa sant&#233; fragile ou bien de la soi-disant publication par sa femme &#233;trang&#232;re d'un livre intitul&#233; &#034;Les folles nuits d'Alger&#034; dans lequel plusieurs personnalit&#233;s auraient &#233;t&#233; mises en cause. Toutefois, ce qui est certain est que cette affaire du livre dont tout le monde parlait mais que personne ne pouvait exhiber relevait de l'intox &#224; l'encontre d'un homme qu'on voulait &#233;loigner du pouvoir&#034;, note Abdelkader Yafsah. Pour sa part, Khalfa Mameri confirme la d&#233;sapprobation par les membres du clan d'Oujda de la r&#233;volution agraire et &#233;voque la crise de l'&#233;t&#233; 1974. Ka&#239;d Ahmed, propri&#233;taire terrien et de Haras, a &#233;t&#233; le premier &#224; &#234;tre &#233;limin&#233; par Boumedi&#232;ne en 1972 en lui &#244;tant son poste de ministre. &#034;Trois faits sont bien &#233;tablis. Un grave incident entre Medeghri ministre de l'Int&#233;rieur et Mahroug ministre des Finances. Celui-ci cherche sur ordre de Boumedi&#232;ne &#224; rapatrier les reliquats de cr&#233;dit que les ambassades viraient habituellement sur un compte bancaire suisse. S'est-il senti personnellement vis&#233; ou non, Bouteflika aura plus tard quelques d&#233;m&#234;l&#233;es avec la Cour des comptes. Medeghri qui semble faire &#233;quipe avec Bouteflika pour &#233;liminer Cherif Belkacem s'en m&#234;le. Il convoque manu militari Mahroug, et l'aurait menac&#233; d'un pistolet et d'un dossier intime compromettant &#034;(4).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le deuxi&#232;me fait cit&#233; oppose Medeghri au ministre de la Culture, Taleb El Ibrahimi un reportage t&#233;l&#233;vis&#233; sur une villa somptueuse qui appartiendrait &#224; la m&#232;re de Medeghri. A-t-on voulu salir ce dernier, le discr&#233;diter, le d&#233;stabiliser au moment o&#249; le populisme battait son plein en Alg&#233;rie ? Une chose est s&#251;re : le journaliste est tabass&#233; et Taleb couvert de mots peu aimables&#034;. Le troisi&#232;me fait concerne la r&#233;union de deux membres du clan d'Oujda &#224; Annaba &#034;ces deux membres s&#233;journent &#224; Annaba avec Dra&#239;a, directeur g&#233;n&#233;ral de la S&#251;ret&#233; nationale. Qu'avaient-ils &#224; y faire ? Quel &#233;tait le r&#244;le du chef de la S&#251;ret&#233; nationale ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Etait-il informateur de Boumedi&#232;ne ou jouait-il pour son compte ? De ces questionnements sont parties des supputations sur une tentative de d&#233;stabilisation de Boumedi&#232;ne&#034;. Le &#034;suicide&#034; de Medeghri en 1974 signera la fin du groupe d'Oujda. &#034;Apr&#232;s l'exil ext&#233;rieur de Ka&#239;d Ahmed, int&#233;rieur de Ch&#233;rif Belkacem et la mort de Medeghri, il ne restait plus que Bouteflika et Boumedi&#232;ne&#034;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Nadjia Bouaricha&lt;br class='autobr' /&gt;
El Watan&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Des lois &#233;gales pour tous</title>
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		<dc:creator>Nedjma Institute</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'Islam est par sa nature une religion &#233;galitaire. Le r&#233;gime alg&#233;rien fait souvent le proc&#232;s de l'imp&#233;rialisme international, celui des &#201;tats-Unis, quelques fois celui de l'Europe occidentale. Il en oublie son propre imp&#233;rialisme, celui qu'il fait peser sur les masses populaires, consid&#233;r&#233;es comme des citoyens de seconde zone. L'Alg&#233;rie ne changera de visage que lorsque la constitution et les lois rempliront les conditions suivantes : &lt;br class='autobr' /&gt;
1&#176; La s&#233;curit&#233; et la libert&#233; des citoyens doivent &#234;tre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nedjma.org/-Independance-de-l-Algerie-" rel="directory"&gt;Ind&#233;pendance de l'Alg&#233;rie &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'Islam est par sa nature une religion &#233;galitaire. Le r&#233;gime alg&#233;rien fait souvent le proc&#232;s de l'imp&#233;rialisme international, celui des &#201;tats-Unis, quelques fois celui de l'Europe occidentale. Il en oublie son propre imp&#233;rialisme, celui qu'il fait peser sur les masses populaires, consid&#233;r&#233;es comme des citoyens de seconde zone. L'Alg&#233;rie ne changera de visage que lorsque la constitution et les lois rempliront les conditions suivantes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1&#176; La s&#233;curit&#233; et la libert&#233; des citoyens doivent &#234;tre garanties. La loi doit &#234;tre la m&#234;me pour tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 2&#176; La loi doit assurer les libert&#233;s essentielles de l'homme : libert&#233; d'expression, de r&#233;union, de croyance, de pens&#233;e...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3&#176; Le culte doit relever des Assembl&#233;es de croyants. Il doit &#234;tre g&#233;r&#233; par eux. En aucun cas, il ne doit devenir, entre les mains du gouvernement, un instrument du pouvoir. L'Islam, le Juda&#239;sme et le Christianisme doivent b&#233;n&#233;ficier de l'appui de l'&#201;tat. Ils doivent &#234;tre respect&#233;s.Pour am&#233;liorer les rapports de la Chr&#233;tient&#233; et de l'Islam, l'Alg&#233;rie doit cr&#233;er une ambassade aupr&#232;s du Saint-Si&#232;ge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 4&#176; Le droit syndical sera reconnu &#224; tous les travailleurs et &#224; toutes les professions, y compris la fonction publique. Les syndicats seront libres, sans attaches avec l'&#201;tat. Un syndicat ne peut v&#233;ritablement d&#233;fendre les syndiqu&#233;s s'il est dirig&#233; par l'&#201;tat. Le droit de gr&#232;ve sera reconnu &#224; tous les travailleurs. Il sera r&#233;gi par la loi. Ni dictature de l'&#201;tat, ni anarchie sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5&#176; La famille, garante de la s&#233;curit&#233; de l'enfant, de sa sant&#233;, de son &#233;ducation est la cellule sociale de base. Elle doit b&#233;n&#233;ficier de la protection des pouvoirs publics et de leur soutien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6&#176; Le syst&#232;me &#233;ducatif doit &#234;tre orient&#233; vers la cr&#233;ation d' &#171; hommes nouveaux &#187;. L'atavisme, h&#233;rit&#233; des tyrannies m&#233;di&#233;vales devra dispara&#238;tre. Les s&#233;quelles de la contrainte coloniale seront extirp&#233;es, jusqu'aux racines, de la conscience populaire. L'enfant pr&#233;figurera le futur citoyen, digne et responsable. Il est malheureusement vrai que par nature le parti unique est r&#233;fractaire &#224; l'&#233;panouissement complet de l'homme !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7&#176; La constitution doit assurer la s&#233;paration des trois pouvoirs, le L&#233;gislatif, l'Ex&#233;cutif et le Judiciaire. Cette s&#233;paration est un facteur de l'&#233;quilibre de l'Etat. La confusion des pouvoirs m&#232;ne &#224; l'arbitraire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 8&#176; La culture doit mettre en relief les valeurs morales et spirituelles de l'Islam, tout en respectant les autres philosophies. La tol&#233;rance doit &#234;tre la r&#233;git ;. Nul ne doit &#234;tre pers&#233;cut&#233; pour sa croyance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La s&#233;curit&#233;, a &#233;crit Michel Jobert 1 , c'est le grand r&#234;ve des faibles et des opprim&#233;s &#8212; individus comme nations - C'est aussi la libert&#233; de penser et d'agir, de se d&#233;terminer sans pression et menaces, et la s&#233;curit&#233; c'est toujours le respect de la s&#233;curit&#233; d'autrui 2 . &#187; Ces grands principes sont ceux de l'Islam, sont ceux de la &#171; charia &#187;. Devenus la pierre angulaire sur laquelle repose l'&#201;tat, il nous sera alors possible de mobiliser, clans l'enthousiasme, notre peuple pour le travail. Ce peuple prendra conscience de lui-m&#234;me, individuellement et collectivement. Il &#233;difiera une soci&#233;t&#233; expurg&#233;e des princes qui nous gouvernent, des f&#233;odaux, des colonels et autres affairistes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Ferhat Abbas&lt;br class='autobr' /&gt;
Demain se l&#232;vera le jour&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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