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	<title>Nedjma Institute</title>
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		<title>Nedjma Institute</title>
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		<title>Le commissaire politique durant la guerre de lib&#233;ration</title>
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		<dc:creator>Nedjma Institute</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le FLN &#233;tait un parti politique qui avait des objectifs, principalement la lib&#233;ration du pays du joug colonial, et parmi ses buts ; l'instauration d'un &#233;tat d&#233;mocratique et social. Ce parti issu du peuple &#224; utilis&#233; plusieurs moyens afin de parvenir au salut et &#224; la victoire. La classe politique qui formait le FLN, a fait un travail purement nationaliste en cr&#233;ant des groupes organis&#233;s de militants d&#233;vou&#233;s &#224; la cause nationale. Ce qui n&#233;cessite une coh&#233;rence des principes et une convergence (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nedjma.org/-Histoire-coloniale-" rel="directory"&gt;Histoire coloniale &lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.nedjma.org/local/cache-vignettes/L150xH120/planche_krim_belkacem_politique_3-f60f5.png?1777765684' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='120' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le FLN &#233;tait un parti politique qui avait des objectifs, principalement la lib&#233;ration du pays du joug colonial, et parmi ses buts ; l'instauration d'un &#233;tat d&#233;mocratique et social. Ce parti issu du peuple &#224; utilis&#233; plusieurs moyens afin de parvenir au salut et &#224; la victoire. La classe politique qui formait le FLN, a fait un travail purement nationaliste en cr&#233;ant des groupes organis&#233;s de militants d&#233;vou&#233;s &#224; la cause nationale. Ce qui n&#233;cessite une coh&#233;rence des principes et une convergence des id&#233;es. Nul ne peut douter de la sinc&#233;rit&#233; des activistes de la premi&#232;re heure, portant haut la bravoure de leurs anc&#234;tres. Avant le d&#233;clenchement effectif de la guerre de lib&#233;ration, des initiatives ont &#233;t&#233; prises pour maintenir la pression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La dissolution de l'OS a &#233;t&#233; s&#233;v&#232;rement ressentie par les &#233;l&#233;ments principaux du courant ind&#233;pendantiste. Ce qui a retard&#233; la lutte arm&#233;e, son d&#233;clenchement. Drain&#233; par un souffle nationaliste, une n&#233;cessit&#233; d'assurer une revanche des provocations ayant pr&#233;c&#233;d&#233; la guerre ainsi que la mort de milliers d'Alg&#233;riens lors des manifestations du 8 mai 1945, les repr&#233;sentants du parti alg&#233;rien ont fini par convaincre les plus r&#233;ticents et douteux de la justesse du combat. La solution &#233;tait claire et l'&#233;quation &#233;tait simple sensibiliser puis rassembler afin de parfaire la fin d'une illusion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les hommes sont n&#233;s &#233;gaux, de plus leurs combats, les moyens de lutte diff&#233;rent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'action politique compl&#232;te l'ALN.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les racines et germes de la r&#233;volution ont suffisamment m&#251;ri pour s&#233;cr&#233;ter la transcendance de toutes lois du colonialisme. Les &#8220;hors la loi&#8221; sont estim&#233;s &#224; priori par le peuple quitte &#224; sacrifier les leurs. Comme il a &#233;t&#233; &#233;nonc&#233; dans la proclamation ; l'heure est grave.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La conscience faisant son &#233;cho ne pouvait insuffler son aura sans l'organisation et la discipline. Deux fers de lance d'une r&#233;volution, non moins convaincante au vu de l'opinion publique. Les combats &#233;tant simultan&#233;s. Ce qui induit et remet en cause l'imperm&#233;abilit&#233; des forces coloniales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le combattant dans sa djellaba ou en uniforme son souhait resta immuable et unique en son genre : saboter afin d'apeurer l'ennemi. Au milieu des camps de l'ALN figurent les politiciens les vrais, ceux qu'on nomment les commissaires ils sont g&#233;n&#233;ralement plus politis&#233;s que le reste et ayant des pr&#233;-requis, plus &#233;loquents, ils accompagnent les vrais eux aussi les maquisards ou comme les appelle la presse fran&#231;aise : les fellaghas. Ses combattants ont eu besoin de solidifier la foi et la conviction de leur cause. Leur sobri&#233;t&#233; est faite d'honneur et d'honn&#234;tet&#233; ce qui est sens d'int&#233;grit&#233;. Ils restent inamovibles &#224; la pression du colonisateur et &#224; sa guerre psychologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le commissaire politique qui travaille durement pour convaincre et remonter le moral des troupes arm&#233;es, en faisant des discours de sensibilisation &#224; propos de l'ind&#233;pendance, l'injustice du colonialisme et sa politique. La r&#233;putation du commissaire politique, ainsi que sa foi ont eu un impact important sur les consciences. Quand les villageois ne sont pas sous le si&#232;ge de l'arm&#233;e ennemie. Le r&#244;le du commissaire se fait entendre au sein de la foule afin de r&#233;pondre aux aspirations du peuple. il est choisi pour son &#233;loquence et son exp&#233;rience politique. Plus &#226;g&#233; que la majorit&#233; des jeunes issus de l'arm&#233;e de lib&#233;ration. Il est le rempart &#224; la propagande du colonialisme et d&#233;fenseur de la cause alg&#233;rienne suivant l'ordre et les recommandations de sa hi&#233;rarchie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est charg&#233; de la collecte de fonds ou cotisations qui sont faites mensuellement au profil des familles des moujahidines et des martyrs. Les risques encourus par le commissaire politique sont &#233;normes. Il est durement sanctionn&#233;, certains ont &#233;t&#233; tortur&#233;s dans les ge&#244;les et d'autres vivent dans la clandestinit&#233; depuis des ann&#233;es, avant le d&#233;clenchement de la r&#233;volution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a grandement contribu&#233; &#224; la diffusion des principes du 1er Novembre.il doit &#234;tre consid&#233;r&#233; comme l'artisan de la r&#233;volution. Ses discours sont &#224; la port&#233;e du simple citoyen tout en assurant la coordination entre les deux volets politique et militaire de la guerre de lib&#233;ration. Il rapportait des renseignements aux responsables des wilayas historiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les commissaires politiques les plus connus que l'ont peut citer ; Mohamed Belhanafi devenu comme une ic&#244;ne de la station cha&#238;ne II apr&#232;s l'ind&#233;pendance et Al Hachemi Hadjres.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;M.A&lt;br class='autobr' /&gt;
Admin de Nedjma&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>L'&#233;mir Abdelkader vu par Kateb Yacine</title>
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		<description>
&lt;p&gt;EIHadj Mahieddine est au sommet de la puissance et du renom. Il a trois fils dont l'un est d&#233;j&#224; un objet de pr&#233;dilection. Sa bont&#233;, sa prodigalit&#233;, son respect de la religion, sa fermet&#233; le font estimer jusqu'au Maroc et en Tunisie. Le Dey d'Oran, son chef administratif direct, le jalouse et le d&#233;signe &#224; la suspicion des ottomans. Mahieddine le sait. Il est exc&#233;d&#233; par cette surveillance. Quelquefois, il laisse d&#233;border son amertume. Il parle, longuement, &#224; son fils Abdelkader. Tous deux (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nedjma.org/-Histoire-coloniale-" rel="directory"&gt;Histoire coloniale &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.nedjma.org/local/cache-vignettes/L150xH120/planche_abdelkader_kateb-19355.png?1777765684' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='120' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;EIHadj Mahieddine est au sommet de la puissance et du renom. Il a trois fils dont l'un est d&#233;j&#224; un objet de pr&#233;dilection. Sa bont&#233;, sa prodigalit&#233;, son respect de la religion, sa fermet&#233; le font estimer jusqu'au Maroc et en Tunisie. Le Dey d'Oran, son chef administratif direct, le jalouse et le d&#233;signe &#224; la suspicion des ottomans. Mahieddine le sait. Il est exc&#233;d&#233; par cette surveillance. Quelquefois, il laisse d&#233;border son amertume. Il parle, longuement, &#224; son fils Abdelkader. Tous deux m&#233;ditent pour un meilleur avenir. Mais la situation devient chaque jour plus intenable. Pour calmer les craintes des Turcs, Mahieddine d&#233;cide de faire, en compagnie d'Abdelkader le p&#232;lerinage traditionnel &#224; la Mecque. Or, quand la tribu des Hachems apprend le projet de son chef, les cheikhs accourent de toutes parts pour l'escorter. Et c'est une petite arm&#233;e qui s'&#233;branle, Abdelkader en t&#234;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Dey d'Oran, averti, craignant que le cort&#232;ge ne nourrisse quelque dessein de r&#233;volte, fait arr&#234;ter Mahieddine et son fils, &#224; leur d&#233;part, et les fait conduire devant lui. Le sort de ces captifs est pr&#233;caire... Que le Dey&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;fasse un geste, et il seront jet&#233;s dans une prison ou assassin&#233;s. Mais le jeune Abdelkader n'est nullement intimid&#233;. Il dit au Dey : &#8220; nous ne voulons pas nous r&#233;volter. Notre escorte est &#224; la mesure de la distance qui nous s&#233;pare de la Mecque ainsi que des dangers qui nous guettent. Donnez-nous des b&#226;teaux et nous embarquons sous vos yeux. Si vous nous gardez prisonniers nous ne r&#233;pondrons pas des &#233;v&#233;nements !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Dey, r&#233;fl&#233;chit, d&#233;lib&#232;re et finit par rel&#226;cher ses deux prisonniers. Comme on le voit, Abdelkader sait r&#233;pondre aux despotes. Ce p&#232;lerinage dure deux ans. Il a une grande importance pour la vie d'Abdelkader, qui tire le plus grand profit de son voyage. En Egypte, il fr&#233;quente des hommes sup&#233;rieurs, r&#233;vise ses connaissances en les augmentant. L'Orient l'&#233;merveille. Il s'enthousiasme pour ces peuples musulmans d'o&#249; est partie la formidable civilisation qui a m&#233;tamorphos&#233; son pays africain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'aper&#231;oit combien les Turcs ont d&#233;form&#233; le g&#233;nie musulman, en militarisant tout. Il converse avec de vrais ul&#233;mas, de vrais cadis. Combien cela le change de l'ignorance et du fanatisme entretenus par les Turcs ! Il r&#234;ve d'un autre avenir pour son pays. Il voudrait pouvoir contribuer &#224; &#233;tablir une puissante nation nord- africaine musulmane, qui ressusciterait la gloire du vieil &#233;tat arabe. De nos jours encore son projet est d'une &#233;tonnante actualit&#233;. A son retour &#224; Mascara, la situation n'a gu&#232;re chang&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il passe trois autres ann&#233;es &#224; r&#233;fl&#233;chir et &#224; &#233;tudier. Sa nature se r&#233;v&#232;le, ses r&#234;ves se pr&#233;cisent. Bient&#244;t, il va entrer en sc&#232;ne pour d&#233;fendre ses projets. Mais des &#233;v&#233;nements ext&#233;rieurs se pr&#233;parent. Les Fran&#231;ais ont un gouvernement ombrageux qui se f&#226;che pour un pr&#233;tendu coup d'&#233;ventail. Entendez plut&#244;t que la France avait un besoin vital d'un d&#233;bouch&#233; et que l'Alg&#233;rie o&#249; elle comptait d&#233;j&#224; quelques comptoirs et des agents &#233;tait la plus belle des proies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La France savait fort bien que les Turcs capituleraient vite devant elle et ne faisait aucun cas des autochtones, ce en quoi elle avait tort...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;xp&#233;dition d'Alger r&#233;v&#232;le ais&#233;ment que la France ne partait pas en guerre pour venger un consul bouscul&#233;, mais bien pour s'&#233;tablir dans le pays, avec tous les b&#233;n&#233;fices militaires, politiques et commerciaux qu'une telle conqu&#234;te comportait. En outre la monarchie n'&#233;tait gu&#232;re populaire dans la m&#233;tropole ; elle esp&#233;rait refaire sa force et son prestige en agrandissant l'empire et en se m&#233;nageant dans des pays neufs, un foyer, et peut-&#234;tre un asile. Pour dissiper les derniers doutes, voici les effectifs de l'exp&#233;dition, tels qu'ils ont &#233;t&#233; relev&#233;s sur les rapports officiels, par Maurice Wahl, un historien qui ne peut &#234;tre suspect&#233; de sympathie pour les Alg&#233;riens : &#8220; La'flotte comprenait 103 b&#226;timents, parmi lesquels 11 vaisseaux de ligne et 24 fr&#233;gates. Le convoi destin&#233; au transport du mat&#233;riel des chevaux et des vivres &#233;tait form&#233; de 347 vaisseaux de commerce. 225 petits b&#226;timents constituaient la flottille de d&#233;barquement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'arm&#233;e montait &#224; 37.000 hommes ; le g&#233;nie et l'artillerie y figuraient en assez forte proportion...&#8221; Ajoutez &#224; ce modeste cort&#232;ge huit g&#233;n&#233;raux et une centaine d'officiers et vous conclurez que les Bourbons faisaient les choses en grand... Bigre ! quelle d&#233;monstration de force pour un coup d'&#233;ventail. Evidement, il y a encore des simples pour dire : &#8220; la conqu&#234;te fut un grand mouvement humanitaire, pour &#233;couler des tr&#233;sors de progr&#232;s moderne&#8221; ... Je veux bien, mais &#233;tait -ce vraiment le seul moyen de nous faire profiter de la civilisation ? Et puis par quelle &#233;trange sollicitude le Roi de France aurait- il song&#233; aux Africains ? Comment lui est venu le d&#233;sir de nous d&#233;voiler les vertus locomotrices de la vapeur ? Quel g&#233;nie obscur le poussa vers nos contr&#233;es ? D'aucuns affirment s&#233;rieusement que les incorrigibles corsaires barbaresques pillaient impun&#233;ment les navires fran&#231;ais ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je croyais, pour ma part, que l'histoire des corsaires datait de Charles Quint ... Et qui nous fera croire que la Marine fran&#231;aise avait peur des corsaires ? Des corsaires qui n'&#233;taient souvent que de pacifiques p&#234;cheurs [...]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[...] &#192; vingt -quatre ans, Abdelkader est &#224; la t&#234;te d'un &#233;tat &#224; moiti&#233; envahi. La t&#226;che qui l'attend est loin d'&#234;tre encourageante mais elle ne lui fait pas peur ; il y a si longtemps qu'il r&#234;ve d'oeuvres et de combats gigantesques ! Une telle foi l'anime que sa premi&#232;re harangue, prononc&#233;e deux jours apr&#232;s son av&#232;nement soul&#232;ve l'enthousiasme chez les guerriers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le fils de Mahieddine a une r&#233;putation de sage et de h&#233;ros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rarement un adolescent a &#233;t&#233; &#224; la fois aussi r&#233;fl&#233;chi et ardent que lui. Il a une constitution robuste, une taille bien prise, un visage expressif et plein de noblesse. Son oeil sombre voit loin et voit clair. Il est mince et muscl&#233;, comme un l&#233;vrier. Il porte sous son Caftan un sabre, un chapelet d'&#233;b&#232;ne et les Hadiths du proph&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il passe ses loisirs dans la m&#233;ditations ou dans la chasse, s'int&#233;resse aux chevaux, sur lesquels il &#233;crira pendant son exil une &#233;tude p&#233;n&#233;trante. Il aime la discussion, se passionne pour la philosophie, excelle dans la Casuistique. Son caract&#232;re &#226;pre, la solitude dans laquelle il se compla&#238;t, lui ont fait peu d'amis et pas un seul confident. Il intimide tous ceux qui l'approchent, jusqu'aux cheikhs, aux v&#233;t&#233;rans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce penseur, ce solitaire est surtout un merveilleux homme d'action ; ses d&#233;cisions sont imm&#233;diates et irr&#233;vocables. Il n'a jamais rien regrett&#233; de ses gestes. Le fatalisme qu'il puise dans l'enseignement philosophique musulman le prot&#232;ge contre les &#233;v&#233;nements. Il subordonne d'ailleurs l'&#233;v&#233;nement &#224; l'action et r&#233;alise par l&#224; le h&#233;ros hegelien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a d&#233;j&#224; livr&#233; bataille &#224; l'envahisseur, ses exploits alimentent les conversations des braves. Il vole en avant de ses cavaliers, leur montre les canons ennemis en poussant son cheval au devant des boulets, qu'il voit ricocher et qu'il salue de ses plaisanteries. Il participe lui-m&#234;me aux travaux des camps, ranime le courage des bless&#233;s de son goum en leur lisant les plus beaux passages du coran sur le sang vers&#233; pour une cause juste&lt;br class='autobr' /&gt;
Tel est le Sultan des Arabes peu apr&#232;s la prise d'Alger. Son premier souci est d'&#233;tablir son pouvoir. Il sent que les Fran&#231;ais, avec la sup&#233;riorit&#233; de l'&#233;quipement, d&#233;tiennent celle de l'organisation, de la discipline. Aussi commence - t-il par recruter des collaborateurs comp&#233;tents, qu'il disperse &#224; travers le pays, avec mission de coordonner l'administration des terres et des populations avec la conduite de la guerre .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce projet rencontre de s&#233;rieux obstacles. Les colonisateurs, n'ont pas ch&#244;m&#233;. Leurs agents sillonnent les territoires, aid&#233;s dans leurs men&#233;es par ces &#233;ternels ambitieux, qui voient dans toute intervention &#233;trang&#232;re, un moyen inesp&#233;r&#233; de s'emparer du pouvoir. Le g&#233;n&#233;ral Tr&#233;zel, en particulier, arrive &#224; dresser contre l'&#233;mir, avec le concours du f&#233;lon Mustapha Ben Ismail, deux tribus influentes : les &#8220;Douairs&#8221; et les &#8220;Smala&#8221;. Abdelkader, dont le r&#233;seau de renseignements s'av&#232;re tout de suite excellent, est mis au courant de ces man&#339;uvres. Sa riposte ne se fait pas attendre. Il part lui- m&#234;me, &#224; la t&#234;te des Beni-Amer et terrasse Mustapha Ben Ismail, qui &#233;chappe de justesse au ch&#226;timent, en fuyant &#224; Tlemcen. Il ne repara&#238;tra d'ailleurs plus jamais. Un autre cheikh transfuge du bas-Ch&#233;liff, se rend &#224; l'&#233;mir apr&#232;s avoir essuy&#233; plusieurs d&#233;faites. Enfin le cheikh des Ghomaris tomb&#233; entre ses mains est traduit devant un tribunal de Ul&#233;mas et condamn&#233; &#224; mort, pour trahison...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[...] Abdelkader r&#233;occupe alors Mascara, puis fonce vers Tlemcen, o&#249; il assi&#232;ge les derniers repr&#233;sentants turcs, pass&#233;s dans le camp adverse : les Kouroughlis. Le si&#232;ge lev&#233; sans succ&#232;s et tandis que l'&#233;mir regagne Mascara le mar&#233;chal Clauzel en personne accourt, mais un peu tard, au secours des assi&#233;g&#233;s. Cavaignac demeur&#233; &#224; la t&#234;te de la garnison s'&#233;ternise chez les Kouroughlis. I&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il aime ce bon peuple musulman, &#224; l'hospitalit&#233; l&#233;gendaire ...Seulement, il a besoin d'argent. Le mar&#233;chal Clauzel aussi. Il faut bien tenir son rang, n'est -ce pas ? Que font ces aristocrates-n&#233;s ? Ils se contentent de d&#233;cr&#233;ter une contribution &#224; laquelle toutes les tribus amies ou non, relevant du contr&#244;le fran&#231;ais de Cavaignac, sont astreintes. les Kouroughlis sont bien punis de leur trahison : ils ont beau protester de leur loyalisme, on confisque les bijoux de leurs femmes et la crosse convaint les derniers r&#233;calcitrants. De quoi d&#233;go&#251;ter ces malheureux kouroughlis des alli&#233;s lib&#233;rateurs [...]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les derniers groupes qui restent autour de l'&#233;mir acceptent des combats in&#233;gaux, se font d&#233;cimer. Je ne connais pas de plus belle &#233;pop&#233;e. Pour comble d'infortune, le khalifat Ben Allel, dernier recours du Sultan abandonn&#233;, tombe dans une gigantesque m&#234;l&#233;e o&#249; il a vu ses soldats massacr&#233;s jusqu'au dernier ; lui-m&#234;me p&#233;rit tragiquement. Abdelkader ne d&#233;sesp&#232;re pas. Tout en op&#233;rant sa difficile retraite, il ne n&#233;glige aucune occasion de rentrer dans les combats, le sabre sanglant, le pistolet fumant. Il se bat. Il ne cesse de se battre ! Il se bat jusqu'&#224; la folie, comme ses anc&#234;tres se sont battus &#224; travers le monde, pour la plus belle et la plus grave des causes !...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les derniers coups qu'on lui porte sont mortels, et c'est toujours la retraite. En m&#234;me temps qu'il se retire, il comprend que s'il n'y a plus d'espoir &#224; l'Est, l'Ouest est, au contraire l'asile par excellence, l'ultime tremplin d'o&#249; il pourrait foncer dans la bataille. Il amorce alors une habile manoeuvre : il gagne avec ses derniers soldats le Maroc, contraignant les fran&#231;ais &#224; le suivre jusqu'&#224; la fronti&#232;re, provoquant ainsi la guerre entre le Maroc et la France. Au Maroc il se r&#233;organise, alimente l'insurrection alg&#233;rienne qui n'a pas cess&#233; de s&#233;vir dans plusieurs r&#233;gions. Il remporte sur Cavaignac la victoire de Sidi- Brahim, en Septembre 1845, qui a d'heureuses r&#233;percussions dans le coeur de ceux qui continuent la lutte [...]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Abdelkader et l'ind&#233;pendance alg&#233;rienne &lt;br class='autobr' /&gt;
Kateb Yacine&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Aux origines du 1er Novembre par Mohamed Lebjaoui </title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nedjma Institute</dc:creator>



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&lt;p&gt;Le 1er novembre 1954, &#233;clatait la R&#233;volution alg&#233;rienne. Cette action, dont l'importance n'apparut, sur le moment, qu'&#224; une infime minorit&#233; d'observateurs, &#233;tait l'aboutissement d'un double processus : &#224; l'&#233;chelle historique, du mouvement de r&#233;sistance &#224; la conqu&#234;te fran&#231;aise qui avait commenc&#233; d&#232;s les d&#233;buts de l'occupation ; sur un plan plus imm&#233;diat, des initiatives d'un groupe de militants nationalistes en rupture avec les appareils des organisations traditionnelles. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce groupe, dont (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nedjma.org/-Histoire-coloniale-" rel="directory"&gt;Histoire coloniale &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.nedjma.org/local/cache-vignettes/L150xH86/planche_mohamed_lebjaoui-81084.png?1777765684' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='86' alt=&#034;Mohamed Lebjaoui&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 1er novembre 1954, &#233;clatait la R&#233;volution alg&#233;rienne. Cette action, dont l'importance n'apparut, sur le moment, qu'&#224; une infime minorit&#233; d'observateurs, &#233;tait l'aboutissement d'un double processus : &#224; l'&#233;chelle historique, du mouvement de r&#233;sistance &#224; la conqu&#234;te fran&#231;aise qui avait commenc&#233; d&#232;s les d&#233;buts de l'occupation ; sur un plan plus imm&#233;diat, des initiatives d'un groupe de militants nationalistes en rupture avec les appareils des organisations traditionnelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce groupe, dont nous verrons plus loin l'origine, prit la d&#233;cision de l'action arm&#233;e au cours de la r&#233;union dite &#171; des 22 &#187;, tenue le dimanche 25 juillet 1954 chez Elias Deriche, au Clos Salembier (Alger), sous la pr&#233;sidence de Mostefa Ben Boula&#239;d. La liste compl&#232;te des 22 participants de cette r&#233;union historique n'ayant jamais &#233;t&#233; publi&#233;e, je crois n&#233;cessaire de la donner ici :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mostefa Ben Boula&#239;d, Mohamed Boudiaf, Larbi Ben M'hidi, Mourad Didouche, Rabah Bitat, Zoubir Bouadjadj, Othman Belouizdad, Mohamed Merzougui, Ahmed Boucha&#239;b, Boudjem&#226;a Sou&#239;dani, Abdelhafid Boussouf, Hadj Benala, Abdel malek Ramdane, Benaouda Ben Most&#233;fa, Lakhdar Ben Tobbai, Youcef Zirout, Moktar Badji, Mohamed M&#233;chatti, Abdeslem Habachi, Rachid Mellah, Sa&#239;d Bouali, Abdelkader Lamoudi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'ordre du jour de la r&#233;union, figuraient trois points, exactement formul&#233;s ainsi :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Election de la direction&lt;br class='autobr' /&gt;
2. Unit&#233; &#224; la base ou pour une &#171; bonne &#187;scission du Parti.&lt;br class='autobr' /&gt;
3. Action limit&#233;e ou illimit&#233;e&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s une discussion approfondie, les 22 d&#233;cid&#232;rent l'unit&#233; &#224; la base et une action illimit&#233;e &#171; destin&#233;e &#224; se poursuivre jusqu'&#224; la victoire. Et ils &#233;lirent une direction compos&#233;e de cinq membres, auxquels devait se joindre ult&#233;rieurement un sixi&#232;me . Ben Boula&#239;d, Ben M'hidi, Boudiaf, Didouche, Bitat, puis Kriin Belkacem, avec lequel Ben Boula&#239;d &#233;tait d&#233;j&#224; en contact, comme il l'&#233;tait par ailleurs avec Ben Bella, rencontr&#233; en Suisse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les trois mois qui suivirent, ce &#171; directoire &#187; de six membres tint plusieurs r&#233;unions secr&#232;tes : notamment chez Zemmouri Larbi, &#224; Birmandreis, chez Layachi Mohamed, traminot d'Hydra, et chez Boukchoura Mourad, artisan maroquinier&lt;br class='autobr' /&gt;
de Pointe Pescade.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ls d&#233;cid&#232;rent en particulier de se r&#233;partir la responsabilit&#233; des diff&#233;rentes &#171; zones &#187; d'op&#233;rations (le terme &#171; wilaya &#187; ne fut adopt&#233; que par la suite). Ben Boula&#239;d prit la zone 1 (Aur&#232;s), Didouche la zone 2 ( Nord-Constantinois), Krim la zone 3 (Kabylie), Bitat la zone 4 (Alg&#233;rois), Ben M'hidi la zone 5 (Oranie), Boudiaf fut charg&#233; de la coordination entre l'int&#233;rieur et l'ext&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours des semaines qui pr&#233;c&#233;d&#232;rent le 1 novembre, les r&#233;unions des Six se firent presque quotidiennes, un contact &#233;troit &#233;tant maintenu, d'autre part, avec le responsable de l'ext&#233;rieur, Ben Bella. Bitat, notamment, apr&#232;s Ben Boula&#239;d, alla le voir en Suisse, o&#249; il avait des papiers au nom de M&#233;ziani. Ben Bella, &#224; son tour, tenait inform&#233;s Khider et A&#239;t Ahmed.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement, les Six arr&#234;t&#232;rent au 1&#034; novembre le d&#233;clen&#172; chement de l'action arm&#233;e et en fix&#232;rent les objectifs. Boudiaf se rendit au Caire, o&#249; se tenait alors Ben Bella, pour l'en informer et lui communiquer &#224; l'avance les premiers buts assign&#233;s aux&lt;br class='autobr' /&gt;
combattants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils d&#233;cid&#232;rent en particulier de se r&#233;partir la responsabilit&#233; des diff&#233;rentes &#171; zones &#187; d'op&#233;rations (le terme &#171; wilaya &#187; ne fut adopt&#233; que par la suite). Ben Boula&#239;d prit la zone 1 (Aur&#232;s), Didouche la zone 2 ( Nord-Constantinois), Kriin la zone 3 (Kabylie), Bitat la zone 4 (Alg&#233;rois), Ben M'hidi la zone 5 (Oranie), Boudiaf fut charg&#233; de la coordination entre l'int&#233;rieur et l'ext&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours des semaines qui pr&#233;c&#233;d&#232;rent le 1 novembre, les r&#233;unions des Six se firent presque quotidiennes, un contact &#233;troit &#233;tant maintenu, d'autre part, avec le responsable de l'ext&#233;rieur, Ben Bella. Bitat, notamment, apr&#232;s Ben Boula&#239;d, alla le voir en Suisse, o&#249; il avait des papiers au nom de M&#233;ziani. Ben Bella, &#224; son tour, tenait inform&#233;s Khider et A&#239;t Ahmed.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement, les Six arr&#234;t&#232;rent au 1&#034; novembre le d&#233;clenchement de l'action arm&#233;e et en fix&#232;rent les objectifs. Boudiaf se rendit au Caire, o&#249; se tenait alors Ben Bella, pour l'en informer et lui communiquer &#224; l'avance les premiers buts assign&#233;s aux&lt;br class='autobr' /&gt;
combattants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette action, pour &#234;tre pleinement comprise, doit &#234;tre replac&#233;e dans une histoire qui, pendant pr&#232;s de 125 ans, vit le peuple alg&#233;rien lutter sous des formes diverses, mais de fa&#231;on ininterrompue, contre la conqu&#234;te et la colonisation fran&#231;aises. Il y eut, rappelons-le, plusieurs mouvements arm&#233;s, dont on ne citera que les principaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sit&#244;t apr&#232;s la reddition du Dey (Alger, 1830), l'&#233;mir&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Abd el-kader organisa, durant dix-sep ans, la r&#233;sistance arm&#233;e &#224; l'envahisseur*&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis 1 occupation de la Grande-Kabylie &#8212; la premi&#232;re dans ! histoire du Maghreb &#8212; n'exigea pas moins de dix ans, de 1847 &#224; 1857.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour s opposer, ensuite, au vol des terres au profit de la colonisation, une s&#233;rie de r&#233;voltes &#233;clateront les unes apr&#232;s les autres :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Insurrection du bacbagha Mokrani, chef militaire du mouvement politico-religieux du cheikh Ahadad (1871).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Insurrection de Bou-Baghla, de Boumaza.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Insurrection des Oulad Sidi-cheikh &#224; A&#239;n Sefra, en 1880.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1916, l'insurrection des Aur&#232;s et de Mascara (Beni-&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Choukrane) aura pour but de s'&#233;lever contre la circonscription des adolescents*&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'insurrection de Marguerite-Miliana, en 1920, sera &#224; nouveau un mouvement dirig&#233; contre les expropriations*&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, la r&#233;volte de S&#233;tif et Guelma, en 1945, se traduira par le massacre de 45 000 musulmans, selon le rapport officiel du g&#233;n&#233;ral Tubert.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ces &#233;pisodes sanglants ne sont que les flamb&#233;es les plus spectaculaires d'un combat politique dont il faut marquer bri&#232;vement les principales &#233;tapes et les divers aspects, au moins depuis la Premi&#232;re Guerre mondiale :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. 1919 &#8212; Mouvement de l'&#233;mir Khaled, petit-fils de l'&#233;mir Abd el-kader et ancien capitaine de l'arm&#233;e fran&#231;aise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. 1925 &#8212; Mouvement du Dr Bendjelloul et de la F&#233;d&#233;&#172; ration des &#233;lus du d&#233;partement de Constantine. Il groupe des d&#233;l&#233;gu&#233;s financiers, des conseillers g&#233;n&#233;raux et municipaux, des pr&#233;sidents de djema&#226;, et revendique essentiellement la repr&#233;sentation des Alg&#233;riens musulmans au Parlement fran&#231;ais. La F&#233;d&#233;ration est pr&#233;sid&#233;e par Bendjelloul. Ferhat Abbas en est vice-pr&#233;sident. L'exemple est suivi par les &#233;lus d'Alger, avec le Dr Bachir, et les &#233;lus de l'Oranie. Tous b&#233;n&#233;ficient d'un large soutien du peuple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. 1927 &#8212; Mouvement islafai. De retour du Hedjaz, le cheikh El Okbi inaugure un mouvement de r&#233;forme religieuse contre le maraboutisme et la superstition : d'abord dans sa ville natale, Sidi Okba, puis &#224; Alger. 11 lance un journal, Islah. D'autres pr&#233;dicateurs se l&#232;vent aussi pour r&#233;clamer le retour &#224; l'Islam authentique ; Ben Badis, dont le rayonnement et l'autorit&#233; morale seront consid&#233;rables, Bachir Brahimi, M'barek El Miii.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec leurs partisans, ils s'unissent en 1932 dans l'Associa&#172; tion des Oul&#233;ma qui gagne rapidement une grande audience d'abord dans toutes les couches de la population citadine. Son pr&#233;sident sera Ben Badis, ses deux vice-pr&#233;sidents, El Okbi et Brahimi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son programme : libert&#233; du culte musulman, officialisation de la langue arabe, instruction des enfants alg&#233;riens dans les deux langues, libert&#233; du p&#232;lerinage &#224; La Mecque. Un slogan r&#233;sume toutes ses aspirations : &#171; L'Islam est notre religion, l'Alg&#233;rie est notre patrie, la langue arabe est notre langue. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. 1936 &#8212; Congr&#232;s musulman alg&#233;rien. R&#233;uni sur l'initiative du cheikh Ben Badis, d&#233;sormais personnalit&#233; de tout premier plan, il rassemble toutes les tendances :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; les &#233;lus, en majorit&#233; partisans de l'assimilation ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; les Oul&#233;ma, nationalistes ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; les militants : P.P.A., syndicalistes, communistes,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S.F.I.O.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Congr&#232;s &#233;lit son comit&#233; ex&#233;cutif. Il comprend, en dehors du P.P.A. qui, apr&#232;s avoir particip&#233; aux travaux du Congr&#232;s, a refus&#233; de d&#233;signer ses candidats, les noms les plus connus du monde politique alg&#233;rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son pr&#233;sident est le docteur Bendjelloul, son premier vice-pr&#233;sident le cheikh Ben Badis, son secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral Belhadj, professeur naturalis&#233; fran&#231;ais, membre de la S.F.I.O. On y trouve aussi Ferhat Abbas, cheikh Bachir Ibrahimi, cheikh El Okbi, Lamine Lamoudi, directeur du p&#233;riodique La D&#233;fense, Benhoura, directeur de La Justice, L&#233;chani, directeur de La voix des humbles, organe des instituteurs &#171; d'origine indig&#232;ne &#187;, Hadj Amara, adjoint du maire d'Alger, le Dr Bachir, de Blida, M&#034; Kadi, avocat &#224; Tlemcen, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au bureau du comit&#233; ex&#233;cutif sont aussi &#233;lus le professeur Bencheneb, qui deviendra beaucoup plus tard le premier ambassadeur fran&#231;ais d'origine arabe et Amar Ouzegane, secr&#233;taire du Parti communiste alg&#233;rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une organisation des jeunesses du Congr&#232;s musulman est constitu&#233;e. Elle est dirig&#233;e par Omar A&#239;choune, militant exemplaire du mouvement national qui jouera, avec modestie, un r&#244;le consid&#233;rable pendant la R&#233;volution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans 1 intervalle, en 1924, avait &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e &#224; Paris, sur l'initiative de l'&#233;mir Khaled et avec le soutien du Parti communiste fran&#231;ais, 1 Etoile JNord-Africaine, dont Messali Hadj prendra la direction deux ans plus tard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1934, apr&#232;s maints incidents, Messali rompt d&#233;finitivement avec les communistes. Le 11 mars 1937, il fonde le Parti du peuple alg&#233;rien (P.P.A.) qui sera dissous en 1939. Messali Hadj est pr&#233;sident du P.P.A. et Moufdi Zakaria, l'auteur de 1 hymne national alg&#233;rien, son vice-pr&#233;sident.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6, Apr&#232;s le d&#233;barquement alli&#233;, Ferhat Abbas r&#233;dige en 1943 le Manifeste des &#233;lus alg&#233;riens et recueille les signatures de nombreux &#233;lus anti-colonialistes, auxquels se joignent m&#234;me quelques &#233;lus administratifs. Sur cette base, et avec l'appui du P.P.A. clandestin, il lance un mouvement de masse, les Amis du Manifeste et de la Libert&#233;, qui &#233;dite un journal. Egalit&#233;,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1946, Ferhat Abbas rompt avec le P.P.A. et cr&#233;e l'Union D&#233;mocratique du Manifeste Alg&#233;rien (U.D.M.A.), qui enverra des d&#233;put&#233;s &#224; la premi&#232;re et &#224; la seconde Assembl&#233;e Constituante fran&#231;aise. U fonde et dirige l'hebdomadaire La R&#233;publique Alg&#233;rienne *&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#234;me ann&#233;e, 1946, le P.P.A. interdit lance une organisation de masse l&#233;gale, le Mouvement pour le Triomphe des Libert&#233;s D&#233;mocratiques (M.T.L.D.) dont le pr&#233;sident sera Mezerna, et l'organe U Alg&#233;rie libre. Cinq d&#233;put&#233;s du M.T.L.D.,dont Khider, seront &#233;lus &#224; la seconde Assembl&#233;e Constituante fran&#231;aise,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7. En 1920, apr&#232;s le Congr&#232;s de Tours qui avait vu la naissance du Parti communiste fran&#231;ais, une &#171; r&#233;gion alg&#233;rienne &#187; du P.C.F. avait &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e, sur le mot d'ordre d'ind&#233;pendance des colonies. C'est l'&#233;poque de la campagne contre la guerre du Maroc, en 1925-1926. Les premiers adh&#233;rents alg&#233;&#172; riens sont des intellectuels. Un hebdomadaire est publi&#233;, La Lutte sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ao&#251;t 1935, une d&#233;l&#233;gation conduite par Amar Ouzegane, participe, &#224; Moscou, au VIIeme Congr&#232;s du Komintern. La r&#233;gion alg&#233;rienne du P.C.F, est admise &#224; constituer un parti ind&#233;pendant. La cr&#233;ation officielle du P.C.A. sera proclam&#233;e &#224; l'occasion de son premier Congr&#232;s, &#224; Alger, le 4 juillet 1936. Le P.C.A. demeure cependant sous la tutelle du Parti communiste fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dissous par le gouvernement Daladier &#224; la fin de 1939, le P.C.A. se reconstituera clandestinement en 1940. Ses militants emprisonn&#233;s seront lib&#233;r&#233;s en 1943, mais La Lutte sociale ne sera pas autoris&#233;e &#224; repara&#238;tre. Elu premier secr&#233;taire en 1946 (lors du dernier Congr&#232;s du Parti), Amar Ouzegane sera exclu fin 1948, apr&#232;s avoir &#233;t&#233; remplac&#233; d&#232;s 1947 (au 3&#034; Congr&#232;s) par Larbi Bouhal&#238;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;8, Le mouvement syndical alg&#233;rien, &#224; partir de 1920, suivra un cours analogue &#224; celui du Parti communiste. La C.G.T. unitaire (C.G.T.U.), s&#233;par&#233;e alors de la C.G.T., a pour mot d'ordre &#171; classe contre classe &#187; et r&#233;clame l'ind&#233;pendance de l'Alg&#233;rie. Les syndicats recherchent l'adh&#233;sion des travailleurs alg&#233;riens mais, selon la loi coloniale, les directions des f&#233;d&#233;rations d'industrie, des unions locales ou des syndicats sont entre les mains des Europ&#233;ens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1936 voit un intense mouvement de gr&#232;ves qui entra&#238;ne des augmentations de salaires, des lois sociales, la reconnaissance de la libert&#233; syndicale et de la libert&#233; de r&#233;union, enfin la suppression du code de l'indig&#233;nat dans ses aspects r&#233;pressifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La C.G.T. sous tutelle fran&#231;aise se transforme plus tard en Union g&#233;n&#233;rale des Syndicats alg&#233;riens (U.G.S.A.), autonome, qui, en 1956, verra tous ses militants alg&#233;riens rejoindre en masse l'U.G.T.A., la centrale ouvri&#232;re fond&#233;e par le F.L.N (...)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Mohamed Lebjaoui&lt;br class='autobr' /&gt;
V&#233;rit&#233;s sur la revolution alg&#233;rienne&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>Restructurer l'Alg&#233;rie : Une capitale pour l'Alg&#233;rie alg&#233;rienne</title>
		<link>https://www.nedjma.org/Restructurer-l-Algerie-Une-capitale-pour-l-Algerie-algerienne</link>
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		<dc:creator>Nedjma Institute</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Un des volets du changement est le b&#226;timent. Pour construire dans le &#171; bled &#187;, il convient d'&#233;tudier des mod&#232;les d'habitats adapt&#233;s &#224; nos m&#339;urs et aux familles nombreuses. Construire dans les villes ne r&#233;sout pas le probl&#232;me de l'habitat. On est dans un cercle vicieux. L'exode de la campagne vers la ville est tel que plus on construit, plus il faut construire. Les &#171; bidonvilles &#187; se reconstruisent d&#232;s qu'ils sont d&#233;truits. La bonne solution consiste &#224; maintenir les populations rurales sur (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nedjma.org/-Independance-de-l-Algerie-" rel="directory"&gt;Ind&#233;pendance de l'Alg&#233;rie &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un des volets du changement est le b&#226;timent. Pour construire dans le &#171; bled &#187;, il convient d'&#233;tudier des mod&#232;les d'habitats adapt&#233;s &#224; nos m&#339;urs et aux familles nombreuses. Construire dans les villes ne r&#233;sout pas le probl&#232;me de l'habitat. On est dans un cercle vicieux. L'exode de la campagne vers la ville est tel que plus on construit, plus il faut construire. Les &#171; bidonvilles &#187; se reconstruisent d&#232;s qu'ils sont d&#233;truits. La bonne solution consiste &#224; maintenir les populations rurales sur leurs terres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; leur niveau qu'il faut d&#233;truire le &#171; gourbi &#187; et le remplacer par une maison salubre. &#201;videmment, cela appelle la solution d'autres probl&#232;mes, celui de l'&#233;cole pour les enfants, de l'eau pour la maison, de l'hygi&#232;ne pour tous. L'&#201;tat doit s'y attacher. Dans ce m&#234;me cadre du b&#226;timent, j'avais sugg&#233;r&#233; &#224; Ben Bella, &#224; l'&#233;poque o&#249; j'occupais le fauteuil de la pr&#233;sidence de l'Assembl&#233;e Nationale Constituante, la construction d'une nouvelle capitale. Je pense, en effet, que &#171; l'Alg&#233;rie Alg&#233;rienne &#187; n'est plus celle des Turcs et des Fran&#231;ais. Alger est une ville qui est entr&#233;e dans l'histoire avec la piraterie turque en M&#233;diterran&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une ville p&#233;riph&#233;rique, trop &#233;loign&#233;e des habitants de l'int&#233;rieur. L'Alg&#233;rie fran&#231;aise a donn&#233; &#224; la ville un grand d&#233;veloppement, parce que dans son optique, la mer &#233;tait une fronti&#232;re. L'ennemi &#233;tait &#224; l'int&#233;rieur. Apr&#232;s, le d&#233;veloppement du vignoble dans la Mitidja, Alger est devenue la ville des vins. Pour nous, le probl&#232;me est diff&#233;rent. D'abord Alger est une ville vuln&#233;rable. Elle est ind&#233;fendable contre un ennemi venant de la mer. Or,.en cas de guerre, si elle est investie, l'Alg&#233;rie en sera d&#233;capit&#233;e. De ce point de vue, la capitale devrait &#234;tre s&#233;par&#233;e de la mer par la cha&#238;ne tellienne. Une capitale moderne devrait &#234;tre &#233;difi&#233;e, derri&#232;re le Sakamoudi, dans le triangle Ain Bessem, Msila, Sour el Ghozlane. Cette capitale serait par ailleurs celle du mouton, du bl&#233;, du figuier, de l'olivier, du dattier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle serait beaucoup plus accessible aux habitants. Elle pour rail servir de point de d&#233;part &#224; un nouveau r&#233;seau d'autoroutes, de lignes de chemin de fer. Pour r&#233;tablir le pays, il suffit d'avoir la foi et l'enthousiasme. L'Alg&#233;rie alg&#233;rienne requiert toutes les bonnes volont&#233;s, toutes les &#233;nergies, et le d&#233;vouement d&#233;sint&#233;ress&#233; des citoyens. Notre jeunesse a la chance exceptionnelle de pouvoir vivre libre dans un pays libre. Si tel est son d&#233;sir. Elle a la responsabilit&#233; de fa&#231;onner &#224; son gr&#233; l'Alg&#233;rie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment financer un tel programme ? En c&#233;dant en toute propri&#233;t&#233; aux locataires la propri&#233;t&#233; b&#226;tie devenue vacante &#224; la suite du d&#233;part massif des europ&#233;ens. Il suffit de transformer le loyer actuel en loyer vente, en donnant la priorit&#233; aux anciens combattants et aux d&#233;sh&#233;rit&#233;s. Les wilayas se d&#233;barrasseraient d'une gestion qui les d&#233;tourne, depuis 1962, des t&#226;ches les plus importantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du m&#234;me coup, l'op&#233;ration sauverait le capital b&#226;ti qui se l&#233;zarde et se d&#233;t&#233;riore chaque jour davantage. Alger devient une immense &#171; poubelle &#187;, les rues sont des bourbiers. Personne n'est responsable de rien. Cela changerait si chaque propri&#233;taire veillait &#224; l'entretien et la s&#233;curit&#233; de sa propre maison. Quoiqu'il en soit, le syst&#232;me pratiqu&#233; actuellement repose sur le favoritisme. Les walis attribuent les appartements vacants &#224; leurs &#171; petits copains &#187; et aux grands du r&#233;gime. M&#234;me proc&#233;d&#233; lorsqu'il s'agit de l'autorisation &#224; b&#226;tir. Les espaces verts, si n&#233;cessaires aux grandes cit&#233;s, disparaissent. Aucun jardin d'enfants, aucun square, aucun jardin public n'a &#233;t&#233; envisag&#233; &#224; Alger depuis l'ind&#233;pendance. Les espaces verts sont, dit on, les poumons de la Cit&#233;. Il faut croire que les grandes cit&#233;s de l'Alg&#233;rie sont condamn&#233;es &#224; l'asphyxie, au surpeuplement et &#224; la salet&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Ferhat Abbas&lt;br class='autobr' /&gt;
Demain se l&#232;vera le jour &lt;br class='autobr' /&gt;
( p.p 77 78 79 )&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Quand Boumedi&#232;ne confisque le ballon</title>
		<link>https://www.nedjma.org/Quand-Boumediene-confisque-le-ballon</link>
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		<dc:creator>Nedjma Institute</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#9632; Un des grands chantiers du d&#233;funt Houari Boumedi&#232;ne, m&#234;me s'il a &#233;t&#233; quelque peu &#233;clips&#233; par les autres grandes t&#226;ches d'&#233;dification, a &#233;t&#233; sans conteste la r&#233;forme sportive, initi&#233;e en 1977. Au milieu des ann&#233;es 1970, le sport en Alg&#233;rie battait largement de l'aile et les r&#233;sultats internationaux de diff&#233;rentes s&#233;lections &#233;taient tr&#232;s al&#233;atoires, souvent m&#233;diocres. Les clubs dits &#8220;civil&#8221; &#233;taient structurellement d&#233;faillants et les moyens manquaient largement. Toute l'organisation du sport (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nedjma.org/-Independance-de-l-Algerie-" rel="directory"&gt;Ind&#233;pendance de l'Alg&#233;rie &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#9632; Un des grands chantiers du d&#233;funt Houari Boumedi&#232;ne, m&#234;me s'il a &#233;t&#233; quelque peu &#233;clips&#233; par les autres grandes t&#226;ches d'&#233;dification, a &#233;t&#233; sans conteste la r&#233;forme sportive, initi&#233;e en 1977. Au milieu des ann&#233;es 1970, le sport en Alg&#233;rie battait largement de l'aile et les r&#233;sultats internationaux de diff&#233;rentes s&#233;lections &#233;taient tr&#232;s al&#233;atoires, souvent m&#233;diocres. Les clubs dits &#8220;civil&#8221; &#233;taient structurellement d&#233;faillants et les moyens manquaient largement. Toute l'organisation du sport en Alg&#233;rie &#233;tait interpell&#233;e sans que l'autorit&#233; politique ne trouve le moyen de pallier l'obsolescence qui frappait la plupart des disciplines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nos &#233;quipes nationales mal &#233;quip&#233;es et mal pr&#233;par&#233;es ne parvenaient pas &#224; atteindre le niveau international et &#233;taient souvent &#233;limin&#233;es pr&#233;matur&#233;ment des grandes comp&#233;titions, ce qui portait un coup s&#233;v&#232;re au moral national. Malgr&#233; la vigueur d'une jeunesse talentueuse qui a eu &#224; le d&#233;montrer deux ann&#233;es auparavant lors des Jeux m&#233;diterran&#233;ens d'Alger 1975, la pratique sportive dite de masse, et donc tout &#224; fait amateure si ch&#232;re au mod&#232;le socialiste, d&#233;clinait &#224; telle enseigne qu'elle n'avait plus aucun attrait dans la vie quotidienne des Alg&#233;riens. Un fait spectaculaire intervenu au milieu de l'ann&#233;e 1977 allait toutefois remettre en cause les choses et pousser le pouvoir politique &#224; pr&#233;cipiter la r&#233;organisation du sport national. Le 19 Juin 1977, au stade du 5 Juillet d' Alger, &#224; la finale de la coupe d'Alg&#233;rie entre la JS Kabylie et le NA Hussein Dey, l'hymne national est copieusement siffl&#233; par les supporters kabyles en pr&#233;sence du pr&#233;sident Houari Boumedi&#232;ne et des membres de son gouvernement. D&#232;s les jours suivants, le d&#233;funt pr&#233;sident, sans doute marqu&#233; par cet incident qui risquait, selon l'une de ses confidences, de mettre &#224; mal la coh&#233;sion nationale, sollicitera un coll&#232;ge d'experts pour analyser la situation et proposer des solutions pour d&#233;passionner l'atmosph&#232;re sportive et remettre le sport sur les rails du progr&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une exp&#233;rience originale et tout &#224; fait in&#233;dite se concoctera en &#233;t&#233; dans des bureaux de la pr&#233;sidence de la R&#233;publique, avant que ne soit effectu&#233; un large remaniement minist&#233;riel d&#232;s la rentr&#233;e de septembre, qui verra l'inamovible ministre de la Jeunesse et des Sports de l'&#233;poque Abdellah Fadhel (1965- 1977) c&#233;der sa place &#224; un jeune diplomate du nom de Djamel Houhou. Au premier Conseil des ministres de septembre, le ton est donn&#233; : le sport alg&#233;rien conna&#238;tra une r&#233;forme en profondeur. Cette d&#233;cision vient &#224; point nomm&#233; pour bouleverser compl&#232;tement des structures surann&#233;es, une pratique &#224; bout de souffle atteinte partiellement par le chauvinisme, la manipulation et les calculs clubards &#233;triqu&#233;s. Un communiqu&#233; fleuve du Conseil des ministres indiquait les mesures suivantes : Les associations auront une nature statutaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elles seront scind&#233;es en deux parties : l'Association sportive communale dite de type amateur (A.S.C.) et l'Association sportive de performance (A.S.P.) qui int&#233;ressera les clubs de l'&#233;lite. Les associations sportives communales formeront la composante du sport dit de masse. Elles seront prises en charge par les APC ou, pour certaines d'entres elles, par des structures &#233;tatiques de diff&#233;rents secteurs (sant&#233;, justice, douane, universit&#233;, entreprises publiques moyennes, etc.). Les autres clubs hupp&#233;es de la division participeront &#224; une comp&#233;tition d'&#233;lite et se pareront du statut d'association de performance form&#233;es d'athl&#232;tes dits de performance. Les sportifs qui s'y affirmeront, (notamment au niveau des &#233;quipes nationales) se verront d&#233;cerner le statut d'athl&#232;tes de haute performance et se verront leurs &#233;moluments relev&#233;s. Les ASP seront ainsi parrain&#233;es par les plus grandes soci&#233;t&#233;s nationales, telles que Sonatrach, la Soci&#233;t&#233; nationale de sid&#233;rurgie (SNS), la Soci&#233;t&#233; &#233;lectronique Sonacat, la CNAN, etc. Comme il n'existait pas en ce temps l&#224; de primes &#224; la signature de la licence et que les effectifs des clubs &#233;taient assez correctement stabilis&#233;s, les athl&#232;tes &#233;taient int&#233;gr&#233;s &#224; l'entreprise et y b&#233;n&#233;ficiaient d'une formation professionnelle ad&#233;quate, afin de jouir d'un profil de carri&#232;re en vue de les rassurer sur leur avenir. Il est &#233;vident qu'avec la force financi&#232;re colossale dont se caract&#233;risaient les grandes soci&#233;t&#233;s nationales, monopolistiques de leur secteur d'activit&#233;, les budgets des clubs devenaient cons&#233;quents et &#233;taient g&#233;r&#233;s par des cadres de l'entreprise, nouveaux dirigeants &#224; la comp&#233;tence incontestable. Le plus douloureux dans cette op&#233;ration d'envergure fut le changement partiel de sigle de tous les clubs dits civils. Sous la houlette d'une centralisation du pouvoir au sein du minist&#232;re de la Jeunesse et des Sports, celui-ci allait d'autorit&#233; d&#233;naturer le siglage et le rendre conforme avec son nouveau &#8220;logeur&#8221;, &#224; savoir la soci&#233;t&#233; nationale de parrainage. Il y &#233;tait notamment fait interdiction de se d&#233;clarer ou de faire r&#233;f&#233;rence &#224; une r&#233;gion donn&#233;e. Des d&#233;nominations franchement &#224; la limite du farfelu allaient na&#238;tre comme la jeunesse sportive Kawkabi (JSK), Mouloudia des p&#233;troliers d'Alger (MPA, ex MCA), Raed Solb de Kouba (RSK, ex RCK), Jil Sakakine Bordj Menaiel (JSBM), Milaha Athletic d'hussein Dey (Mahd, ex Nahd ), union sportive de la kahraba d'Alger (USKA, ex USMA) et on en passe &#8230; Une nette d&#233;saffection du public se fait imm&#233;diatement ressentir, ce qui a pour effet de d&#233;passionner la comp&#233;tition et de permettre aux clubs de mieux &#234;tre en phase avec des actions de formation puisqu'il &#233;tait fait obligation aux ASP d'ouvrir des &#233;coles de sport (chaque association de performance avait en charge plusieurs disciplines) et de consentir un meilleur investissement aux jeunes cat&#233;gories. Une saison plus tard, &#224; la faveur des r&#233;sultats encourageants que commen&#231;ait &#224; g&#233;n&#233;rer cette politique, le public reprendra le chemin des enceintes sportives. C'&#233;tait le d&#233;but de la p&#233;riode dor&#233;e du sport national. En 1978, l'Alg&#233;rie survolera des Jeux africains relev&#233;s qu'elle a eu a organiser sur son sol. Des performances qu'elle confirmera un an plus tard aux Jeux m&#233;diterran&#233;ens de Split.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le football en a &#233;t&#233; l'hirondelle (troisi&#232;me place apr&#232;s avoir fait sensation en demi-finale face &#224; la Yougoslavie). Puis nos footballeurs &#224; la l&#233;gende naissante s'en iront &#233;triller la redoutable &#233;quipe du Maroc &#224; Casablanca (5 buts &#224; 1 puis 3 &#224; 0 &#224; Alger) dans un match m&#233;morable qui intervenait dans un contexte particulier (absence de relations diplomatiques suite &#224; l'affaire du Sahara occidental). Du jamais-vu jusque-l&#224;. Le football fort d'un amalgame de joueurs jeunes et talentueux et de moins jeunes ira de victoire en victoire (Coupes d'Afrique, bonne tenue en Coupe du monde 1982 et 1986 ). Les autres disciplines n'&#233;taient pas en reste puisque tant le handball (cinq couronnes africaines cons&#233;cutives) que la boxe ou l'athl&#233;tisme pour ne citer que ceux-l&#224; conna&#238;tront leurs heures de gloire. Entre-temps, Houari Boumediene n'&#233;tait plus l&#224; pour r&#233;colter les fruits d'une r&#233;volution sportive qui a redonn&#233; sa fiert&#233; au peuple alg&#233;rien, que ce soit au niveau continental qu'international. Les jeunes journalistes que nous &#233;tions &#224; l'&#233;poque se transformaient en conf&#233;renciers d'occasion, lors des manifestations internationales ou dans des centres de presse &#224; l'&#233;tranger, assaillis par la curiosit&#233; des confr&#232;res maghr&#233;bins et africains qui voulaient conna&#238;tre la cl&#233; de la r&#233;ussite du sport alg&#233;rien. D&#233;charg&#233; des pesanteurs n&#233;gatives, fort d'une volont&#233; politique &#224; toute &#233;preuve et de la couverture des moyens de l'Etat, la reforme sportive a donn&#233; des fruits d&#233;licieux durant la d&#233;cennie 80. Cette politique sera malheureusement abandonn&#233;e au lendemain des &#233;meutes d'Octobre &#224; cause d'une r&#233;orientation de la politique &#233;conomique nationale sous Chadli Bendjedid sonnant du coup le d&#233;clin du sport national.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les soci&#233;t&#233;s d&#233;structur&#233;es et en pleine difficult&#233; allaient se s&#233;parer progressivement des clubs les abandonnant &#224; leur sort. Le sport alg&#233;rien rentrera d&#232;s lors dans un long tunnel duquel il n'est pas sorti &#224; ce jour.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Omar Kharoum&lt;br class='autobr' /&gt;
EL Watan&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>Pour une Alg&#233;rie r&#233;publicaine</title>
		<link>https://www.nedjma.org/Pour-une-Algerie-republicaine</link>
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		<dc:creator>Nedjma Institute</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Lorsqu'on t&#233;moigne devant les responsables d'un pays, la seule valeur du t&#233;moignage est la sinc&#233;rit&#233;. &#171; Ne cachez pas votre t&#233;moignage, dit le Coran ; quiconque le cache se rend coupable &#224; l'&#233;gard de Dieu. &#187; En la circonstance, je n'ai rien &#224; cacher. Je dis ce &#224; quoi je crois. Je n'appartiens pas &#224; la cat&#233;gorie des &#171; hyst&#233;riques &#187; du nationalisme, ni &#224; celle de ceux qui pratiquent le &#171; nationalisme du tube digestif &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Avant d'&#234;tre alg&#233;rien, je suis musulman. Le nationalisme d&#233;pend du (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nedjma.org/-Independance-de-l-Algerie-" rel="directory"&gt;Ind&#233;pendance de l'Alg&#233;rie &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Lorsqu'on t&#233;moigne devant les responsables d'un pays, la seule valeur du t&#233;moignage est la sinc&#233;rit&#233;. &#171; Ne cachez pas votre t&#233;moignage, dit le Coran ; quiconque le cache se rend coupable &#224; l'&#233;gard de Dieu. &#187; En la circonstance, je n'ai rien &#224; cacher. Je dis ce &#224; quoi je crois. Je n'appartiens pas &#224; la cat&#233;gorie des &#171; hyst&#233;riques &#187; du nationalisme, ni &#224; celle de ceux qui pratiquent le &#171; nationalisme du tube digestif &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant d'&#234;tre alg&#233;rien, je suis musulman. Le nationalisme d&#233;pend du hasard de la naissance. La foi religieuse requiert le combat int&#233;rieur, le doute et l'adh&#233;sion consciente et raisonn&#233;e. Etre musulman alg&#233;rien pose des probl&#232;mes. Notre peuple ne semble pas pr&#234;t &#224; vivre en son temps, En 1962, il venait d'arracher son ind&#233;pendance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il laissa perdre sa libert&#233;. Semblable &#224; un oiseau apprivois&#233;, il se laissa enfermer dans sa cage par une &#171; dynastie &#187; qui apportait avec elle un schisme pseudo -r&#233;volutionnaire. Demain se l&#232;vera le jour En 1965, une nouvelle dynastie, se r&#233;clamant du m&#234;me schisme, chassa la premi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle fortifia les barreaux de la cage et poursuivit son r&#232;gne. Ne nous faisons pas d'illusions. Le changement, le renouveau, ne viendront que d'institutions r&#233;publicaines et lib&#233;rales gr&#226;ce &#224; quoi la cage sera bris&#233;e et notre peuple lib&#233;r&#233; pourra voler de ses propres ailes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Alg&#233;rie s'attaquera alors aux vrais probl&#232;mes : sortir du Moyen-Age et de ses servitudes ; acc&#233;der aux temps modernes par la culture, la science moderne, la technique ; s'armer pour &#233;viter le retour des r&#233;gimes d'oppression d'o&#249; qu'ils viennent ; construire un Maghreb uni pouvant avoir une meilleure vision des probl&#232;mes mondiaux et une plus grande audience internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ao&#251;t 1954, je me trouvais &#224; Paris. Re&#231;u par le ministre de l'int&#233;rieur, M. Fran&#231;ois Mitterrand, je lui ai demand&#233; de faire quelque chose pour &#233;viter le pire. Il me demanda : &#171; Que pouvons-nous faire ? &#187; &#171; Consulter notre peuple par des &#233;lections libres &#187; lui ai-je r&#233;pondu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est la m&#234;me revendication que je formule aujourd'hui aussi solennellement &#224; l'adresse des nouveaux &#171; ma&#238;tres &#187; qui nous gouvernent. Aucune personne, aucun groupe de personnes, aucun parti ne peut se substituer &#224; la volont&#233; g&#233;n&#233;rale librement exprim&#233;e. C'est pourquoi, il faut commencer par le commencement : consulter le peuple. &#192; cet &#233;gard, il faut &#233;lire au suffrage universel libre et direct, une Assembl&#233;e Nationale Constituante. Toutes les opinions pourront s'exprimer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le peuple pourra d&#233;signer les constituants de son choix. N'oublions pas que c'est bien la premi&#232;re fois dans son histoire que l'Alg&#233;rie s'est lib&#233;r&#233;e elle-m&#234;me. &#192; ce titre, se Demain se l&#232;vera le jour donner une constitution de son choix est un droit doublement m&#233;rit&#233;. Aussi bien proposerai-je &#224; l'Assembl&#233;e Constituante ainsi &#233;lue d'interroger le peuple une deuxi&#232;me fois, en lui demandant d'&#233;tablir des sortes de &#171; cahiers de dol&#233;ances &#187;, &#224; l'exemple des cahiers des &#233;tats g&#233;n&#233;raux de 1789 en France, o&#249; tout un chacun consignerait ses propres id&#233;es sur le devenir du pays. Villes, villages, hameaux, hommes, femmes, &#233;tudiants, ouvriers, commer&#231;ants, paysans, feront parvenir &#224; l'Assembl&#233;e dans un d&#233;lai de six mois leurs cahiers de revendications.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces cahiers seront attentivement examin&#233;s par les constituants qui trouveront leur t&#226;che facilit&#233;e. Cette double consultation est n&#233;cessaire &#224; un peuple traumatis&#233; par plus de sept ans de sacrifices, de peur, de silence, de discipline f&#233;roce. Ce peuple a besoin de se d&#233;fouler, de s'exprimer, de revendiquer, de dire ce qu'il a sur le c&#339;ur. Qui, depuis les premiers khalifes &#233;lectifs a demand&#233; aux musulmans d'exprimer leurs conceptions de l'&#233;tat, des institutions, des lois ? La d&#233;mocratie est un apprentissage continuel, une patiente discipline de soi-m&#234;me. C'est &#224; cette d&#233;mocratie qu'il convient d'initier l'Alg&#233;rie&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Ferhat Abbas&lt;br class='autobr' /&gt;
Demain se l&#232;vera le jour&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Politique et la&#239;cit&#233; de Ghaleb Bencheikh</title>
		<link>https://www.nedjma.org/Politique-et-laicite-de-Ghaleb-Bencheikh</link>
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		<dc:creator>Nedjma Institute</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Il ne suffit pas d'affirmer dans une sorte de p&#233;tition de foi que les croyants musulmans peuvent et doivent vivre &#224; l'aise avec leur conviction religieuse dans des soci&#233;t&#233;s s&#233;cularis&#233;es. &lt;br class='autobr' /&gt;
La d&#233;sintrication de la politique d'avec la religion est possible. &lt;br class='autobr' /&gt;
Elle est n&#233;cessaire. Encore faut-il donner &#224; cette affirmation l'assise doctrinale indispensable avec les arguments qui l'&#233;tayent. C'est ce que nous d&#233;velopperons dans les paragraphes qui suivent. L'impact des forces religieuses dans la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nedjma.org/-Debats-contemporains-" rel="directory"&gt;D&#233;bats contemporains&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il ne suffit pas d'affirmer dans une sorte de p&#233;tition de foi que les croyants musulmans peuvent et doivent vivre &#224; l'aise avec leur conviction religieuse dans des soci&#233;t&#233;s s&#233;cularis&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;sintrication de la politique d'avec la religion est possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle est n&#233;cessaire. Encore faut-il donner &#224; cette affirmation l'assise doctrinale indispensable avec les arguments qui l'&#233;tayent. C'est ce que nous d&#233;velopperons dans les paragraphes qui suivent. L'impact des forces religieuses dans la vie des soci&#233;t&#233;s et l'attitude du pouvoir politique &#224; l'&#233;gard de la religion sont des questions cruciales. Elles ont, de tous temps, conserv&#233; leur importance capitale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce sens que l'interf&#233;rence de l'ordre religieux dans le champ politique et la politisation des syst&#232;mes de croyances demeurent un des probl&#232;mes majeurs auxquels ont toujours &#233;t&#233; confront&#233;es les soci&#233;t&#233;s humaines. Depuis que celles-ci ont commenc&#233; &#224; trouver du liant pour maintenir la coh&#233;sion du groupe dans ce qui les d&#233;passe, elles ont tenu &#224; gouverner et se faire administrer au nom d'un sacr&#233; qui les consacre. L'issue r&#233;side, donc, dans la dissociation du religieux d'avec le politique dans l'organisation de la Cit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans cet ordre d'id&#233;es que la th&#233;ologie doit reconna&#238;tre la validit&#233; d'une pens&#233;e politique et sa pertinence. Elle n'aura plus &#224; maintenir fig&#233;es les consciences croyantes dans une conception du monde &#233;cul&#233;e, tourn&#233;e exclusivement vers le Ciel. Aussi, la recherche de solutions politiques ayant comme vis&#233;e ultime la conduite d'une &#171; vie bonne &#187;, comme l'auraient formul&#233;e les Grecs, ne sera-t-elle pas une activit&#233; r&#233;flexive incongrue jug&#233;e &#171; impie &#187;. Et, qu'est-ce qu'une vie bonne ? Ce sera une vie r&#233;ussie pour soi, utile pour autrui. On peut y parvenir sans la forte pr&#233;gnance de l'omnipr&#233;sent et &#233;touffant discours religieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La modernisation des soci&#233;t&#233;s est tributaire de l'&#233;volution religieuse sur les sujets fondamentaux du rapport &#224; la chose publique. Le progr&#232;s est au prix de la d&#233;connexion de l'imp&#233;ratif politique du commandement religieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De ce point de vue, et contrairement &#224; ce que laisse croire une focalisation exag&#233;r&#233;e sur les th&#232;ses islamistes radicales qui ont pollu&#233; le d&#233;bat et ont contribu&#233; &#224; penser l'islam en termes de singularit&#233;, d'exception et d'un tout irr&#233;m&#233;diablement vou&#233; &#224; la fatalit&#233; d'un archa&#239;sme structurel ind&#233;passable, il existe bel et bien une pens&#233;e construite traitant de ces th&#232;mes prioritaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son tort est de n'avoir pas su se faire voir ni entendre. Parce que l'int&#233;r&#234;t port&#233; &#224; ces questions essentielles s'est manifest&#233; aussi bien &#224; travers l'histoire que durant ces derni&#232;res d&#233;cennies. En m&#234;me temps, nous reconnaissons que l'&#233;laboration de cette pens&#233;e politique demeure encore assez peu prise en consid&#233;ration, dans ses implications, en tant qu'une science autonome.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle accuse un certain d&#233;phasage par rapport aux r&#233;elles aspirations des peuples musulmans &#224; accompagner le train actif des avanc&#233;es d&#233;mocratiques, de l'&#233;tat de droit et des r&#233;formes des cadres institutionnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ghaleb Bencheikh&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Petit manuel pour un Islam &#224; la mesure des hommes&lt;br class='autobr' /&gt;
Ghaleb Bencheikh&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Les fils de la Toussaint ( 2 )</title>
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		<dc:creator>Nedjma Institute</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Pour comprendre comment certains hommes de valeur qui vont jouer un r&#244;le essentiel dans la pr&#233;paration de cette r&#233;volution, de cette guerre d'Alg&#233;rie, en sont arriv&#233;s &#224; l'action arm&#233;e, il est n&#233;cessaire de retracer l'histoire de leurs d&#233;ceptions, de leurs rancunes, car aucun d'eux n'est &#171; n&#233; r&#233;volutionnaire &#187;. Pour la plupart, &#224; un moment de leur vie, ils ont d&#233;sir&#233; passionn&#233;ment &#234;tre fran&#231;ais, en avoir les devoirs et les droits. Beaucoup ont fait la guerre 1939-1945 avec h&#233;ro&#239;sme. Il y a (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nedjma.org/-Histoire-coloniale-" rel="directory"&gt;Histoire coloniale &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour comprendre comment certains hommes de valeur qui vont jouer un r&#244;le essentiel dans la pr&#233;paration de cette r&#233;volution, de cette guerre d'Alg&#233;rie, en sont arriv&#233;s &#224; l'action arm&#233;e, il est n&#233;cessaire de retracer l'histoire de leurs d&#233;ceptions, de leurs rancunes, car aucun d'eux n'est &#171; n&#233; r&#233;volutionnaire &#187;. Pour la plupart, &#224; un moment de leur vie, ils ont d&#233;sir&#233; passionn&#233;ment &#234;tre fran&#231;ais, en avoir les devoirs et les droits. Beaucoup ont fait la guerre 1939-1945 avec h&#233;ro&#239;sme. Il y a des croix de guerre et des m&#233;dailles militaires sur la poitrine de beaucoup d'entre ceux qui chasseront la France d'Alg&#233;rie. Ils le feront souvent avec cruaut&#233; comme on le fait avec une ma&#238;tresse apr&#232;s laquelle on a trop soupir&#233;, qui a trop demand&#233; et qu'un jour on se prend &#224; ha&#239;r. 1945. Cela peut &#234;tre la chance que les musulmans attendent depuis toujours. La guerre se termine. Un monde nouveau va na&#238;tre, croit-on. Beaucoup d'Arabes, de Kabyles ont fait la guerre : l'Italie, la France, l'Allemagne m&#234;me. Ils reviennent maintenant. Et ils racontent. Au milieu des balles, de la mitraille, des attaques furieuses o&#249; ils se sont conduits comme des h&#233;ros &#8212; &#224; tel point que le mar&#233;chal Juin les appelle : &#171; Ces furieux qui, s'ils ne savent pas lire, n'en ont que plus le combat dans les veines &#187; &#8212; ils ont d&#233;couvert la fraternit&#233; des champs de bataille. Avec des Europ&#233;ens ! Les tirailleurs alg&#233;riens ont &#233;t&#233; accueillis avec enthousiasme lors de la lib&#233;ration de la patrie. On les a f&#234;t&#233;s, embrass&#233;s, on leur a m&#234;me donn&#233; des fleurs. La moisson de m&#233;dailles et le chiffre des pertes montrent l'ampleur du sacrifice, la vaillance et la fid&#233;lit&#233; &#224; la France. Ils ont aussi d&#233;couvert qu'on pouvait les respecter tout comme les autres. L&#224;-bas ils ont trouv&#233; ce qu'ils recherchaient depuis toujours : la dignit&#233;. Et &#224; longueur de soir&#233;e, chez eux, au caf&#233; maure, les coudes appuy&#233;s sur les petites tables poisseuses, ils racontent. Ils enjolivent peut-&#234;tre un peu. Mais l'essentiel y est. Dans le bled, dans les douars qu'ils ont regagn&#233;s, ils font figure de h&#233;ros. Mais ils ne ressemblent pas &#224; ceux de 1914 qui n'ont plus quitt&#233; leurs m&#233;dailles ternies &#233;pingl&#233;es sur le burnous, &#224; ceux qui se sont un peu trop tourn&#233;s vers les colons, vers les Europ&#233;ens, qui sont devenus ca&#239;ds ou khodjas. Eux ils sont jeunes et veulent retrouver dans leur Alg&#233;rie cette drogue &#224; laquelle ils ont go&#251;t&#233; en Europe : la libert&#233;, l'&#233;galit&#233;. Sur ce point le retour au pays est d&#233;cevant. Rien n'a chang&#233;. Au contraire. Ce qu'ils d&#233;couvrent les atterre. Messali Hadj est en exil, quelque part en Afrique &#224; ce que l'on dit. Et c'est Ferhat Abbas qui cristallise autour de ses amis du Manifeste toutes les aspirations nationalistes. Le P.P.A. de Messali, interdit depuis 1939, vit toujours clandestinement. La plupart de ses membres ont adh&#233;r&#233; aux Amis du Manifeste. Les services de renseignements signalent ce noyautage du rassemblement de Ferhat Abbas par le P.P.A. clandestin. Les Europ&#233;ens, eux, pensent qu'il est temps d'&#233;touffer ce regain de &#171; nationalisme &#187; venu d'outre M&#233;diterran&#233;e. Il est temps que tout redevienne normal. Ils ont tr&#232;s sinc&#232;rement bonne conscience. De quoi se plaint l'Arabe ? Quand on voit ce qu'on a fait pour lui ! C'est l'&#233;ternel refrain : &#171; Vous savez, la plupart ne se plaignent pas. Ce sont surtout ces agitateurs, les Messali &#8212; encore que celui-ci soit un exalt&#233; pas bien dangereux &#8212; les Ferhat Abbas &#8212; celui-l&#224; sous ses airs doucereux est certainement le pire &#8212; qui excitent les Arabes. On ne devrait pas les laisser faire. On est d'une faiblesse ! Parce que les Arabes qui travaillent sont heureux. Voyez chez nous les ouvriers agricoles, mon gardien, mes fatmas qui s'occupent de la maison, ils ne se plaignent pas. Ils me sont fid&#232;les et ils m'aiment tous. D'abord, ici ils ont tout ce qu'il faut. Moi je les paye comme il faut. Ils ont l'h&#244;pital, certaines assurances. Ils sont presque comme nous. Et c'est tout de m&#234;me nous qui leur avons apport&#233; le progr&#232;s : les routes, l'eau, la mise en valeur de la terre. Voyez ici, toute ma propri&#233;t&#233; de la Mitidja ; eh bien ! avant que les Fran&#231;ais arrivent, c'&#233;tait des mar&#233;cages. Non, croyez-moi, ils sont heureux. Ce sont d'ailleurs de braves gens mais il ne faut pas laisser les meneurs les contaminer. Puis il faut que nous regagnions notre prestige. Il en a pris un coup depuis 1940. Vous savez, les Arabes, je les connais bien, ne respectent que le vainqueur. Celui qui a du prestige. Qui tient le b&#226;ton, quoi ! &#187; Il faut bien dire que depuis 1940 le prestige du Fran&#231;ais d'Alg&#233;rie est en baisse. Pourtant il a tout fait pour se trouver du c&#244;t&#233; du plus fort, lui aussi. En 1940 il est loin de l'occupant allemand, n'en subit pas le contact, ne souffre pas de sa pr&#233;sence. Alors c'est &#224; bras ouverts qu'il accueille la politique du bon vieillard qui s'est sacrifi&#233; pour la France. Lui au moins prend les mesures qu'on aurait d&#251; prendre depuis longtemps. Les juifs redeviennent des juifs. Ils n'ont jamais &#233;t&#233; des Fran&#231;ais comme lui. M&#234;me si Cr&#233;mieux en a d&#233;cid&#233; ainsi en octobre 1870. Les haines, les clans, les jalousies travaillent le Fran&#231;ais d'Alg&#233;rie partisan depuis toujours d'un ordre bien &#233;tabli, ouvert aux id&#233;es fascistes de l'&#201;tat fort, tenant bien en main les minorit&#233;s. Nulle part en France ou dans l'Empire la propagande du Mar&#233;chal ne recevra meilleur accueil. Le &#171; fer &#224; repasser &#187;, comme on appela l'insigne de la l&#233;gion, fleurit &#224; la boutonni&#232;re de tous les gens &#171; respectables &#187;. Les affiches de propagande envahissent les murs &#8212; une habitude qu'on ne perdra jamais en Alg&#233;rie &#8212; partout le portrait du bon Mar&#233;chal offre sa t&#234;te de grand-papa protecteur de l'ordre. Humain mais ferme. On aime &#231;a en Alg&#233;rie. Les Arabes ne bougent pas. Ils font leur travail, c'est tout ce qu'on leur demande m&#234;me si ce Ferhat Abbas s'adresse directement au chef de l'&#201;tat pour lui proposer un plan d'&#233;mancipation des Alg&#233;riens, l'&#233;galit&#233; de la loi pour tous. Heureusement que le Mar&#233;chal sait les r&#233;ponses vagues qu'il faut donner &#224; ces &#171; illumin&#233;s &#187;....&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Yves Courri&#232;re &lt;br class='autobr' /&gt;
Les fils de la Toussaint &lt;br class='autobr' /&gt;
pp. 42-43-44-45&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les fils de la Toussaint de Yves Courri&#232;re ( 1 )</title>
		<link>https://www.nedjma.org/Les-fils-de-la-Toussaint-de-Yves-Courriere-1</link>
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		<dc:creator>Nedjma Institute</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Krim Belkacem a pris le maquis. Il a vingt-cinq ans. Commence alors une des aventures les plus extraordinaires de la guerre d'Alg&#233;rie qui conduira le fils du ca&#239;d d'un douar perdu de Kabylie &#224; la table de conf&#233;rence d'Evian o&#249;, quinze ans plus tard, repr&#233;sentant le peuple alg&#233;rien, il signera les accords et le cessezle-feu... Krim Belkacem devient une figure de la Kabylie. Sans rel&#226;che il parcourt le djebel, tentant de politiser la masse kabyle. Il est nomm&#233; chef de r&#233;gion du P.P.A. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nedjma.org/-Histoire-coloniale-" rel="directory"&gt;Histoire coloniale &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Krim Belkacem a pris le maquis. Il a vingt-cinq ans. Commence alors une des aventures les plus extraordinaires de la guerre d'Alg&#233;rie qui conduira le fils du ca&#239;d d'un douar perdu de Kabylie &#224; la table de conf&#233;rence d'Evian o&#249;, quinze ans plus tard, repr&#233;sentant le peuple alg&#233;rien, il signera les accords et le cessezle-feu... Krim Belkacem devient une figure de la Kabylie. Sans rel&#226;che il parcourt le djebel, tentant de politiser la masse kabyle. Il est nomm&#233; chef de r&#233;gion du P.P.A. clandestin, recueille les cotisations, entreprend un programme d'&#233;ducation politique de la population. Il est infatigable. Il fait des rapports sur l'&#233;tat d'esprit du peuple, sur ses r&#233;actions &#224; chaque &#233;v&#233;nement important. En m&#234;me temps il commence une pr&#233;paration psychologique au &#171; coup dur &#187;. &#171; Si &#231;a se d&#233;clenche, dit-il aux hommes, &#234;tes-vous pr&#234;ts &#224; y aller ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les nouvelles recrues sont de plus en plus nombreuses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La bande rebelle de Krim Belkacem impressionne la population, galvanise les jeunes. Car Krim n'est plus tout seul, un sergent de l'arm&#233;e fran&#231;aise, Omar Ouamrane, l'a rejoint, puis bien d'autres. Ouamrane devient son lieutenant. Us sont tous deux de taille moyenne. Krim a le front large, les yeux per&#231;ants, le visage plein. Sa vitalit&#233; et la Sten qu'il tient toujours sous sa veste lui donnent un grand prestige. Il sait aussi parler &#224; la population, convaincre, donner confiance. Ouamrane, lui, ce n'est pas pareil, il fait peur. Il a un visage large et des m&#226;choires d&#233;mesur&#233;es. Sa force est colossale. On a l'impression d'avoir un bison devant soi. Des petits yeux en amande semblent transpercer, fouiller celui sur qui ils se posent. Ouamrane, avec ses &#233;paules de lutteur, surprend dans ces montagnes kabyles o&#249; les hommes paraissent si fr&#234;les, si secs, malgr&#233; une endurance extraordinaire. Il para&#238;t d&#233;plac&#233;, d'une autre race, venu d'un autre monde. Ouamrane, c'est une demi-douzaine de ces Kabyles, avec une seule t&#234;te. Enorme. Un bulldozer. Les autorit&#233;s s'inqui&#232;tent de l'activit&#233; de la bande. On va cr&#233;er des milices kabyles qui les traqueront avec l'aide des ca&#239;ds et de leurs prot&#233;g&#233;s. Puisque la population soutient ces hors-la-loi, tant pis pour elle. Perquisitions, arrestations, interrogatoires se succ&#232;dent. En vain. Krim court toujours et plus que jamais. Et la population des douars de cette partie de la Kabylie fait connaissance, avant l'heure, avec ce que sera la vie atroce de l'Alg&#233;rien moyen, du fellah, pendant la guerre d'Alg&#233;rie. La population a peur. Krim semblait bien sympathique, bien s&#251;r qu'il a raison quand il parle mais il am&#232;ne tous ces ennuis. Les milices qui viennent n'importe quand, les jeunes qui veulent tout cass&#233;, qui veulent partir. L'antagonisme qui a oppos&#233; Krim &#224; son p&#232;re se retrouve dans maintes familles de Kabylie. Le p&#232;re de Belkacem n'est d'ailleurs pas au bout de ses ennuis. On l'a convoqu&#233;. On est brave avec lui. Pour l'instant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Yves Courri&#232;re &lt;br class='autobr' /&gt;
Les fils de la Toussaint&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le colonel Boumediene et le groupe d'Oujda</title>
		<link>https://www.nedjma.org/Le-colonel-Boumediene-et-le-groupe-d-Oujda</link>
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		<dc:date>2025-10-19T13:07:12Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nedjma Institute</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;C'est ce noyau d'Alg&#233;riens n&#233;s au Maroc, qui compte &#224; son actif deux putschs, qui a permis &#224; Boumedi&#232;ne de parvenir &#224; ce destin de chef d'Etat de l'Alg&#233;rie ind&#233;pendante. Houari Boumedi&#232;ne &#233;tait chef de la Wilaya 5 et installa son QG dans la ville marocaine frontali&#232;re avec l'ouest du pays, Oujda. Tout comme Boussouf pour le MALG, Boumedi&#232;ne recruta des alli&#233;s parmi ces Alg&#233;riens du Maroc pour l'&#233;tat-major g&#233;n&#233;ral de l'ALN. Le premier s'en servit pour porter le premier coup de l'arm&#233;e contre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nedjma.org/-Independance-de-l-Algerie-" rel="directory"&gt;Ind&#233;pendance de l'Alg&#233;rie &lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est ce noyau d'Alg&#233;riens n&#233;s au Maroc, qui compte &#224; son actif deux putschs, qui a permis &#224; Boumedi&#232;ne de parvenir &#224; ce destin de chef d'Etat de l'Alg&#233;rie ind&#233;pendante. Houari Boumedi&#232;ne &#233;tait chef de la Wilaya 5 et installa son QG dans la ville marocaine frontali&#232;re avec l'ouest du pays, Oujda. Tout comme Boussouf pour le MALG, Boumedi&#232;ne recruta des alli&#233;s parmi ces Alg&#233;riens du Maroc pour l'&#233;tat-major g&#233;n&#233;ral de l'ALN. Le premier s'en servit pour porter le premier coup de l'arm&#233;e contre les politiques en assassinant Abane Ramdane, et le second y trouva un appui pour porter le deuxi&#232;me coup de force de l'arm&#233;e contre le FLN en s'attaquant au Gouvernement Provisoire de la R&#233;publique Alg&#233;rienne (GPRA).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le groupe d'Oujda est entr&#233; de la sorte par effraction dans l'histoire de l'Alg&#233;rie et il signera, avec Boumedi&#232;ne &#224; sa t&#234;te, l'acte de naissance du r&#233;gime alg&#233;rien. CES ALG&#201;RIENS DU MAROC NOMM&#201;S WASTI Les membres du groupe ou clan d'Oujda sont d&#233;sign&#233;s comme ceux qui sont n&#233;s ou ayant v&#233;cu au Maroc avant 1962. Les &#034;wasti&#034;, en r&#233;f&#233;rence &#224; la position g&#233;ographique de l'Alg&#233;rie au centre du Maghreb, ou encore &#034;deuxi&#232;me francis, fran&#231;ais de seconde cat&#233;gorie&#034;, comme aimaient &#224; les qualifier les Marocains, sont des Alg&#233;riens qui sont n&#233;s au Maroc avant le d&#233;clenchement de la guerre de lib&#233;ration. Apr&#232;s la soumission de l'Emir Abdelkader en 1848, puis la d&#233;faite des soul&#232;vements des Ouled Sidi Echeikh puis de Bouamama, une communaut&#233; alg&#233;rienne s'est install&#233;e dans le pays voisin de l'Ouest. Une autre communaut&#233; enr&#244;l&#233;e quant &#224; elle dans l'arm&#233;e fran&#231;aise pour imposer le protectorat au Maroc y a aussi trouv&#233; asile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une troisi&#232;me migration d'Alg&#233;riens a quant &#224; elle rejoint le Maroc, apr&#232;s 1954 par fuite des repr&#233;sailles de l'arm&#233;e fran&#231;aise. Le clan d'Oujda s'est b&#226;ti toutefois sur la premi&#232;re communaut&#233; d'Alg&#233;riens au Maroc, qui &#233;tait une communaut&#233; de petite bourgeoisie francophone compos&#233;e soit de propri&#233;taires terriens ou d'auxiliaires de l'administration marocaine. Cette derni&#232;re communaut&#233; trouva sa place dans les rangs de l'arm&#233;e, de la s&#233;curit&#233; militaire et du FLN. Le colonel Bencherif estime le nombre d'Alg&#233;riens rentr&#233;s du Maroc en 1962 &#224; pas moins de 10000 hommes. Le travail commenc&#233; par le MALG de Boussouf au milieu des ann&#233;es 1950 a connu une suite avec Boumedi&#232;ne qui introduisit la logique des clans pour acc&#233;der au pouvoir. Entour&#233; d'Ahmed Medeghri, Kaid Ahmed, Cherif Belkacem, Abedlaziz Bouteflika, Boumedi&#232;ne cr&#233;a le groupe d'Oujda. Les &#034;malgaches&#034; de Boussouf se fond&#232;rent dans ce qui est devenu plus tard le clan d'Oujda.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;gionalisme s'est &#233;rig&#233; en r&#232;gle d'appartenance &#224; ce clan. &#034;Mohamed Boukharouba s'affubla d'un nom de guerre qu'il emprunta au saint l&#233;gendaire Boumedi&#232;ne, tr&#232;s connu dans l'Oranie, et du pr&#233;nom de Houari, tr&#232;s r&#233;pandu dans cette m&#234;me r&#233;gion&#8230; dans le r&#233;gionalisme qui s&#233;vissait dans l'arm&#233;e des fronti&#232;res, &#234;tre &#224; la fois, saint et oranais, c'&#233;tait avoir toutes les chances avec soi&#034;(1). Le groupe d'Oujda, sous les commandes de Boumedi&#232;ne et toute l'arm&#233;e des fronti&#232;res, attendait la fin de la guerre de lib&#233;ration qui avait &#233;prouv&#233; les moudjahidines de l'int&#233;rieur du pays dans la lutte contre l'arm&#233;e coloniale pour pouvoir entrer en jeu. Laissant les politiques se charger des n&#233;gociations d'Evian, et apr&#232;s la sortie des cinq historiques de prison, l'&#233;tat-major g&#233;n&#233;ral sous Boumedi&#232;ne trouve le moment propice pour actionner le coup d'Etat contre le GPRA. Pour donner du poids &#224; ce coup de force, il fallait une couverture politique via un des historiques. Seul Ben Bella, anim&#233; aussi par l'amour du pouvoir, accepta l'offre de l'EMG. En l&#233;galistes, A&#239;t Ahmed et Boudiaf refus&#232;rent de cautionner le putsch. &#034;L'arm&#233;e de Boumedi&#232;ne avait un double atout consid&#233;rable : sa force et son unit&#233; favoris&#233;es par un long travail d'endoctrinement. Mais elle n'avait que peu de r&#233;pondants dans la soci&#233;t&#233; alg&#233;rienne et son leadership &#233;tait rejet&#233; par plusieurs wilayas. Il fallait &#224; Boumedi&#232;ne de bien faire jouer le prestige de Ben Bella pour s'implanter politiquement &#034;(2).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Afin de donner du cr&#233;dit aux putschistes, un autre groupe baptis&#233; &#8220;groupe de Tlemcen&#8221;, en opposition au groupe de Tizi Ouzou qui &#233;tait sous la coupe de Krim Belkacem, fut cr&#233;&#233; et mit au point la naissance du Bureau politique, un instrument politique pour le d&#233;nigrement du GPRA. Le groupe de Tlemcen regroupant Ben Bella, Khider, Mohammedi, Ferhat Abbas, Ahmed Boumendjel et Ahmed Francis a form&#233; un duo avec le groupe d'Oujda pour mettre au pas les commandements des wilayas historiques notamment la III et la IV. Ben Bella &#233;tait tout d&#233;sign&#233; pour devenir le premier pr&#233;sident de l'Alg&#233;rie ind&#233;pendante sous la b&#233;n&#233;diction de l'EMG de l'ALN qui marcha sur Alger pour acc&#233;der au &#034;tr&#244;ne&#034;. La Zone autonome d'Alger sous Yacef Sa&#226;di ouvrit grandes les portes de la capitale &#224; la coalition Boumedi&#232;ne-Ben Bella au prix de plusieurs morts du fait d'affrontements avec les troupes de la Wilaya IV qui &#233;taient ralli&#233;es au GPRA. Le cri &#034;sept ans &#231;a suffit&#034; des populations a fini par mettre fin aux hostilit&#233;s. L'arm&#233;e des fronti&#232;res r&#233;ussit son coup et p&#233;n&#233;tra d'un pied ferme dans ce qui est devenu le pouvoir alg&#233;rien, sur des centaines de cadavres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la nuit du 28 au 29 septembre, Ben Bella, candidat unique, fut &#233;lu par l'Assembl&#233;e, chef d'un gouvernement de 19 portefeuilles. Boumedi&#232;ne qui s'adjugea l'important poste de ministre de la D&#233;fense, proposa 4 postes : deux pour ses compagnons de l'arm&#233;e des fronti&#232;res d'Oujda, &#224; savoir Bouteflika et Medeghri et deux autres pour l'arm&#233;e des fronti&#232;res de l'Est, &#224; savoir Moussa Hassani et le docteur Nekkache. Le putsch servit l'arm&#233;e qui, depuis l'ind&#233;pendance, a jou&#233; la carte de l'unit&#233; face aux divisions politiques. &#034;Le clan d'Oujda s'&#233;tait ouvert au recrutement intensif de &#034;soldats&#034; venus des rangs de l'ALN, tout comme les &#034;marsiens&#034; de tout bord avaient pris d'assaut les administrations, &#233;taient avant tous des &#233;l&#233;ments opportunistes sans aucune conviction politique ou id&#233;ologique. Ils &#233;taient recrut&#233;s non pas pour faire la guerre mais pour construire le nouvel Etat &#034;(3). Avec les recrues du MALG de Boussouf devenu S&#233;curit&#233; militaire, et &#224; leur t&#234;te Kasdi Merbah, et les tacticiens politiques de son groupe d'Oujda, Boumedi&#232;ne n'avait plus qu'&#224; laisser mijoter son accession &#224; la t&#234;te de l'Etat. LA FIN D'UNE COLL&#201;GIALIT&#201; Dans le deuxi&#232;me gouvernement de Ben Bella, Cherif Belkacem et Ka&#239;d Ahmed sont nomm&#233;s ministres et Boumedi&#232;ne fut nomm&#233; 1er vice-pr&#233;sident de la R&#233;publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En sus de leurs responsabilit&#233;s gouvernementales, respectivement la D&#233;fense nationale, l'Int&#233;rieur et les Affaires &#233;trang&#232;res, Boumedi&#232;ne, Medeghri et Bouteflika firent leur entr&#233;e au Bureau politique. A l'heure o&#249; Ka&#239;d Ahmed et Cherif Belkacem &#233;taient d&#233;sign&#233;s respectivement, ministres du Tourisme et de l'Orientation nationale et membres du Comit&#233; central. Sentant son pouvoir personnel menac&#233; par les ambitions grandissantes du clan d'Oujda, Ben Bella &#339;uvra &#224; la mise &#224; l'&#233;cart de ses anciens compagnons de la course au pouvoir. &#034;Pr&#233;sident de la R&#233;publique, chef du gouvernement, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral du FLN, il s'attribue les portefeuilles de l'Int&#233;rieur, des Finances, de l'Information&#034;. Apr&#232;s Ka&#239;d Ahmed, Medeghri, puis Belkacem Ch&#233;rif, le tour du ministre des Affaires &#233;trang&#232;res, Abdelaziz Bouteflika, arriva pour se voir retirer son poste. Le groupe d'Oujda se r&#233;f&#232;re &#224; son chef, Houari Boumedi&#232;ne afin de mettre un terme aux attaques de Ben Bella. Le coup d'Etat du 19 Juin 1965 a &#233;t&#233; la r&#233;ponse de celui qui devint le deuxi&#232;me pr&#233;sident de l'Alg&#233;rie. Mais la logique du clan ne durera pas face &#224; la logique de l'int&#233;r&#234;t personnel. La fin de l'union du groupe d'Oujda sous Boumedi&#232;ne ne tardera pas &#224; se manifester.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En pleine campagne des nationalisations, le divorce de Boumedi&#232;ne d'avec ses anciens compagnons d'Oujda ne tarde pas &#224; &#234;tre prononc&#233;. &#034;Les raisons ne manquaient pas : choc des caract&#232;res, rivalit&#233;s incontr&#244;lables, apparition de nouveaux cadres politiques, radicalisation des r&#233;formes, domination &#233;crasante de Boumedi&#232;ne et bien d'autres encore ont fini par entamer le pacte de fer qui liait les membres du groupe d'Oujda&#034;(4). L'histoire n'a pas encore tout dit sur cette dislocation du groupe d'Oujda, mais des supputations sont &#233;mises. La r&#233;volution agraire avait entam&#233; la relation privil&#233;gi&#233;e des membres du groupe d'Oujda avec leur mentor. &#034;Pour l'opinion publique alg&#233;rienne, ni Bouteflika, ni Cherif Belkacem, ni Medeghri ne faisaient figure de socialistes. Boumedi&#232;ne, port&#233; par le consensus populaire et voulant suivre le processus de la mise en application de la r&#233;volution agraire, a rogn&#233; les pr&#233;rogatives du ministre de l'Int&#233;rieur Medeghri. Sur le conflit du Sahara occidental, il semblerait que la solution de Bouteflika ne proc&#233;dait pas de la m&#234;me d&#233;marche de Boumedi&#232;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; Cherif Belkacem, on ne sait pas si sa disgr&#226;ce lui est venue de sa sant&#233; fragile ou bien de la soi-disant publication par sa femme &#233;trang&#232;re d'un livre intitul&#233; &#034;Les folles nuits d'Alger&#034; dans lequel plusieurs personnalit&#233;s auraient &#233;t&#233; mises en cause. Toutefois, ce qui est certain est que cette affaire du livre dont tout le monde parlait mais que personne ne pouvait exhiber relevait de l'intox &#224; l'encontre d'un homme qu'on voulait &#233;loigner du pouvoir&#034;, note Abdelkader Yafsah. Pour sa part, Khalfa Mameri confirme la d&#233;sapprobation par les membres du clan d'Oujda de la r&#233;volution agraire et &#233;voque la crise de l'&#233;t&#233; 1974. Ka&#239;d Ahmed, propri&#233;taire terrien et de Haras, a &#233;t&#233; le premier &#224; &#234;tre &#233;limin&#233; par Boumedi&#232;ne en 1972 en lui &#244;tant son poste de ministre. &#034;Trois faits sont bien &#233;tablis. Un grave incident entre Medeghri ministre de l'Int&#233;rieur et Mahroug ministre des Finances. Celui-ci cherche sur ordre de Boumedi&#232;ne &#224; rapatrier les reliquats de cr&#233;dit que les ambassades viraient habituellement sur un compte bancaire suisse. S'est-il senti personnellement vis&#233; ou non, Bouteflika aura plus tard quelques d&#233;m&#234;l&#233;es avec la Cour des comptes. Medeghri qui semble faire &#233;quipe avec Bouteflika pour &#233;liminer Cherif Belkacem s'en m&#234;le. Il convoque manu militari Mahroug, et l'aurait menac&#233; d'un pistolet et d'un dossier intime compromettant &#034;(4).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le deuxi&#232;me fait cit&#233; oppose Medeghri au ministre de la Culture, Taleb El Ibrahimi un reportage t&#233;l&#233;vis&#233; sur une villa somptueuse qui appartiendrait &#224; la m&#232;re de Medeghri. A-t-on voulu salir ce dernier, le discr&#233;diter, le d&#233;stabiliser au moment o&#249; le populisme battait son plein en Alg&#233;rie ? Une chose est s&#251;re : le journaliste est tabass&#233; et Taleb couvert de mots peu aimables&#034;. Le troisi&#232;me fait concerne la r&#233;union de deux membres du clan d'Oujda &#224; Annaba &#034;ces deux membres s&#233;journent &#224; Annaba avec Dra&#239;a, directeur g&#233;n&#233;ral de la S&#251;ret&#233; nationale. Qu'avaient-ils &#224; y faire ? Quel &#233;tait le r&#244;le du chef de la S&#251;ret&#233; nationale ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Etait-il informateur de Boumedi&#232;ne ou jouait-il pour son compte ? De ces questionnements sont parties des supputations sur une tentative de d&#233;stabilisation de Boumedi&#232;ne&#034;. Le &#034;suicide&#034; de Medeghri en 1974 signera la fin du groupe d'Oujda. &#034;Apr&#232;s l'exil ext&#233;rieur de Ka&#239;d Ahmed, int&#233;rieur de Ch&#233;rif Belkacem et la mort de Medeghri, il ne restait plus que Bouteflika et Boumedi&#232;ne&#034;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Nadjia Bouaricha&lt;br class='autobr' /&gt;
El Watan&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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