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		<title>Massinissa : origine, r&#232;gne et conqu&#234;tes du roi berb&#232;re</title>
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		<dc:creator>Nedjma Institute</dc:creator>



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&lt;p&gt;Massinissa ou &#171; Le Seigneur des &#171; Seigneurs . Il eut trois enfants, Micipsa, Mastanabal et Gulussa et cinq petits-enfants : Adherbal, Hiempsal 1er, Gauda et Massiva. Le grand Aguellid fut enterr&#233; dans sa capitale, Cirta &#224; El-Khroub (actuelle Constantine). Fils du roi Ga&#239;a (Gaya) et petit-fils de Zelalsan. Il teint t&#234;te &#224; Rome et r&#233;ussit &#224; unifier la Numidie dont il fut le premier Aguellid apr&#232;s l'unification des Numidie orientale et occidentale. Ce fut cette unification qui inqui&#233;ta Rome qui (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nedjma.org/-Grandes-figures-historiques-" rel="directory"&gt;Grandes figures historiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.nedjma.org/local/cache-vignettes/L150xH105/planche_massinissa-6e7c9.png?1778767852' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='105' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Massinissa ou &#171; Le Seigneur des &#171; Seigneurs&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Prenons le risque de l'anachronisme : Est-il besoin de rappeler que cela n'a (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; . Il eut trois enfants, Micipsa, Mastanabal et Gulussa et cinq petits-enfants : Adherbal, Hiempsal 1er, Gauda et Massiva. Le grand Aguellid fut enterr&#233; dans sa capitale, Cirta &#224; El-Khroub (actuelle Constantine). Fils du roi Ga&#239;a (Gaya) et petit-fils de Zelalsan. Il teint t&#234;te &#224; Rome et r&#233;ussit &#224; unifier la Numidie dont il fut le premier Aguellid apr&#232;s l'unification des Numidie orientale et occidentale. Ce fut cette unification qui inqui&#233;ta Rome qui tenait &#224; ce que le pays berb&#232;re soit le plus morcel&#233; possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#232;gne de Massinissa (201-148 av. J.C) co&#239;ncide avec la troisi&#232;me guerre punique (201-146 av. J.C) qu'on pourrait appeler le dernier sursaut et la chute de Carthage, fond&#233;e sur un bourg berb&#232;re en 814-813 avant notre &#232;re par les Ph&#233;niciens. Ce peuple de la mer &#233;tait originaire de l'Orient. Ils firent une halte de plusieurs si&#232;cles en Afrique du Nord. Au d&#233;but de leur installation, les Carthaginois devaient payer aux autochtones Amazighs un tribut annuel pour le loyer du sol qu'ils occupaient. Quand les Orientaux ph&#233;niciens ont fini de b&#226;tir Carthage et de se constituer un large domaine, ils furent confort&#233;s par l'augmentation notable de leur population, Carthage s'affirma alors comme puissance souveraine et d&#233;cida de s'affranchir du tribut jusque-l&#224; vers&#233; &#224; l'aguellid amazigh Massinissa. Ce dernier commen&#231;a alors &#224; l'&#233;mietter avec la ferme intention de l'abattre. Carthage porta l'affaire devant le S&#233;nat romain en promettant de verser la totalit&#233; de sa dette de guerre. Pendant ce temps, Massinissa multipliait les exp&#233;ditions pour enlever aux Carthaginois une ville, une place ou un territoire plus cons&#233;quent. En 150, exasp&#233;r&#233;e par la volont&#233; de Massinissa de r&#233;cup&#233;rer lambeau par lambeau la terre de ses anc&#234;tres, Carthage r&#233;unit une arm&#233;e de pr&#232;s de cent mille hommes pour lui faire entendre raison. Mais, Massinissa, alors &#226;g&#233; de quatre-vingt-huit ans, sortit vainqueur de cette grande et violente confrontation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s que la ville ait &#233;t&#233; conquise rue par rue et maison par maison, les habitants pr&#233;f&#233;r&#232;rent se livrer aux vainqueurs. Carthage sera ras&#233;e. Carthage d&#233;truite, les Romains vont-ils se retirer de cette terre amazighe d'Afrique d'o&#249; ne pouvait d&#233;sormais venir aucune menace ? Le S&#233;nat romain en d&#233;cida autrement. Le territoire accapar&#233; par Carthage fut d&#233;cr&#233;t&#233; &#171; Province romaine &#187;. D&#232;s lors, les Romains prendront d&#233;finitivement pied en Afrique du Nord (Tamazgha), o&#249; ils resteront, malgr&#233; les r&#233;voltes et les insurrections, six cents ans. Face &#224; &#171; l'imp&#233;rialisme romain &#187; (Ch. A. Julien), Massinissa utilisait subtilement et avec un art consomm&#233; l'immunit&#233; de fait &#8211; la terre appartenait &#224; ses anc&#234;tres &#8211; qui lui permettait de chasser l'envahisseur punique du sol berb&#232;re. Cela n'emp&#234;cha point l'aguellid de d&#233;velopper dans son royaume tout ce qui touchait &#224; la civilisation punique. Depuis l'&#233;poque de Syphax, Cirta, la capitale berb&#232;re, devint une ville importante ouverte sur l'ext&#233;rieur. Des historiens affirment que Massinissa &#233;tait tr&#232;s attach&#233; &#224; la civilisation punique. Les villes qu'il cr&#233;ait &#233;taient administr&#233;es comme Carthage par des magistrats appel&#233;s Suff&#232;tes ; titre qui correspondait au Majoral (Mezwer) kabyle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'il y'ait eu co&#239;ncidence entre les deux cultures politiques, c'&#233;tait fort possible ; mais, de l&#224; &#224; affirmer que le &#171; suff&#232;te &#187; avait donn&#233; naissance au &#171; Mezwer &#187; berb&#232;re, c'est ignorer que ce titre, ou son &#233;quivalent plus ancien &#171; Admu &#187;, avait d&#233;j&#224; cours dans les institutions Amazighs bien avant l'occupation de Carthage d'une partie du territoire berb&#232;re. C'est le moment que saisit le grand Aguellid Massinissa pour unifier son royaume. Massinissa transforma avec &#233;nergie, nous dit Julien, les nomades en d'ardents agriculteurs. &#201;nergie impuls&#233;e &#224; sa capitale, Cirta, admirable plate-forme d&#233;fendue par des ravins abrupts, mais en relation assez ais&#233;e avec les ports et les grandes cit&#233;s de Numidie. Apr&#232;s la chute de Carthage (146 av. J.C), c'&#233;tait Micipsa, fils de Massinissa, qui r&#233;gna pendant trente ans (148-118). La paix revenue, il permit &#224; de nombreux artisans puniques de s'installer dans les villes de l'int&#233;rieur. Il prot&#233;gea &#233;galement les pr&#234;tres qui favoris&#232;rent la culture libyco-ph&#233;nicienne, pendant que la culture hell&#233;nique se r&#233;pandait &#233;galement dans le royaume berb&#232;re. Ils furent sans aucun doute &#224; l'origine des inscriptions bilingues libyco-puniques du mausol&#233;e o&#249; serait enterr&#233; Massinissa.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Outre l'extension du commerce et de l'agriculture, Massinissa aurait &#233;galement contribu&#233; &#224; la naissance et au d&#233;veloppement de l'&#233;criture libyque en s'inspirant de l'h&#233;ritage de son grand-p&#232;re Hiempsal 1er que les historiens ont d&#233;crit comme &#233;tant un grand &#233;rudit&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Titus Livius, Nouvelle histoire romaine, op. cit.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Des inscriptions auraient &#233;t&#233; d&#233;couvertes une dizaine d'ann&#233;es apr&#232;s sa mort. Massinissa fit de la langue amazighe, qu'il d&#233;veloppa, langue officielle et nationale de son royaume. Il entreprit un d&#233;veloppement qui &#233;tonna plus d'un observateur : lors des famines qui frapp&#232;rent ses voisins grecs, il leur porta secours en remplissant ses bateaux d'orge et de bl&#233;. Selon Tite-Live&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Tite-Live &#8211; Titus Livius - historien et auteur de l'histoire de Rome.&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; , &#171; Massinissa proclamait que l'Afrique devait appartenir aux Africains &#187;, ce qu'il tenta de r&#233;aliser en &#233;tendant ses &#201;tats de la Maur&#233;tanie &#224; la Cyr&#233;na&#239;que&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Maur&#233;tanie et le Maroc actuel ; la Cyr&#233;na&#239;que, province libyenne dont la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon Strabon&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;G&#233;ographe et historien grec n&#233; vers 63 av. J.-C. &#224; Amasya (Turquie actuelle) (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, Massinissa aurait contribu&#233; au d&#233;veloppement d'une agriculture berb&#232;re. Sous son r&#232;gne, les paysans se group&#232;rent dans des bourgs fortifi&#233;s. Sans doute, la r&#233;alit&#233; a-t-elle &#233;t&#233; &#171; moins romaine &#187; et &#171; moins ph&#233;nicienne &#187; qu'ont voulu la mettre en avant certains historiens. Car, selon d'autres, les paysans Amazighs se seraient regroup&#233;s selon leurs coutumes anciennes avec leurs magistrats &#233;lus (Mezwers) qui, vus de l'ext&#233;rieur, pouvaient &#234;tre assimil&#233;s aux Shoffetim des villes puniques. S'il s'agissait vraiment d'un emprunt, comme d'aucuns l'avancent, on aurait probablement retrouv&#233; quelque racine qui nous aurait conduits vers ces Shoffetim. Or, selon Georges Mar&#231;ais, c'est le terme de Mezwar &#8211; Amezwaru &#8211; qui est attest&#233; depuis la plus haute antiquit&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;64 Cf. La Berb&#233;rie musulmane et l'Orient au Moyen-&#226;ge, op. cit.&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; . Aucune trace donc du lex&#232;me punique chez les Amazighs, pourtant curieux de ce genre d'emprunt ! Mais, lib&#233;r&#233;e des Ph&#233;niciens, l'Afrique du Nord ne faisait que changer de ma&#238;tre : Rome veillait jalousement sur &#171; son butin &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au lendemain de la mort de Massinissa qui lib&#233;ra son pays de Carthage, Rome n'attendait que l'occasion s'y pr&#234;te pour reprendre d'une main de fer la terre berb&#232;re. Une commission de dix s&#233;nateurs d&#233;cide la cr&#233;ation de Africa Romana dont le gouvernement fut confi&#233; &#224; un haut dignitaire romain. Le royaume de Massinissa, qui avait contribu&#233; &#224; la victoire de Rome sur Carthage, devint soudain pour le g&#233;n&#233;ral romain Scipion Emilien une menace pour Rome. D&#232;s lors, le royaume de Massinissa fut divis&#233; entre ses trois fils l&#233;gitimes. L'a&#238;n&#233;, Micipsa, re&#231;ut l'administration de la capitale Cirta ; Gulussa eut le commandement de l'arm&#233;e et Mastanabal les pouvoirs judiciaires. Quand la mort de ses fr&#232;res eut laiss&#233; le pouvoir &#224; Micipsa, il servit fid&#232;lement Rome &#224; laquelle il fournissait du bl&#233;, des soldats et des &#233;l&#233;phants. &#192; l'int&#233;rieur, il poursuivit pendant trente ans la politique de son p&#232;re, Massinissa, pendant trente ans. &#171; Le roi des rois &#187; Massinissa (Masensen) mourut sans avoir achev&#233; son &#339;uvre : unifier toutes les f&#233;d&#233;rations Amazighs et arracher toutes les terres de ses anc&#234;tres aux envahisseurs &#233;trangers. Avait-il invent&#233; un alphabet de 23 lettres, utilis&#233; de son vivant ou simplement utilis&#233; l'&#233;criture libyque verticale obtenue de Syphax, lequel l'aurait &#233;galement h&#233;rit&#233;e de Hiempsal&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La trag&#233;die de la belle Sophonisbe, fille du suff&#232;te carthaginois Hannon, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les historiens sont d'avis divers et divergents sur la question ; mais ils sont unanimes quant &#224; la grandeur de l'aguellid. Mais, Rome et ses empereurs veillaient sur le pays berb&#232;re, &#171; son grenier &#224; bl&#233; &#187;. Dominant le monde, elle multipliera les op&#233;rations militaires sur toute l'&#233;tendue du pays amazigh. Ses g&#233;n&#233;raux attendaient patiemment la mort du grand Aguellid berb&#232;re pour imposer l'ordre imp&#233;rialiste le plus redoutable et le plus criminel que la terre berb&#232;re avait connu jusque-l&#224;. Quand la mort happa le grand Aguellid&lt;br class='autobr' /&gt;
amazigh, les forces romaines s'abattirent avec forces et armes sur l'Afrique du Nord&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Louis Victor Cagnat, L'Arm&#233;e romaine d'Afrique et l'occupation militaire de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Les autochtones amazighs trembleront d'horreur et d'effroi pendant de nombreux si&#232;cles encore. Et Massinissa l'Africain n'&#233;tait plus l&#224; pour veiller sur son peuple et sa terre.&#171; Quelques cendres seulement, mais qui sont peut-&#234;tre, si l'on tient compte de l'&#233;poque, du site, de l'architecture et de la pratique de l'incin&#233;ration, celles de Masinissa dont le tombeau aurait domin&#233; sa capitale, Cirta (Constantine), et rappel&#233; &#224; ses successeurs l'exemple du grand aguellid&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ch.-A. Julien, Histoire de l'Afrique du Nord, ibidem&#034; id=&#034;nh9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La race berb&#232;re donnera encore des partisans qui continueront le combat contre la puissance d&#233;vastatrice qu'&#233;tait Rome. Jugurtha sera parmi les plus grands. Inoubliable sera son combat et &#233;ternel sera son nom.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Prenons le risque de l'anachronisme : Est-il besoin de rappeler que cela n'a absolument rien &#224; voir avec &#171; Cheikh-El-Chouyoukh &#187; qu'un ahuri veut nous imposer comme un constat absolu, emport&#233; par un m&#233;pris et un racisme dont seule la r&#233;ification expliquerait la profondeur ! Ces&lt;br class='autobr' /&gt;
ahuris cherchent &#224; cacher leurs origines en d&#233;versant, sans discernement ni raison, leur haine&lt;br class='autobr' /&gt;
du Kabyle autochtone. Mon grand-p&#232;re disait &#224; leur propos : &#171; Ils sont comme des araign&#233;es : &lt;br class='autobr' /&gt;
ils piquent en avant et en arri&#232;re avant de l&#226;cher leur venin ! &#187;] &#187; &#187; (Mass-nsen) est n&#233; en 238 av. J.-C et mort en 148 av. J.-C vers l'&#226;ge de 95 ans. Il &#233;pousa la belle Sophonisbe d&#233;j&#224; mari&#233;e &#224; Syphax [[La trag&#233;die de la belle Sophonisbe, fille du suff&#232;te carthaginois Hannon, mari&#233;e &#224; Syphax puis &#233;pous&#233;e par Massinissa &#224; la prise de Cirta, a &#233;t&#233; port&#233;e &#224; la sc&#232;ne pr&#232;s d'une dizaine de fois, entre autres par Corneille et par Voltaire.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Titus Livius, Nouvelle histoire romaine, op. cit.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Tite-Live &#8211; Titus Livius - historien et auteur de l'histoire de Rome.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Maur&#233;tanie et le Maroc actuel ; la Cyr&#233;na&#239;que, province libyenne dont la capitale actuelle est Benghazi. Les Berb&#232;res de Libye l'appelaient &#171; La cit&#233; c&#244;ti&#232;re &#187; (Taqernayt).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;G&#233;ographe et historien grec n&#233; vers 63 av. J.-C. &#224; Amasya (Turquie actuelle) et &lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;c&#233;d&#233; en 23 ap. J.-C. dans la m&#234;me ville.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;64 Cf. La Berb&#233;rie musulmane et l'Orient au Moyen-&#226;ge, op. cit.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La trag&#233;die de la belle Sophonisbe, fille du suff&#232;te carthaginois Hannon, mari&#233;e &#224; Syphax &lt;br class='autobr' /&gt;
puis &#233;pous&#233;e par Massinissa &#224; la prise de Cirta, a &#233;t&#233; port&#233;e &#224; la sc&#232;ne pr&#232;s d'une dizaine de &lt;br class='autobr' /&gt;
fois, entre autres par Corneille et par Voltaire.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Louis Victor Cagnat, L'Arm&#233;e romaine d'Afrique et l'occupation militaire de l'Afrique sous les empereurs, r&#233;&#233;dition Arno Press, 1975&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ch.-A. Julien, Histoire de l'Afrique du Nord, ibidem&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Youcef Allioui&lt;br class='autobr' /&gt;
Les fondateurs de l'Alg&#233;rie ind&#233;pendante&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Lalla Fadhma N'Soumer : biographie compl&#232;te d'une h&#233;ro&#239;ne alg&#233;rienne</title>
		<link>https://www.nedjma.org/Lalla-Fadhma-N-Soumer-biographie-complete-d-une-heroine-algerienne</link>
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		<dc:date>2026-03-12T00:29:57Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nedjma Institute</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Grande figure historique de la r&#233;sistance kabyle &#224; la conqu&#234;te fran&#231;aise, Fadhma Soumer, n&#233;e aux environs de 1830, appartient &#224; la lign&#233;e du marabout Ahmed ou M&#233;ziane du village de Ouerdja situ&#233; : sur la route menant de A&#239;n El-Hammam , (ex-Michelet) vers le col de Tirourda, au c&#339;ur du Djurdjura. Ce village est assez &#233;loign&#233; de Soumeur qui se trouve sur la m&#234;me route. Soumer devient le patronyme de Fadhma Si Ahmed ou Meziane apr&#232;s la r&#233;sistance qu'elle y a conduite face aux troupes (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nedjma.org/-Grandes-figures-historiques-" rel="directory"&gt;Grandes figures historiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.nedjma.org/local/cache-vignettes/L150xH93/fadhma_n_soumer-93be7.png?1778302292' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='93' alt=&#034;Lalla Fadhma N Soumer portrait&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Grande figure historique de la r&#233;sistance kabyle &#224; la conqu&#234;te fran&#231;aise, Fadhma&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Diff&#233;rente de celle couramment utilis&#233;e (Fatma ou Fatima), l'orthographe (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Soumer, n&#233;e aux environs de 1830, appartient &#224; la lign&#233;e du marabout Ahmed ou M&#233;ziane&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Citant El-Wartilani, a Rihla (1740), Feredj (1979) confirme la pr&#233;sence du (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; du village de Ouerdja situ&#233; : sur la route menant de A&#239;n El-Hammam , (ex-Michelet) vers le col de Tirourda, au c&#339;ur du Djurdjura. Ce village est assez &#233;loign&#233; de Soumeur qui se trouve sur la m&#234;me route. Soumer devient le patronyme&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Comme Bir El-Kahina (le puits de la Kahina) qui perp&#233;tue dans les Aur&#232;s le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; de Fadhma Si Ahmed ou Meziane apr&#232;s la r&#233;sistance qu'elle y a conduite face aux troupes fran&#231;aises en 1857.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ayant choisi la &#171; voie de Dieu &#187;, Fadhma n Soumer s'impose progressivement dans le monde de la m&#233;diation et de la concertation politico-religieuses jusque-l&#224; r&#233;serv&#233;es aux hommes. Forte du poids de sa lign&#233;e, elle exerce une grande influence sur la soci&#233;t&#233;. L'expression Lalla n Wer&#255;a, nom par lequel est &#233;galement d&#233;sign&#233;e Fadhma n Soumer, est attribu&#233;e dans la tradition kabyle &#224; toute jeune fille qui refuse de se r&#233;signer aux us et coutumes. Elle est &#233;tendue &#224; toute attitude f&#233;minine qui privil&#233;gie la r&#233;flexion sur les ; t&#226;ches manuelles auxquelles la femme est : traditionnellement destin&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1849, Fadhma n Soumer entre dans la r&#233;sistance et se rallie &#224; Si Mohammed El Hachemi, un marabout qui avait particip&#233; &#192; l'insurrection de Bou-Maaza dans le Dahra&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Zone montagneuse &#224; l'ouest d'Alger, au nord de la vall&#233;e du Cheliff, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; en 1847, Il avait r&#233;ussi &#224; s'&#233;vader de prison en France et &#224; regagner la Kabylie qui &#233;tait en plein combat. L'alliance entre les deux jeunes marabouts implante la r&#233;sistance arm&#233;e dans les montagnes pour une dizaine d'ann&#233;es, L'occupation des plaines, entra&#238;nant la chute des familles de grands propri&#233;taires terriens, jusque-l&#224; d&#233;tentrices du pouvoir, avait projet&#233; les marabouts sur la sc&#232;ne politique. Ces chefs religieux mobilisent les populations pour le combat au nom de la patrie. Pour Ch. A. Julien (1964, p. 202) : &#171; Ces mahdi, sauveurs du peuple, repr&#233;sentent d&#233;sormais la lutte int&#233;grale contre l'envahisseur avec l'appui des confr&#233;ries.&#8230; Il ne s'agit pas d'une application de la loi religieuse mais de manifestations o&#249; le patriotisme prend une forme mystique... Il est caract&#233;ristique &#171; &#224; la propagande des mahdi r&#233;ussit surtout parmi les populations montagnardes, qui ne sont pas les plus religieuses mais les plus farouchement attach&#233;es &#224; leur sol natal. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1850, Fadhma n Soumer soutient le soul&#232;vement de Bou Beghla, venu de la Kabylie des Babors. L'assembl&#233;e Soumer, tajmaat, d&#233;l&#232;gue Lalla Fadhma et son fr&#232;re Sidi Tahar pour diriger les Imsebblen&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sing. imsebbel : &#171; volontaire de la mort &#187;, qui se sacrifie pour le pays. (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; venus de nombreuses tribus de la Kabylie du Djurdjura tels que les A&#239;t-Itsouregh, Illilten, A&#239;t-Iraten, [lulen-Umalu&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_159 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;96&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.nedjma.org/IMG/jpg/cherif_boubaghla_and_lalla_fatma_n_soumer__by_felix_philippoteaux.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.nedjma.org/local/cache-vignettes/L500xH248/cherif_boubaghla_and_lalla_fatma_n_soumer__by_felix_philippoteaux-111c8.jpg?1782801275' width='500' height='248' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Fadhma n'Soumer et boubaghla
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Ch&#233;rif Boubaghla and Lalla Fatma n'Soumer, by F&#233;lix Philippoteaux
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re bataille se d&#233;roule &#224; Tazrouts ( pr&#232;s de A&#239;n El Hammam), elle dure deux mois (juin juillet 1854). Les troupes fran&#231;aises se retirent ; Soumer et les villages environnants sont toujours ind&#233;pendants,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1857, les troupes du mar&#233;chal Randon r&#233;ussissent &#224; occuper les A&#239;t-Iraten &#224; la suite de la bataille d'Icherriden&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Mont au sud-est de Fort-National, en direction d'A&#239;n El-Hammam, o&#249; eut lieu (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; qui mobilisa toute la Kabylie du Djurdjura. Fadhma n Soumer forme un noyau de r&#233;sistance dans le hameau Takhlijt A&#239;t-Aatsou, pr&#232;s de Tirourda.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 11 juillet 1857, Fadhma n Soumer est arr&#234;t&#233;e par le g&#233;n&#233;ral Yusuf. Elle est conduite au camp du mar&#233;chal Randon &#224; Tamesguida&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pic surplombant la conf&#233;d&#233;ration d'Iferhounen.&#034; id=&#034;nh2-7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. L'arriv&#233;e de l'arm&#233;e coloniale en ce lieu saint ( Tamesgida signifie en berb&#232;re &#171; mosqu&#233;e &#187;) qui veille sur le pays a fait dire &#224; un sage et saint homme de la r&#233;gion, le cheikh Mohand ou Lhocine&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sur cette personnalit&#233; de la culture kabyle, voir Mammeri : Cheikh Mohand a (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; , contemporain de l'occupation : Tamurt tenza, fkan fellas afus ssellah, &#171; Le pays est vendu, ses saints l'ont abandonn&#233; [livr&#233; aux &#233;trangers]. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;loign&#233;e des siens, Fadhma est emprisonn&#233;e dans la zaouia des Beni Slimane &#224; Tablat, entre M&#233;d&#233;a et Aumale (Sour E lGhozlane), o&#249; elle d&#233;c&#232;de &#224; l'&#226;ge de trente et un ans, sa tombe demeura longtemps un lieu de p&#232;lerinage pour les habitants de la r&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En transf&#233;rant les restes de sa d&#233;pouille au carr&#233; des martyrs de la R&#233;volution &#224; Alger, les autorit&#233;s alg&#233;riennes ont reconnu &#224; Fadhma n Soumer le statut de r&#233;sistante nationale&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cette reconnaissance officielle tr&#232;s tardive n'a-t-elle pas &#233;t&#233; impos&#233;e par (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; en 1995.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Diff&#233;rente de celle couramment utilis&#233;e (Fatma ou Fatima), l'orthographe choisie est plus proche de la prononciation kabyle du nom.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Citant El-Wartilani, a Rihla (1740), Feredj (1979) confirme la pr&#233;sence du marabout (membre d'un rh, cercle fortifi&#233;, constituant l'&#233;tablissement de formation de soldats pr&#233;dicateurs), au XVIIe si&#232;cle dans Le village. Notons que la confr&#233;rie Rahmania, &#224; laquelle &#233;taient affili&#233;s la majorit&#233; des marabouts de la Kabylie, a &#233;t&#233; fond&#233;e en Kabylie vers 1715. Cette confr&#233;rie a marqu&#233; l'histoire politique de la Kabylie depuis l'insurrection arm&#233;e de 1871 qu'elle a organis&#233;e avec les Mokrani.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Comme Bir El-Kahina (le puits de la Kahina) qui perp&#233;tue dans les Aur&#232;s le nom de la reine berb&#232;re qui a r&#233;sist&#233; &#224; la conqu&#234;te arabe, la toponymie vient une fois de plus combler dans la soci&#233;t&#233; de culture orale la raret&#233;, voire l'absence de sources &#233;crites locales. La r&#233;f&#233;rence au lieu incite &#224; une retransmission de l'histoire m&#234;me si les faits sont incomplets et souvent d&#233;form&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Zone montagneuse &#224; l'ouest d'Alger, au nord de la vall&#233;e du Cheliff, Mohammed Ben Abdellah, dit Bou Maaza, y engagea, d&#232;s l'&#226;ge de vingt ans, une r&#233;sistance arm&#233;e en 1845 aux troupes de Bugeaud.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Sing. imsebbel : &#171; volontaire de la mort &#187;, qui se sacrifie pour le pays. L'arm&#233;e des imsebblen se constitue uniquement lorsqu'il s'agit de d&#233;fendre le pays contre une occupation &#233;trang&#232;re. Il n'y a pas d'imsebblen dans les conflits entre tribus. Cf. Ageron, 1968, t. I, p. 12 et Robin (n.d.), p. 426.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Mont au sud-est de Fort-National, en direction d'A&#239;n El-Hammam, o&#249; eut lieu la bataille qui permit l'occupation de la Kabylie en 1857.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pic surplombant la conf&#233;d&#233;ration d'Iferhounen.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Sur cette personnalit&#233; de la culture kabyle, voir Mammeri : Cheikh Mohand a dit, Alger, CERAM, 1989.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cette reconnaissance officielle tr&#232;s tardive n'a-t-elle pas &#233;t&#233; impos&#233;e par les mouvements de luttes f&#233;minines qui marquent de plus en plus la vie politique alg&#233;rienne ?&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;M. Benbrahim&lt;br class='autobr' /&gt;
Hommes et femmes de Kabylie&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>YOUGOURTHA, FILS DU MAGHREB </title>
		<link>https://www.nedjma.org/YOUGOURTHA-FILS-DU-MAGHREB</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nedjma Institute</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Orphelin de bonne heure, Yougourtha [1] fut &#233;lev&#233; &#224; la Cour de Miscipsa, son oncle. &lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;s sa prime jeunesse, il frappa les esprits par ses dons exceptionnels. &lt;br class='autobr' /&gt;
Salluste nous le. pr&#233;sente ainsi [2] : &#034;Yougourtha, remarquable par sa force, par sa beaut&#233;, et surtout par l'&#233;nergie de son caract&#232;re, ne se. laissa point corrompre par le luxe et la mollesse. 1] s'adonnait &#224; tous les exercices en usage dans son pays. montait &#224; cheval, lan&#231;ait le javelot, ; disputait le prix de la course aux jeunes (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nedjma.org/-Grandes-figures-historiques-" rel="directory"&gt;Grandes figures historiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.nedjma.org/local/cache-vignettes/L150xH100/planche_mohammed_cherif_sahli-1ecfe.png?1778412728' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Orphelin de bonne heure, Yougourtha [1] fut &#233;lev&#233; &#224; la Cour de Miscipsa, son oncle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;s sa prime jeunesse, il frappa les esprits par ses dons exceptionnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Salluste nous le. pr&#233;sente ainsi [2] : &#034;Yougourtha, remarquable par sa force, par sa beaut&#233;, et surtout par l'&#233;nergie de son caract&#232;re, ne se. laissa point corrompre par le luxe et la mollesse. 1] s'adonnait &#224; tous les exercices en usage dans son pays. montait &#224; cheval, lan&#231;ait le javelot, ; disputait le prix de la course aux jeunes gens de son &#226;ge : et, bien qu'il e&#251;t la gloire de les surpasser tous, tous le ch&#233;rissaient. A la chasse qui occupait une grande partie de son temps. toujours des premiers &#224; frapper le lion et d'autres b&#234;tes f&#233;roces. il en faisait plus . que tout autre, et c'&#233;tait de lui qu'il parlait le moins&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'&#224; de si brillantes qualit&#233;s il joignit la modestie, c'est un fait rare. surtout chez nous o&#249; souvent l'orgueil et l'ambition personnelle se greffent sur une fiert&#233; maladive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme la simplicit&#233;, &#8216;la modestie est ins&#233;parable de la vraie grandeur. Elle est le propre des &#226;mes pour qui la vie signifie : servir une noble cause qui d&#233;passe les personnes, &#8216;la servir. avec une abn&#233;gation totale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seuls un Tarik et un &lt;a href='https://www.nedjma.org/Ibn-tumart' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Ibn Tumart&lt;/a&gt; ont su porter plus haut de telles vertus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le roi parait d'abord natte d'avoir : un neveu si &lt;br class='autobr' /&gt;
brillant. Mais, de l'admiration, il passa vite &#224; l'inqui&#233;tude. Apr&#232;s sa mort, que ferait Yougourtha ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'allait-il pas tenter de s'emparer du tr&#244;ne au d&#233;triment de ses cousins ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, il &#233;tait &#224; craindre que Rome ne prit ombrage de la popularit&#233; de Youghourta qui apparaissait comme l'espoir du mouvement national,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e vint donc au roi de se d&#233;barrasser d'un prince aussi g&#234;nant. Mais comment faire ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par l'assassinat ? Le peuple indign&#233; se r&#233;volterait. Il fallait donc songer &#224; un autre moyen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comptant sur les hasards et les p&#233;rils de la guerre, Miscipsa confia &#224; Yougourtha le contingent d'auxiliaires que Rome venait de r&#233;clamer pour le si&#232;ge de Numance, en Espagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yougourtha ne devait pas &#234;tre. dupe d'un tel calcul. Dominant sa r&#233;pulsion:pour ce genre de-besogne, il partit avec un plan dans la t&#234;te. Il allait, l&#224; bas, s'appliquer &#224; &#233;tudier et &#224; conna&#238;tre le caract&#232;re et la tactique des Romains comme s'il se pr&#233;parait d&#233;j&#224; &#224; les combattre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Espagne, il ne tarda point &#224; se tailler une belle renomm&#233;e par sor &#233;nergie, son activit&#233; infatigable, sa modestie et sa valeur au combat. Scipion Emilien. chef de l'arm&#233;e romaine, . avait une confiance absolue en lui. Sans doute, retrouvait-il en lui l'image du grand Massinissa. Aussi n'entre. prena&#238;&#239;it-il rien sans avoir consult&#233; le jeune guerrier. Pour toute op&#233;ration d&#233;licate et p&#233;rilleuse, on faisait appel &#224; Yougourtha qui, volant de victoire en victoire, devint la terreur des Numantins et l'idole des Romains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La guerre termin&#233;e, Scipion s'effor&#231;a de gagner . Yougourtha &#224; la cause de Rome. Il lui conseilla de &lt;br class='autobr' /&gt;
cultiver l'amiti&#233; du peuple romain, ce qui lui permettrait, dit-il, d'acc&#233;der au tr&#244;ne. Admirant les talents du jeune prince et son fier caract&#232;re, il &#233;tait loin de pressentir l'irr&#233;ductible ennemi de son pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une lettre chaleureuse il recommandait Yougourtha &#224; son oncle. Le roi parut touch&#233;. Il adopta son neveu et le fit coh&#233;ritier du tr&#244;ne. Puis il lui demanda de prot&#233;ger ses cousins. lui disant qu'il valait mieux se fier &#224; des fr&#232;res qu'&#224; des &#233;trangers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paroles curieuses qui r&#233;v&#233;laient chez Miscipsa un sens r&#233;el de l'opportunit&#233;. Il n'avait sans doute pas l'&#226;me d'un tra&#238;tre, mais chez lui, l'esprit de famille l'emportait sur le sentiment patriotique. Sa docilit&#233; envers Rome et sa haine pour Yougourtha traduisaient le souci d'assurer avant tout l'avenir de ses enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne pouvant se d&#233;barrasser d'un neveu qui avait l'appui de Scipion et l'affection de tout un peuple, Miscipsa l'adopta. Ainsi donc il dut se r&#233;signer, par calcul et sous la pression de l'opinion publique, &#224; consacrer la gloire du jeune h&#233;ros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 118. apr&#232;s trente ans, de r&#232;gne, Miscipsa mourut, laissant pour successeurs ses fils Adherbal et Hiempsal et son neveu Yougourtha.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre Yougourtha et ses cousins, il n'y avait aucune commune mesure, aucun accord possible Sa renomm&#233;e et sa popularit&#233; excitaient au plus haut point leur jalousie. Ils le regardaient. comme un usurpateur. Lui r&#233;vait de lib&#233;rer son,peuple : eux bornaient leur ambition &#224; soigner les int&#233;r&#234;ts de leur famille sous la tutelle de Rorne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De'ce conflit latent pouvait na&#238;tre un &#233;tat de choses dangereux pour l'avenir de l'Etat maghr&#233;bin, Et l'opposition entre Yougourtha et ses cousins &#233;tait telle qu'elle rendait impossible une division du pouvoir qui e&#251;t sauvegard&#233; l'unit&#233; du pays. On en vint donc &#224; cette solution d&#233;sastreuse : le partage du royaume.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s la premi&#232;re r&#233;union l'orage &#233;clata. Le plus haineux et le plus pr&#233;tentieux des deux fr&#232;res, Hiempsal, voulut prendre la place du milieu ou place d'honneur. M&#233;prisant ces mis&#233;rables querelles de pr&#233;s&#233;ance, Yougourtha posa le probl&#232;me sur le plan de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral. car il n'avait qu'une passion : celle du bien public. Pour lui il ne s'agissait pas. de d&#233;pecer le royaume, mais de le lib&#233;rer d'abord des servitudes d'une mauvaise gestion. Il proposa donc une mesure hardie et r&#233;volutionnaire l'annulation des ordonnances et des mesures prises par Miscipsa au cours des cinq derni&#232;res ann&#233;es de son r&#232;gne. Il donnait comme raison la s&#233;nilit&#233; du d&#233;funt roi. Le vieux Miscipsa, entour&#233; de savants et d'artistes, avait d&#251; livrer son royaume &#224; l'avidit&#233; de ses proches et &#224; la voracit&#233; des trafiquants romains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La proposition de &#8216;Yougourtha : &#8216;avait donc pour but de lever cette hypoth&#232;que sur l'avenir de notre pays. Inspir&#233;e par le plus noble patriotisme, elle r&#233;pondait au sentiment g&#233;n&#233;ral et &#224; l'attente du peuple. Elle &#233;cartait aussi les honteux plans de partage du patrimoine national, Mais elle eut le don d'irriter les deux fr&#232;res dont elle blessait l'orgueil familial et dont elle contrariait les projets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fait remarquable, si l'id&#233;e de Yougourtha avait &#233;t&#233; retenue elle aurait eu pour cons&#233;quence de le priver de ses droits au tr&#244;ne. Mais que lui importait de r&#233;gner ? Conscient, en ce moment historique. d'&#234;tre l'interpr&#232;te de la volont&#233; nationale, il &#233;tait r&#233;solu &#224; briser tous les obstacles pour remplir sa mission.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que les renseignements nous manquent. il est permis de supposer que le d&#233;saccord des princes suscita une vive &#233;motion dans le pays. Et l'indignation populaire dut s'en prendre naturellement aux responsables de la crise : Hiempsal et Adherbal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur ces entrefaites, Hiempsal fut assassin&#233;. Le fut-il. comme l'insinue Salluste, &#224; l'instigation de Yougourtha ? L'accusation repose sur le principe sp&#233;cieux : &#8220;cherchez &#224; qui le crime profite&#8221;. Ce qu'on sait de Yougourtha et de son caract&#232;re &#233;carte une hypoth&#232;se aussi odieuse. D'ailleurs, il n'avait pas besoin de recourir &#224; de tels proc&#233;d&#233;s. Salluste, lui&lt;br class='autobr' /&gt;
m&#234;me, reconnait que la cruaut&#233; bien connue de : Hiempsal avait pu attirer sur lui le ressentiment de la nation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet assassinat fut le signal d'une courte guerre civile. S'appuyant sur l'&#233;lite de l'arm&#233;e, Yougourtha &#233;crasa facilement la clique des rebelles. Vaincu. Adherbal s'enfuit et se r&#233;fugia dans la province romaine de Carthage. Puis il gagna Rome o&#249; il allait chercher du secours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devant le S&#233;nat romain, &#8216;r&#233;uni pour &#233;couter sa &lt;br class='autobr' /&gt;
requ&#234;te, Adherbal pronon&#231;a un discours &#233;c&#339;urant de bassesse et de flagornerie :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;S&#233;nateurs, Miscipsa, mon p&#232;re, me prescrivit, en mourant. de consid&#233;rer la couronne de Numidie comme un pouvoir qui m'&#233;tait d&#233;l&#233;gu&#233; et dont vous aviez la disposition souveraine. Il m'ordonna de servir le peuple romain de tous mes efforts. tant en paix qu'en guerre.,.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces singuli&#232;res paroles, &#224; faire rougir un singe. voulaient dire &#034;Aidez-moi &#224; reconqu&#233;rir un tr&#244;ne qui vous appartient. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La brave homme de Miscipsa, qui n'&#233;tait ni un h&#233;ros mi un traitre, n'avait probablement jamais tenu les propos que son fils lui pr&#234;tait si g&#233;n&#233;reusement. On se rappelle m&#234;me qu'il avait recommand&#233; &#224; Yougourtha de se fier plut&#244;t &#224; des fr&#232;res qu'&#224; des &#233;trangers. Ce dilettante, qui aimait les pantoufles et les sp&#233;culations philosophiques. &#233;tait faible de caract&#232;re, mais incapable de tant de duplicit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dire toute la fourberie d'Adherbal. Quelle satisfaction pour les orgueilleux s&#233;nateurs que de voir un petit fils du grand Massinissa solliciter, &#224; genoux, l'investiture de Rome ! Mais si le fait les remplissait d'aise, ils n'en avaient pas moins un, profond m&#233;pris pour ce prince servile. faisant bon march&#233; de sa patrie. La simple dignit&#233; humaine d&#251;t provoquer chez eux l'admirable r&#233;flexe qu'on pr&#234;te &#224; Clemenceau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On raconte en effet. que. apr&#232;s l'autre guerre. le vieux &#8220;Tigre&#8221; recevait une d&#233;l&#233;gation d'Alg&#233;riens. L'un de ceux-ci lui d&#233;clara &#034;Vous savez, Monsieur le Pr&#233;sident, c'est mon grand-p&#232;re qui remit les clefs d'Alger au g&#233;n&#233;ral de Bourmont&#8221;. &#192; quoi Clernenceau r&#233;pondit avec.sa franchise habituelle : &#034;Oh ! vous Savez. il n'y a pas de quoi se vanter. Chez nous, on appelle cela la trahison&#8221;. S'il s'&#233;tait trouv&#233; parmi les membres de la d&#233;l&#233;gation un honn&#232;te homme. un patriote. il aurait r&#233;pliqu&#233; : &#034;Chez nous aussi&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout en m&#233;prisant un tra&#238;tre &#224; sa patrie les responsables romains auraient eu mauvaise gr&#226;ce &#224; d&#233;cliner l'invitation qui leur &#233;tait faite par Adherbal. L'occasion s'offrait &#224; eux d'exercer un contr&#244;le plus direct sur les affaires du Maghreb et de transformer une alliance in&#233;gale en v&#233;ritable protectorat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leur intervention &#233;tait donc in&#233;vitable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'agent de l'&#233;trang&#233;r, le comparse Adherbal. disparaissait pratiquement, de la sc&#232;ne au profit de ses maitres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le conflit allait bient&#244;t mettre face &#224; face les v&#233;ritables antagonistes : l'imp&#233;rialisme romain et Yougourtha, champion de l'ind&#233;pendance du Maghreb.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;[1] : Il est &#233;tatit le fils d'Imastanabal&lt;br class='autobr' /&gt;
[2] : Salluste : Guerre de Yougourtha, trad G.Bud&#233; p 29&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Mohammed Cheif Sahli&lt;br class='autobr' /&gt;
Le message de Yougourtha&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Mohamed Ben Abderrahmane &#8211; Le saint aux deux tombes ( fondateur de la tariqa Rahmania )</title>
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&lt;p&gt;Originaire du village Ath Smail dans la r&#233;gion de Bounouh dans l'actuelle da&#239;ra de Boghni, n&#233; selon des sources fiables en 1715. Il a re&#231;u ses premiers cours aupr&#232;s de la zaou&#239;a de Larbaa Nath Irathen. En 1734 il prend part au p&#232;lerinage des lieux saints afin d'accomplir le p&#232;lerinage. Lors de son retour, tomb&#233; sous l'admiration du culte et du savoir, il s'installa en Egypte, &#233;tant jeune il a v&#233;cu pendant une trentaine d'ann&#233;es dans ce pays, connu pour sa prestigieuse &#233;cole, Al Azhar, c'est (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nedjma.org/-Grandes-figures-historiques-" rel="directory"&gt;Grandes figures historiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.nedjma.org/local/cache-vignettes/L150xH91/planche_rahmania-28ed7.png?1778412728' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='91' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Originaire du village Ath Smail dans la r&#233;gion de Bounouh dans l'actuelle da&#239;ra de Boghni, n&#233; selon des sources fiables en 1715. Il a re&#231;u ses premiers cours aupr&#232;s de la zaou&#239;a de Larbaa Nath Irathen. En 1734 il prend part au p&#232;lerinage des lieux saints afin d'accomplir le p&#232;lerinage. Lors de son retour, tomb&#233; sous l'admiration du culte et du savoir, il s'installa en Egypte, &#233;tant jeune il a v&#233;cu pendant une trentaine d'ann&#233;es dans ce pays, connu pour sa prestigieuse &#233;cole, Al Azhar, c'est dans cette institution qu'il a puis&#233; diverses sciences sous l'&#233;gide de plusieurs autorit&#233;s religieuses, parmi eux ont peut citer le cheikh Mnwar Tlemceni et le cheikh Mohamed Ben Salem El Hefnaoui Khelweti, sous l'influence de ce dernier il adh&#232;re &#224; sa confr&#233;rie. Suivant les conseils de ce cheikh il partit au Soudan, &#224; Darfour, o&#249; il a v&#233;cu pendant six ans, durant cette p&#233;riode il a inculqu&#233; aux populations locales son savoir encyclop&#233;dique dans le domaine du soufisme. La voie Khelwetia a eu un &#233;cho grandissant et guida beaucoup de disciples dans cette voie, m&#232;re de la tar&#238;qa Rahmania, entre autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s ce long s&#233;jour au Soudan, il voyage en Inde pour continuer son message, sous les conseils du cheikh Khelweti. Il a v&#233;cu une p&#233;riode avant de rejoindre l'Egypte c'est en 1758 qu'il d&#233;cide de retourner &#224; son pays d'origine, l'Alg&#233;rie, aguerri et affranchi de toutes les vicissitudes de l'&#226;me. Il s'&#233;tablit au Djurdjura pendant une courte p&#233;riode, avant de fonder sa premi&#232;re Zaouia dans l'Alg&#233;rois, &#224; El Hama plus pr&#233;cis&#233;ment, attirant plus de fid&#232;les qui ont soif de savoir, la Zaouia devient par ailleurs une &#233;cole o&#249; l'en forma des savants en religion.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est dans ce lieu de recueillement, de m&#233;diation qu'il construisit une mosqu&#233;e proche de ce lieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la continuit&#233; de son maitre El Khelweti il fonda la tar&#238;qa Rahmania, et ce en 1774.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Tar&#238;qa s'est r&#233;pandue &#224; travers le nord du Maghreb et dans certaines r&#233;gions du sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s une longue p&#233;riode, il revint dans son village natal afin de b&#226;tir la deuxi&#232;me Zaouia de Bounouh o&#249; il se consacre &#224; l'enseignement ancestral et dument acquis par un long p&#233;riple et des voyages qu'il a accomplis &#224; travers le monde, de l'Afrique subsaharienne en passant par l'Egypte jusque en Inde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cheikh a l&#233;gu&#233; &#224; ses disciples et &#233;l&#232;ves un savoir spirituel et religieux. Parmi ses disciples ; Ali Ben Aissa , Abderrahmane Bechtarzi ,qui a son tour a &#233;rig&#233; une Zaouia &#224; Constantine, le cheikh Sidi Mhamed Ben Azzouz, le cheikh Sidi Mhamed Al Emali et ces cheikhs sont devenus apr&#232;s lui de grands maitres de leur voie respective.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cheikh Ben Abderrahmane a &#339;uvr&#233; pour le rayonnement de l'Islam spirituel &#224; travers la publication de plusieurs livres :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Epitre de l'ouverture : le bon comportement dans la khalwa , ses conditions et ses cons&#233;quences &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Deuxi&#232;me Epitre la maitrise du souffle : contient la morale de la voie Khalwitia et de l'asc&#232;se.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Carnets : qui est un ensemble de messages de la voie, et le rappel et l'asc&#233;tisme.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Rappel aux esprits&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s une vie remplie de travail et discipline envers Dieu le cheikh rendit l'&#226;me dans son village natal &#224; Ath Smail dans la tribu Kechtoula, o&#249; il est enterr&#233;, ensuite ses disciples transport&#232;rent ses ossements &#224; El Hama &#224; Alger del&#224; vient son surnom &#171; Au deux tombes &#187; o&#249; se trouvent son mausol&#233;e jusqu'&#224; nos jours.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;M.A &lt;br class='autobr' /&gt;
Admin de Nedjma&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#7788;&#256;RIQ IBN ZIY&#256;D (VIIIe s.)</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nedjma Institute</dc:creator>



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&lt;p&gt;Affranchi du g&#233;n&#233;ral umayyade M&#363;s&#257; ibn Nu&#7779;ayr, &#7788;&#257;riq ibn Ziy&#257;d conduit en 711 la premi&#232;re grande exp&#233;dition musulmane en Espagne. Il est probablement d'origine berb&#232;re (certaines sources lui attribuent pourtant une ascendance persane). De nombreux r&#233;cits l&#233;gendaires entourent les motifs et le but de cette exp&#233;dition (R. Dozy, Recherches sur l'histoire et la litt&#233;rature de l'Espagne musulmane pendant le Moyen &#194;ge , Paris-Leyde, 1881). Apr&#232;s le raid de &#7788;&#257;riq dans le royaume wisigothique (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nedjma.org/-Grandes-figures-historiques-" rel="directory"&gt;Grandes figures historiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Affranchi du g&#233;n&#233;ral umayyade M&#363;s&#257; ibn Nu&#7779;ayr, &#7788;&#257;riq ibn Ziy&#257;d conduit en 711 la premi&#232;re grande exp&#233;dition musulmane en Espagne. Il est probablement d'origine berb&#232;re (certaines sources lui attribuent pourtant une ascendance persane). De nombreux r&#233;cits l&#233;gendaires entourent les motifs et le but de cette exp&#233;dition (R. Dozy, Recherches sur l'histoire et la litt&#233;rature de l'Espagne musulmane pendant le Moyen &#194;ge , Paris-Leyde, 1881). Apr&#232;s le raid de &#7788;&#257;riq dans le royaume wisigothique d'Espagne, M&#363;s&#257; ibn Nu&#7779;ayr confie une petite arm&#233;e de 7 000 hommes &#224; &#7788;&#257;riq. Le passage du d&#233;troit est assur&#233; par la flottille du gouverneur byzantin de Ceuta. Les chroniqueurs arabes expliquent la participation de ce dernier par le fait qu'il veut tirer vengeance du roi des Wisigoths Rod&#233;ric qui avait viol&#233; sa fille. &#7788;&#257;riq concentre ses troupes sur la montagne qui depuis porte son nom : Gibraltar (djabal &#7788;&#257;riq). Il commence par s'assurer le contr&#244;le de la baie de Gibraltar, mais, craignant l'arm&#233;e de Rod&#233;ric qui marchait contre lui, il demande des renforts &#224; M&#363;s&#257; qui lui envoie 5 000 hommes. Rod&#233;ric, trahi par une partie de ses troupes, est vaincu le 19 juillet 711 sur le rio Barbate, et, en cette m&#234;me ann&#233;e, &#7788;&#257;riq prend Cordoue et Tol&#232;de . Jaloux de ces succ&#232;s, M&#363;s&#257; ibn Nu&#7779;ayr d&#233;cide de passer en Espagne : avec 18 000 hommes, il ach&#232;ve la conqu&#234;te des villes du sud et du centre de la P&#233;ninsule et rencontre &#7788;&#257;riq &#224; Talavera. D'apr&#232;s les chroniques arabes, le g&#233;n&#233;ral accable son lieutenant de reproches. &#7788;&#257;riq doit remettre le butin dont il s'est empar&#233; et, d&#233;sormais, ne joue plus un r&#244;le de premier plan dans la conqu&#234;te. Il suit son ma&#238;tre en son t&#233;moignage, lors de l'entrevue avec le calife, contribue &#224; provoquer la disgr&#226;ce de M&#363;s&#257;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Georges BOHAS&lt;br class='autobr' /&gt;
Universalis&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>AL-K&#256;HINA (morte en 704/05) reine berb&#232;re</title>
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		<dc:creator>Nedjma Institute</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#256;HINA AL- (morte en 704/05) reine berb&#232;re Surnom de la &#171; reine des Aur&#232;s &#187; signifiant &#171; la Proph&#233;tesse &#187;. Al-K&#257;hina r&#233;gna sur plusieurs tribus de de 685 environ &#224; 704 ou 705. &#192; la fin du VIIe si&#232;cle, l' Afrique Berb&#232;res du Nord voit s'affronter trois forces : les Byzantins d'abord, solidement implant&#233;s sur les c&#244;tes, avec Carthage surtout et Septem (Ceuta) comme points d'appui ; les Arabes, ensuite, qui arrivent de l'est et tentent de p&#233;n&#233;trer en Ifriqiyya (actuelle Tunisie) et, de l&#224;, dans (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nedjma.org/-Grandes-figures-historiques-" rel="directory"&gt;Grandes figures historiques&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.nedjma.org/local/cache-vignettes/L118xH150/al-kahina_1_-bc5cd.jpg?1778412728' class='spip_logo spip_logo_right' width='118' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#256;HINA AL- (morte en 704/05) reine berb&#232;re Surnom de la &#171; reine des Aur&#232;s &#187; signifiant &#171; la Proph&#233;tesse &#187;. Al-K&#257;hina r&#233;gna sur plusieurs tribus de de 685 environ &#224; 704 ou 705. &#192; la fin du VIIe si&#232;cle, l' Afrique Berb&#232;res du Nord voit s'affronter trois forces : les Byzantins d'abord, solidement implant&#233;s sur les c&#244;tes, avec Carthage surtout et Septem (Ceuta) comme points d'appui ; les Arabes, ensuite, qui arrivent de l'est et tentent de p&#233;n&#233;trer en Ifriqiyya (actuelle Tunisie) et, de l&#224;, dans tout le Maghreb (Occident) ; les Berb&#232;res enfin, habitants des lieux, groupe homog&#232;ne du point de vue ethnique mais profond&#233;ment divis&#233; selon qu'ils sont nomades ou s&#233;dentaires, agriculteurs ou citadins commer&#231;ants, chr&#233;tiens ou juifs. Carthage tombe (695) devant Hasan ibn al-Nu'm&#257;n al-Ghass&#257;n&#299;, nouveau gouverneur de l'Ifriqiyya.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'empereur L&#233;ontios r&#233;ussit &#224; reprendre la ville, mais seulement pour trois ans. De son c&#244;t&#233; la K&#257;hina parvient &#224; refaire l'unit&#233; berb&#232;re autour de sa personne et de sa tribu. Elle &#233;crase l'arm&#233;e d'Ibn al-Nu'm&#226;n, sur les bords de la Miskiy&#226;na (pr&#232;s de T&#233;bessa) dans le Constantinois et la repousse en Tripolitaine. En 698, Ibn al-Nu'm&#257;n reporte ses efforts sur Carthage qu'il enl&#232;ve, mettant les Byzantins en d&#233;route : la ma&#238;trise des mers dans le bassin occidental de la M&#233;diterran&#233;e passe aux Arabes. Ibn al-Nu'm&#257;n fonde Tunis .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un seul obstacle se dresse encore devant l'avance des Arabes vers l'ouest : la K&#257;hina et le royaume qu'elle a constitu&#233; au Maghreb. &#194;me d'une r&#233;sistance intransigeante, elle aurait pratiqu&#233; la politique d&#233;sesp&#233;r&#233;e de la terre br&#251;l&#233;e, saccageant le pays, d&#233;truisant les villes et br&#251;lant les plantations pour en d&#233;tourner les Arabes et les d&#233;courager. Cette politique lui ali&#232;ne la population s&#233;dentaire, tant citadine (grecque et berb&#232;re) que campagnarde. Ibn al-Nu'm&#257;n tire parti de cette situation , r&#233;clame et re&#231;oit des renforts arm&#233;s que le calife &#8216;Abd al-Malik vient de lui envoyer (702) et reprend l'offensive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La tradition veut qu'&#224; la veille de la bataille qu'elle savait d&#233;cisive, la K&#257;hina, pla&#231;ant l'int&#233;r&#234;t de la famille avant celui de la tribu, ait intim&#233; l'ordre &#224; ses deux fils de rejoindre les rangs des Arabes. Y ont-ils, en sus, re&#231;u un commandement et poursuivi la guerre contre les Berb&#232;res ? Certaines sources le pr&#233;tendent. La bataille eut lieu &#224; Tabarqa. La K&#257;hina y fut vaincue et d&#233;capit&#233;e au lieu dit depuis B&#299;r al-K&#257;hina (le puits de la K&#257;hina).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La voie vers l'Atlantique &#233;tait ouverte aux Arabes. L'histoire de cette femme fougueuse et indomptable (la &#171; D&#233;borah berb&#232;re &#187;) est en grande partie l&#233;gendaire : les romanciers s'en sont empar&#233;s. Philippe OUANN&#200;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Philippe OUANN&#200;S&lt;br class='autobr' /&gt;
Universalis&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Parcours d'Ibn Khaldoun - 2eme partie -</title>
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		<dc:creator>Nedjma Institute</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Gr&#226;ce &#224; l'intervention de son ami le prince de Marrakech, Le climat devenant de jour en jour malsain, il d&#233;cide de s'embarquer pour Grenade en 1374 Mais l&#224; non plus, Il n'y avait plus rien &#224; esp&#233;rer, une fois arriv&#233; &#224; Grenade, Mouhammad V, oublient curieusement les pr&#233;cieux services qu'ibn Khaldoun lui a rendus nagu&#232;re, se d&#233;barrasse de celui-ci en le faisant d&#233;barquer au port de Honein (pr&#232;s de Tlemcen) le livrant ainsi &#224; la merci d'Abou Hammou Il, &#233;mir &#8216;abdel wadide. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais fort (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nedjma.org/-Ibn-Khaldoun-" rel="directory"&gt;Ibn Khaldoun&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Gr&#226;ce &#224; l'intervention de son ami le prince de Marrakech, Le climat devenant de jour en jour malsain, il d&#233;cide de s'embarquer pour Grenade en 1374 Mais l&#224; non plus, Il n'y avait plus rien &#224; esp&#233;rer, une fois arriv&#233; &#224; Grenade, Mouhammad V, oublient curieusement les pr&#233;cieux services qu'ibn Khaldoun lui a rendus nagu&#232;re, se d&#233;barrasse de celui-ci en le faisant d&#233;barquer au port de Honein (pr&#232;s de Tlemcen) le livrant ainsi &#224; la merci d'Abou Hammou Il, &#233;mir &#8216;abdel wadide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais fort heureusement, entre-temps, Wanzamma chef d'une puissante tribu arabe et ancien alli&#233; de la dynastie m&#233;rinide, s'est ralli&#233; &#224; Abou Hammou Il. Wanzammar, &#233;tant un grand ami d'ibn Khaldoun, et ce, de longue date, intervient naturellement en sa faveur. L'&#233;mir de Tlemcen profite de l'occasion pour charger encore une fois Ibn Khaldoun d'une mission &#224; Biskra. Mais, en cours de route, notre h&#233;ros renonce &#224; cette t&#226;che en s'&#233;tablissant dans une forteresse appartenant &#224; son protecteur Wanzammar la qal'a des Bani Sallam situ&#233;e sur un piton &#224; proximit&#233; de tawghzout, aux environs de Frenda (Alg&#233;rie actuelle). C'est l&#224; qu'il compose la Mouqaddima et une bonne partie de l'Histoire des Berb&#232;res. Il y demeure de 1375 &#224; 1378.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la fin de 1378, il regagne Tunis afin de consulter des livres n&#233;cessaires &#224; la correction de son &#339;uvre monumentale. Une fois &#224; Tunis, Ibn Khaldoun se fait estimer par toute la population. Tout en continuant &#224; r&#233;diger l'Histoire des Berb&#232;res, il demande et obtient un poste de professeur. Son enseignement est d'une : qualit&#233; telle, que les &#233;tudiants l'adorent et n'h&#233;sitent pas &#224; d&#233;serter les cours de son puissant rival Ibn &#8216;Arafa pour suivre les siens, ce qui ne manque pas de rendre furieux celui-ci. Aussi d&#233;cide-t-il d'intriguer contre lui. Mais, Ibn Khaldoun, lass&#233; des complots, des pol&#233;miques st&#233;riles, quitte le Maghreb en 1382 pour l'Egypte. Le public lui fait un accueil enthousiaste tellement sa notori&#233;t&#233; est immense. Le roi Barqo&#252;q le nomme &#224; la charge de Grand qadi mal&#233;kite dont le d&#233;tenteur vient d'&#234;tre r&#233;voqu&#233;..Ibn Khaldoun perdra et r&#233;cup&#233;rera cette fonction jusqu'&#224; sa mort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il affirme que cette valse de nominations et de destitutions est due strictement au fait qu'il s'est fait beaucoup d'ennemis dans la haute soci&#233;t&#233; &#233;gyptienne dont la plupart des membres sont corrompus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jamais l'auteur de la Mouqaddima n'a accept&#233; de se montrer agr&#233;able au profit de qui que ce soit en transgressant les lois alors en vigueur. Il a toujours rejet&#233; sans h&#233;siter toute forme de compromission. Parall&#232;lement &#224; sa fonction de Grand qadi mal&#233;kite, Ibn Khaldoun a enseign&#233; dans plusieurs Instituts. Fid&#232;le &#224; son attachement vis-&#224;-vis de sa famille, il lui demande de le rejoindre au Caire. Malheureusement, tous les membres de celle-ci meurent dans un naufrage au large de la Libye. Il confie que cette catastrophe est le coup le plus dur qu'il ait jamais ressenti dans son existence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un dernier &#233;v&#233;nement important m&#233;rite d'&#234;tre signal&#233; : c'est la rencontre d'ibn Khaldoun avec Timour Leng (Tamerlan) en Janvier 1401, &#224; la fin de sa vie combien riche et mouvement&#233;e. Timour Leng, surnomm&#233; ie &#171; boiteux &#187; et tristement c&#233;l&#232;bre pour sa cruaut&#233;, vient d'envahir la Syrie et s'appr&#234;te &#224; donner l'assaut &#224; Damas, la capitale&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Abdelghani Megherbi&lt;br class='autobr' /&gt;
IBN KHALDOUN sa vie et son &#339;uvre&lt;br class='autobr' /&gt;
Num&#233;ro de la page : pp ( 10,11 )&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Parcours d'Ibn Khaldoun - 1ere partie -</title>
		<link>https://www.nedjma.org/Parcours-d-Ibn-Khaldoun-1ere-partie</link>
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		<dc:creator>Nedjma Institute</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;En 1352, &#224; l'&#226;ge de vingt ans, il entre en qualit&#233; de &#8220;secr&#233;taire au service du sultan Abou Ish&#226;&#228;q. Mais cette occupation ne tardera pas &#224; le lasser ; aussi d&#233;cide-t-il de quitter le sultan &#224; la premi&#232;re occasion favorable. Celle ci ne se laisse pas trop longtemps attendre, puisque la m&#234;me ann&#233;e, une guerre &#233;clate entre l'&#233;mir de Tunis et celui de Constantine. Ibn Khaldoun met &#224; profit cette guerre chaude pour aller se reposer &#224; Biskra. &lt;br class='autobr' /&gt;
En 1354 une fois rentr&#233; &#224; Tunis, il se marie avec une (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nedjma.org/-Ibn-Khaldoun-" rel="directory"&gt;Ibn Khaldoun&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 1352, &#224; l'&#226;ge de vingt ans, il entre en qualit&#233; de &#8220;secr&#233;taire au service du sultan Abou Ish&#226;&#228;q. Mais cette occupation ne tardera pas &#224; le lasser ; aussi d&#233;cide-t-il de quitter le sultan &#224; la premi&#232;re occasion favorable. Celle ci ne se laisse pas trop longtemps attendre, puisque la m&#234;me ann&#233;e, une guerre &#233;clate entre l'&#233;mir de Tunis et celui de Constantine. Ibn Khaldoun met &#224; profit cette guerre chaude pour aller se reposer &#224; Biskra.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1354 une fois rentr&#233; &#224; Tunis, il se marie avec une fille d'une famille influente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, cet heureux &#233;v&#233;nement ne peut le retenir dans sa ville natale, car quelques mois apr&#232;s, il se rend &#224; F&#232;s o&#249; il parach&#232;ve sa formation intellectuelle. Le cadre lui est favorable &#224; tel point, dans la capitale m&#233;rinide, qu'il r&#233;ussit gr&#226;ce &#224; sa tr&#232;s grande intelligence, &#224; se faire nommer secr&#233;taire principal du sultan Abou &#8216;In&#228;n, Celui-ci, influenc&#233; par certains courtisans hostiles &#224; Ibn Khaldoun, fait jeter ce dernier en prison en 1356. Apr&#232;s la mort d'Abou In&#226;n, non seulement il se fait lib&#233;rer, mais obtient encore la charge de qadi mal&#233;kite. Cependant, la situation politique se d&#233;t&#233;riorant de plus en plus, il part pour Grenade (Espagne) en 1362 ; Le sultan andalou na&#231;ri de lui fait un accueil somptueux. C'est &#224; Grenade qu'ibn Khaldoun se lie d'amiti&#233; avec ibn A&#207; Khatib (1313-1374), philosophe de grande renomm&#233;e et vizir du prince na&#231;ride Mouhammad V.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;pit de sa nomination &#224; la t&#234;te d'un poste &#233;lev&#233;, Ibn Khaldoun quitte l'Andalousie pour Bougie en 1365 o&#249; un de ses amis, le prince hafcide Abou &#8216;Abdallah vient de s'emparer du pouvoir. Outre la charge de Premier Ministre, lbn Khaldoun assure dans cette ville les fonctions de pr&#233;dicateur &#224; la grande mosqu&#233;e d'El qa&#231;aba Mais peu de temps apr&#232;s, les choses se g&#226;tent. La ville de Bougie tombe entre les mains d'Aboul &#8216;Abbas, autre prince hafcide, ce qui incite Ibn Khaldoun &#224; prendre la fuite et &#224; se r&#233;fugier &#224; Tlemcen chez le prince &#8216;abdelwadide Abou Hammou Il. Celui-ci le charge de se rendre &#224; Biskra en vue de lui recruter les soldats parmi les tribus arabes Dhaw&#228;wida. Ibn Khaldoun s'acquitte de sa t&#226;che consciencieusement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1370, il regagne Tlemcen pour assumer les fonctions de Premier Ministre, mais cela ne dure pas longtemps car quelque temps apr&#232;s la guerre &#233;clate entre Tlemcen et F&#232;s. Ibn Khaldoun, voulant retourner &#224; Biskra &#8221; O&#249; il aurait &#233;t&#233; en s&#233;curit&#233; chez son ami Ahmed Ibn Mozni, est arr&#234;t&#233; sur la route par des soldats m&#233;rinides&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;lanc&#233;s &#224; sa poursuite. Il sauve sa t&#234;te en acceptant de se rendre encore une fois &#224; Biskra pour recruter des combattants pour le compte de F&#232;s. Il quitte le Sud en 1372, juste au moment o&#249; une crise dynastique intervient pour tout remettre en cause. En effet, Abou Hammou ll, &#233;cart&#233; de son tr&#244;ne, reconquiert celui-ci et lance ses partisans &#224; la recherche d'ibn Khaldoun en vue de se venger de lui. Cependant celui-ci parvient &#224; rejoindre F&#232;s sans encombre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A F&#232;s, o&#249; la situation demeure confuse, Ibn Khaldoun se retrouve en prison o&#249; heureusement il ne reste pas&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Abdelghani Megherbi&lt;br class='autobr' /&gt;
IBN KHALDOUN sa vie et son &#339;uvre&lt;br class='autobr' /&gt;
Num&#233;ro de la page : pp ( 8,9 )&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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