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		<title>Qui &#233;taient les fr&#232;res Barberousse ?</title>
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&lt;p&gt;Quatre &#233;cumeurs des mers, dont deux sabreurs de premi&#232;re qualit&#233;, portent le nom de Barberousse : 'Aroudj, Khair ed-Din (le Barberousse), Ilyas et Ishaq, tous fils d'un modeste potier de Medelin (ou M&#233;telin), dans l'&#238;le grecque de Lesbos, du nom de Yacoub d'Yenidjewardar. &lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis cinq si&#232;cles, deux d'entre eux, 'Aroudj et Khair ed-Din, adoub&#233;s par les sultans de la Porte, re&#231;oivent les honneurs militaires des marins les plus chevronn&#233;s qui en ont fait des chefs. On se les repr&#233;sente comme (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nedjma.org/-Histoire-" rel="directory"&gt;Histoire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.nedjma.org/local/cache-vignettes/L150xH92/ilustration_barberousse_2-bf686.png?1778124808' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='92' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quatre &#233;cumeurs des mers, dont deux sabreurs de premi&#232;re qualit&#233;, portent le nom de Barberousse : 'Aroudj, Khair ed-Din (le Barberousse), Ilyas et Ishaq, tous fils d'un modeste potier de Medelin (ou M&#233;telin), dans l'&#238;le grecque de Lesbos, du nom de Yacoub d'Yenidjewardar.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis cinq si&#232;cles, deux d'entre eux, 'Aroudj et Khair ed-Din, adoub&#233;s par les sultans de la Porte, re&#231;oivent les honneurs militaires des marins les plus chevronn&#233;s qui en ont fait des chefs. On se les repr&#233;sente comme des Jack Sparrow &#8211; du film Pirates des Cara&#239;bes &#8211;, d&#233;mons sans foi ni loi, sanguinaires, puissants et authentiques briscards des mers, flibustiers intr&#233;pides et invincibles. 'Aroudj et Khair ed-Din furent appel&#233;s Barberousse &#8211; nom qui a d'abord &#233;t&#233; donn&#233; &#224; l'un d'eux &#8211; lors de leur s&#233;jour &#224; Tunis, en 1504. D&#232;s 1515, ils firent des incursions en Alg&#233;rie &#224; partir de Jijel, une base de l'Est alg&#233;rien. Henri Delmas de Grammont indique, dans une &#233;tude de La Revue africaine, que &#171; les pi&#232;ces officielles n'emploient que le vocable Barbara, soit qu'elles nomment 'Aroudj, soit qu'elles parlent de son fr&#232;re Khair ed-Din. En Italie, on dit Barbarossa ; en France, le roi et ses ambassadeurs &#233;crivent Barberousse. Mais tous, Espagnols, Italiens et Fran&#231;ais, lorsqu'ils se servent de la langue latine, disent : Oenobarbus Turchus (Le Turc &#224; la barbe rouge) &#187; (La Revue africaine, 1885).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres noms, parfois attribu&#233;s &#224; tort, circulent : Aruch, Horruc, Orox, Homich&#8230; &#192; moins que toute cette g&#233;n&#233;alogie africaine ne remonte tout simplement &#224; Fr&#233;d&#233;ric I er de Hohenstaufen, dit &#233;galement Fr&#233;d&#233;ric Barberousse (1122-1190), qui r&#233;gna en Allemagne et en Italie, o&#249; il re&#231;ut le surnom de Barberousse, en raison de son impressionnante pilosit&#233;. Dans l'entr&#233;e &#171; Alg&#233;rie &#187; de la Nouvelle Encyclop&#233;die am&#233;ricaine, Engels &#233;crivait : Barberousse Horuk. En r&#233;alit&#233;, il n'y aucune indication pr&#233;cise quant &#224; la couleur de la barbe d' 'Aroudj et de ses fr&#232;res, et rien ne dit que sa barbe e&#251;t &#233;t&#233; vraiment rousse ou rouge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon Waslin Esterhazy, auteur de De la domination turque dans l'ancienne R&#233;gence d'Alger, le nom Barberousse vient de ce que les Europ&#233;ens n'arrivaient pas &#224; prononcer correctement 'Aroudj. Ils ont finalement opt&#233; pour Barberousse, qui pr&#233;valut tant pour la facilit&#233; de la langue, qui ne pouvait plus fourcher, que pour l'image qu'il donnait d'un corsaire roux ou rouge, redout&#233; de tous. La ville o&#249; se forgea cette r&#233;putation si sulfureuse est Alger, mais le terrain de jeu du corsaire fut infiniment plus vaste, s'&#233;tendant de la M&#233;diterran&#233;e aux mers du Nord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alger &#233;tait, au milieu du XVIe si&#232;cle, &#171; une ville de pirates insolents &#187;, ainsi que le rappelle si suavement Venture de Paradis, qui avaient r&#233;ussi &#224; en faire une escale redout&#233;e par la plupart des flottes &#233;trang&#232;res, mais aussi une capitale m&#233;diterran&#233;enne. Apr&#232;s avoir ferraill&#233; avec toutes les nations maritimes, conquis T&#233;n&#232;s et Tlemcen, Baba 'Aroudj mourut au combat, en 1518, dans une bataille contre les Espagnols, &#224; la fronti&#232;re marocaine, &#224; quelques encablures de Tlemcen. Khair ed-Din rallia l'arm&#233;e en d&#233;route de son fr&#232;re Baba 'Aroudj, dont il prit naturellement le commandement, avant de s'emparer du Pe&#241;&#243;n d'Alger (1529). Selon les historiens, il aurait us&#233; d'un stratag&#232;me assez efficace, celui d'Hippom&#232;ne qui, dans sa lutte contre Atalante, avait eu le trait de g&#233;nie de semer derri&#232;re lui des tr&#233;sors afin d'assouvir la cupidit&#233; de ses poursuivants, de les disperser et de les ralentir suffisamment pour pouvoir leur &#233;chapper. L'ann&#233;e de la mort de son fr&#232;re, 1518, Khair ed-Din fut &#233;lu par les acclamations du peuple d'Alger.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_155 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;160&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.nedjma.org/local/cache-vignettes/L500xH370/la_ville_d_alger_16eme_siecle-8c779.jpg?1778124808' width='500' height='370' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;La ville d'Alger au 16eme si&#232;cle
&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;Stoopendael (1636&#8211;1707), La Ville d'Alger, impression sur cuivre coloris&#233;e, 26&#215;34 cm, vers 1680 1690. Rijksmuseum, Amsterdam.
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Cela combla d'aise le sultan ottoman S&#233;lim I er , lui-m&#234;me confirm&#233; dans son r&#244;le de parrain de la R&#233;gence. D'ailleurs, les sultans ottomans auront un droit de regard direct sur les beys d'Alger jusqu'en 1711. Le 27 mai 1529, Khair ed-Din chassa du Pe&#241;&#243;n d'Alger le gouverneur Martin de Vargas, apr&#232;s avoir &#233;chou&#233; dans sa tentative de le convertir &#224; l'islam. Comme Vargas s'obstinait dans son refus, il fut bastonn&#233;, tant et si bien qu'il rendit l'&#226;me. Peu de temps apr&#232;s, Khair ed-Din fut rappel&#233; &#224; Constantinople o&#249; il fut nomm&#233; capitan. De l'autre c&#244;t&#233; du d&#233;troit de Gibraltar, les Espagnols &#233;taient furieux. En septembre 1516, ils arm&#232;rent une flotte importante plac&#233;e sous l'autorit&#233; de Diego de la Vera, avec pour mission de punir l'offense qu'ils avaient subie de la part des Alg&#233;riens.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_156 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;26&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.nedjma.org/local/cache-vignettes/L184xH274/selim_i-f7f9c.jpg?1778124808' width='184' height='274' alt='Selim I : Sultan ottoman' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Selim I : Sultan ottoman
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Diego de la Vera fut &#233;cras&#233; et plus de mille cinq cents de ses soldats p&#233;rirent lors de l'assaut, &#224; un endroit qui aurait donn&#233; son nom au quartier de Bab el-Oued. Le XIXe si&#232;cle ne fut pas de tout repos pour les habitants d'Alger, car les attaques des marines europ&#233;ennes, essentiellement anglaise, danoise, espagnole et fran&#231;aise, se multipli&#232;rent. Les Anglais ouvrirent les hostilit&#233;s et furent les plus destructeurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1816, notamment, l'attaque conduite par lord Exmouth (1757-1833) pour lib&#233;rer des esclaves chr&#233;tiens encore retenus dans les ge&#244;les alg&#233;riennes fut durement ressentie par le pacha d'Alger et sa suite. Deux ann&#233;es plus tard, une armada europ&#233;enne, chr&#233;tienne plus exactement, cingla vers Alger. Accul&#233;, le dey fut contraint d'abandonner d&#233;finitivement la course en M&#233;diterran&#233;e. Il faut noter, &#224; cet &#233;gard, la rivalit&#233; constante des Anglais et des Fran&#231;ais en ce qui concerne la ma&#238;trise totale des mers, l'Angleterre s'&#233;tant d&#233;j&#224; adjug&#233;e de beaux troph&#233;es dans la lointaine Asie et sur la plupart des mers chaudes du globe. Autre fait majeur : si la marine espagnole a toujours eu des vell&#233;it&#233;s de domination de la c&#244;te barbaresque, qui va de Tanger &#224; Bizerte, et connu des d&#233;m&#234;l&#233;s avec les marines de ses trois pays, la flotte portugaise ne s'est jamais aventur&#233;e dans ces parages, se contentant de tenir les ports atlantiques et ceux de l'oc&#233;an Indien : Mozambique, Mombasa, ainsi que quelques comptoirs de la fa&#231;ade orientale de l'oc&#233;an Indien.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Malek Chebel &lt;br class='autobr' /&gt;
Dictionnaire amoureux de l'Alg&#233;rie&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>L'&#233;ternel Jugurtha</title>
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		<dc:creator>Nedjma Institute</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;On reconna&#238;t d'abord Jugurtha &#224; la chaleur, &#224; la violence de son temp&#233;rament. Il embrasse l'id&#233;e avec passion ; il lui est difficile de maintenir en lui le calme, la s&#233;r&#233;nit&#233;, l'indiff&#233;rence, o&#249; la raison cart&#233;sienne &#233;chafaude ses constructions. Il ne conna&#238;t la pens&#233;e que militante et arm&#233;e pour ou contre quelqu'un. Il aper&#231;oit l'id&#233;e pure comme un &#233;clair au flanc de l'orage. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'imagination aussit&#244;t s'en empare, lui donne une forme et l'exag&#232;re en vision. Priv&#233; de la chaleur de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nedjma.org/-Histoire-" rel="directory"&gt;Histoire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On reconna&#238;t d'abord Jugurtha &#224; la chaleur, &#224; la violence de son temp&#233;rament. Il embrasse l'id&#233;e avec passion ; il lui est difficile de maintenir en lui le calme, la s&#233;r&#233;nit&#233;, l'indiff&#233;rence, o&#249; la raison cart&#233;sienne &#233;chafaude ses constructions. Il ne conna&#238;t la pens&#233;e que militante et arm&#233;e pour ou contre quelqu'un. Il aper&#231;oit l'id&#233;e pure comme un &#233;clair au flanc de l'orage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'imagination aussit&#244;t s'en empare, lui donne une forme et l'exag&#232;re en vision. Priv&#233; de la chaleur de l'enthousiasme et du rago&#251;t de l'&#233;motion, Jugurtha se d&#233;sint&#233;resse du lent progr&#232;s de la pens&#233;e abstraite. Il est po&#232;te ; il lui faut l'image, le symbole, le mythe...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La grandeur du caract&#232;re r&#233;side dans la constance. Elle se manifeste bien plus dans les petites besognes que dans les grandes ; qui n'est pas capable de s'attacher aux petites besognes n'est pas capable non plus de mener &#224; fin les longs desseins, qui exigent continuit&#233; et pers&#233;v&#233;rance dans l'effort. Jugurtha est spontan&#233;ment noble ; il a du go&#251;t pour le drap&#233;, pour l'emphase qu'il ne distingue pas nettement de l'enflure... Jugurtha ne m&#226;che pas longtemps la centaur&#233;e du remords. Il se compla&#238;t dans l'indiff&#233;rence atone, o&#249; il s'abreuve du plus pernicieux des poisons et jusqu'&#224; la naus&#233;e : la tentation de l'absolu. Non pas l'impossible perfection, car l'id&#233;e de perfection repose sur la reconnaissance des limites...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a un go&#251;t tr&#232;s vif pour le plaisir violent et &#226;pre. Il s'abandonne &#224; la volupt&#233; du m&#234;me c&#339;ur qu'il se jette dans l'action, ignorant toute mesure et tout temp&#233;rament. Il est assez lucide pour apercevoir la raison de la volupt&#233; : qu'elle puisse conduire &#224; l'extase, au n&#233;ant o&#249; la conscience d'&#234;tre au monde s'ab&#238;me dans le vertige ; mais il sait que la nuit est un refuge pr&#233;caire : on remonte toujours &#224; la conscience...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui explique l'accent du d&#233;sespoir, permanent et incurable, la m&#233;lancolie d&#233;chirante qui font le charme des grandes complaintes du d&#233;sert. Jugurtha y chante ce qu'il &#233;prouve lorsqu'il se penche sur lui m&#234;me ; comme Narcisse sur sa fontaine, il exhale une plainte o&#249; l'on entend comme un sanglot &#233;ternel le d&#233;sespoir de l'homme orphelin, jouet de forces toutes-puissantes qui l'&#233;crasent. Ces forces ne sont pas seulement les forces ext&#233;rieures ; les plus redoutables, il sait bien &#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Jean Amrouche&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Haroun Rachid </title>
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		<description>
&lt;p&gt;Immortel ou presque. Sinon comment expliquer la notori&#233;t&#233; multis&#233;culaire de ce souverain, le cinqui&#232;me des Abbassides de Bagdad ? Sans aucun doute les Mille et Une Nuits ont fait de lui le monarque &#233;clair&#233; que les Arabes n'avaient pas encore eu, ou du moins pas avec ce panache ni ce sens de la vie. Monarque &#233;clair&#233;, curieux et tol&#233;rant, en effet, il le fut et sans r&#233;serve, sauf lorsqu'il constata que ses vizirs, les Baramika, ou Barm&#233;kides, qu'il avait nomm&#233;s ou conserv&#233;s &#224; leur poste de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Immortel ou presque. Sinon comment expliquer la notori&#233;t&#233; multis&#233;culaire de ce souverain, le cinqui&#232;me des Abbassides de Bagdad ? Sans aucun doute les Mille et Une Nuits ont fait de lui le monarque &#233;clair&#233; que les Arabes n'avaient pas encore eu, ou du moins pas avec ce panache ni ce sens de la vie. Monarque &#233;clair&#233;, curieux et tol&#233;rant, en effet, il le fut et sans r&#233;serve, sauf lorsqu'il constata que ses vizirs, les Baramika, ou Barm&#233;kides, qu'il avait nomm&#233;s ou conserv&#233;s &#224; leur poste de secr&#233;taires, ne s'embarrassaient pas de scrupules, en particulier avec son propre entourage f&#233;minin. D&#233;pit&#233;, Haroun Rachid (766-809) avait s&#233;vi violemment. D&#233;masqu&#233;s, les tra&#238;tres furent d&#233;mis de toutes leurs fonctions en janvier 803, l'un d&#233;capit&#233; &#8211; Ja'far le p&#232;re &#8211;, les autres jet&#233;s en prison &#8211; les fils Yahya et Al-Fadl. Les deux facettes de la personnalit&#233; du calife ont laiss&#233; de lui une image exceptionnelle. Durant la premi&#232;re partie de sa vie, Haroun Rachid &#233;tait rest&#233; en dehors de la succession au tr&#244;ne ; c'&#233;tait la mort subite de son fr&#232;re Al-Hadi qui lui avait ouvert la voie du califat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seconde partie de sa vie sera celle du potentat &#233;clair&#233; et du m&#233;c&#232;ne, amoureux des arts et des lettres, passionn&#233; de controverses philosophiques, de po&#233;sie bachique, de vin bien s&#251;r, et de mignons. On l'a dit homosexuel ? La question peut se poser, sans qu'elle soit d'ailleurs aussi importante qu'on pourrait le penser car, &#224; l'&#233;poque, l'islam, mais aussi les musulmans, n'&#233;taient pas aussi bigots qu'ils le sont aujourd'hui, au moins une partie d'entre eux. Le r&#232;gne d'Haroun Rachid a repr&#233;sent&#233; un &#226;ge d'or auquel se r&#233;f&#232;rent, encore aujourd'hui, de nombreux souverains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Veulent-ils pour autant faire croire que le faste de Bagdad au temps des Abbassides peut, &#224; lui seul, gommer la d&#233;liquescence de la plupart des r&#233;gimes qu'ils ont instaur&#233;s aujourd'hui ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Malek Chebel &lt;br class='autobr' /&gt;
Dictionnaire amoureux de l'Islam.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Goethe et l'Orient </title>
		<link>https://www.nedjma.org/Goethe-et-l-Orient</link>
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		<dc:creator>Nedjma Institute</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Hormis quelques relations de voyages, nous savons peu du lien que les Allemands entretiennent avec la culture et la civilisation arabo-musulmanes. Je ne compte pas les diff&#233;rentes guerres imp&#233;riales entre la Turquie ottomane et l'Empire austro-hongrois, qui ont donn&#233; lieu &#224; de nombreux r&#233;cits de bataille. Bien s&#251;r, il y eut quelques missions men&#233;es par des diplomates, des messagers, des hommes du monde. Au XIX e si&#232;cle, Mehren, un arabisant d'origine allemande, a m&#234;me d&#233;couvert une (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nedjma.org/-Histoire-" rel="directory"&gt;Histoire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Hormis quelques relations de voyages, nous savons peu du lien que les Allemands entretiennent avec la culture et la civilisation arabo-musulmanes. Je ne compte pas les diff&#233;rentes guerres imp&#233;riales entre la Turquie ottomane et l'Empire austro-hongrois, qui ont donn&#233; lieu &#224; de nombreux r&#233;cits de bataille. Bien s&#251;r, il y eut quelques missions men&#233;es par des diplomates, des messagers, des hommes du monde. Au XIX e si&#232;cle, Mehren, un arabisant d'origine allemande, a m&#234;me d&#233;couvert une correspondance entre le philosophe soufi* Ibn Sab'in Abd al-Haqq et l'empereur Fr&#233;d&#233;ric II Hohenstaufen, mais leurs &#233;changes sont demeur&#233;s lapidaires et sans suivi. Aux XVIII e et XIX e si&#232;cles, des relations plus t&#233;nues semblent se nouer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son Divan occidental-oriental, West&#246;stlicher Diwan, Johann Wolfgang von Goethe (1749- 1832) tente de s'affranchir de toutes les inhibitions li&#233;es &#224; l'histoire mouvement&#233;e de ces deux civilisations, guerres comprises, pour se mesurer au Diwan* du po&#232;te persan Hafiz, mort en 1389 mais dont la traduction allemande venait tout juste de para&#238;tre (1813-1814).&lt;br class='autobr' /&gt;
Goethe &#233;tait attir&#233; depuis longtemps par l'Orient et il avait consacr&#233; au Proph&#232;te un po&#232;me quelques ann&#233;es plus t&#244;t (1773). Dans ce recueil po&#233;tique, celui qui &#171; domina la litt&#233;rature allemande pendant un demi-si&#232;cle &#187; (dixit Napol&#233;on) voulait traduire la renaissance sensorielle et le rajeunissement physique et spirituel d'un homme d&#233;j&#224; m&#251;r &#8211; Goethe avait alors 70 ans &#8211; &#233;pris de passion pour Marianne von Willemer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Con&#231;u comme le voyage po&#233;tique d'un Occidental en Orient, un peu &#224; la mani&#232;re des Lettres persanes mais &#224; l'inverse, son Divan occidental-oriental, &#233;crit en 1819, est, selon les propres termes de Goethe, une &#171; seconde pubert&#233; &#187;, tandis que Heinrich Heine, son contemporain, pr&#233;tendait qu'il &#233;tait &#171; la chaleur du sein de l'Orient &#187; que l'Occident recherche car il est d&#233;go&#251;t&#233; de sa faible et froide spiritualit&#233;. Il faut dire que la r&#233;daction de l'&#339;uvre, qui correspondait aussi &#224; un retour du po&#232;te aux sources de son enfance en Rh&#233;nanie, transcende le cycle ordinaire de la passion pour s'&#233;lever &#224; un niveau d'universalit&#233; que n'ont pas les autres &#233;crits de Goethe : &#171; Fuis donc vers le pur Orient/Go&#251;ter &#224; l'air des patriaches. &#187; L'un des aspects de cette universalit&#233; du Divan de Goethe fut sa continuit&#233; dans le temps. En effet, le Punjabi Mohammed Iqbal (1873-1938), grand r&#233;formateur de l'islam, a &#233;crit une suite persane au dialogue que Goethe avait imagin&#233; avec Hafiz.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette suite s'appelle Message de l'Orient (Payam-i-Mashriq). Il s'agit d'un long po&#232;me qui vise &#224; redonner &#224; l'homme tout le prestige dont il a &#233;t&#233; trop souvent d&#233;poss&#233;d&#233;. Ne fais pas de f&#234;te sur le rivage O&#249; se meurt doucement la m&#233;lodie de la vie : Plonge dans la mer, lutte avec les vagues ; L'immortalit&#233; est le prix d'un combat (Iqbal). Et puisque j'ai &#233;voqu&#233; la culture allemande, on ne sait pas grand-chose non plus des liens entre l'Autriche et le monde arabe, hormis &#233;videmment l'int&#233;r&#234;t que Sigmund Freud (1856-1939) manifeste pour l'Orient, encore que la civilisation pharaonique l'ait bien plus inspir&#233; que l'islam ou le monde arabe.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Malek Chebel&lt;br class='autobr' /&gt;
Dictionnaire amoureux de l'Islam.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Le testament de Mossadegh</title>
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		<dc:date>2025-10-18T00:49:34Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Malek Bennabi</dc:creator>



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&lt;p&gt;Mohamed Mossadegh n'est plus : un grand et &#233;mouvant t&#233;moin de notre &#233;poque dispara&#238;t. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le t&#233;moignage qu'il laisse derri&#232;re lui est riche d'enseignement. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour ses compatriotes qui l'ont suivi &#224; sa derni&#232;re demeure, il laisse un testament qui r&#233;serve certainement des surprises dans la politique iranienne. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour nous, il laisse un message qui rappelle les moments sombres et exaltants d'une &#233;poque de gestation qui allait enfanter notre r&#233;volution. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mossadegh a &#233;t&#233; port&#233; au pouvoir en 1950 (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nedjma.org/-Histoire-" rel="directory"&gt;Histoire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Mohamed Mossadegh n'est plus : un grand et &#233;mouvant t&#233;moin de notre &#233;poque dispara&#238;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le t&#233;moignage qu'il laisse derri&#232;re lui est riche d'enseignement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ses compatriotes qui l'ont suivi &#224; sa derni&#232;re demeure, il laisse un testament qui r&#233;serve certainement des surprises dans la politique iranienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour nous, il laisse un message qui rappelle les moments sombres et exaltants d'une &#233;poque de gestation qui allait enfanter notre r&#233;volution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mossadegh a &#233;t&#233; port&#233; au pouvoir en 1950 par une r&#233;volte du Bazar. C'est une &#233;meute du bas quartier de T&#233;h&#233;ran qui l'a balay&#233; en 1953.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas une trag&#233;die comme les autres. Elle avait des reflets parfois burlesques lorsqu'on imagine la silhouette d'un Kachani portant son linceul sur la t&#234;te, en signe de sa d&#233;termination &#224; je ne sais quelle farce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais son intensit&#233; tragique ne pouvait &#234;tre mieux exprim&#233;e que par ce malade. Mossadegh est entr&#233; dans la m&#233;moire des hommes en pyjama, comme Ghandi avec son dhoti.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son apparition au firmament politique, a co&#239;ncid&#233; avec les moments les plus critiques dans les relations internationales d'apr&#232;s-guerre alors que le souffle annonciateur de l'esprit de Banda&#230;ng commen&#231;ait &#224; balayer l'Afrique et l'Asie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Iran avait subi traditionnellement le sort des pays colonis&#233;s. Il devait supporter en cons&#233;quence, en plus du fardeau de ses propres carences, la contrainte de la strat&#233;gie globale des grands.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec les pays voisins du Moyen-Orient, il &#233;tait expos&#233; en particulier &#224; une pression du pacte de Bagdad. Mossadegh prenait donc le pouvoir en 1950 dans une conjoncture tout &#224; fait d&#233;favorable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il se trouvait entre les deux branches d'une tenaille, entre une situation int&#233;rieure dont il ne semblait pas saisir le contenu sociologique exact, et une situation ext&#233;rieure avec laquelle il n'avait aucune chance de compromis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sa conception politique &#233;tait paritaire et sommaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son regard ne voyait que l'I.P.C., sans avoir une id&#233;e pr&#233;cise du sol dans lequel elle plantait ses racines. A l'ext&#233;rieur, Mossadegh voyait bien le pacte colonial, mais ne voyait pas ses valets et ses complices au-dedans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il livre bataille sur le terrain politique &#224; l'ONU et sur le terrain juridique &#224; la Haye.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'une mani&#232;re inattendue, il marqua m&#234;me des points dans la nationalisation, en d&#233;montrant que son pays pouvait l'assurer convenablement, du point de vue technique, du moins en ce qui concerne l'extraction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet &#233;pisode ressemble, par l'&#233;norme responsabilit&#233; qu'il posait sur les &#233;paules d'un pays impr&#233;par&#233;, &#224; la nationalisation de la Compagnie du Canal de Suez en Juillet 1956.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224; aussi la finance internationale avait mis&#233; sur &#8216;&#8216;l'incapacit&#233; technique&#8221; de l'Egypte pour faire avorter cette mesure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais malgr&#233; le d&#233;part massif des pilotes europ&#233;ens soudoy&#233;s, l'Egypte tint sa gageure parce que son esprit r&#233;volutionnaire le lui permettait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Alg&#233;rie, on avait suivi avec passion les deux phases de cette bataille hom&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et ce n'est pas sans orgueil que nous avons enregistr&#233; les premi&#232;res victoires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais pour que Mossadegh ait pu tenir son d&#233;fi jusqu'au bout, il lui e&#251;t fallu disposer d'un capital r&#233;volutionnaire dont il ne disposait pas dans son pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Toudeh ne pouvait avoir avec lui qu'une alliance d'opportunit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#244;le de l'Islam dans la politique iranienne ne pouvait &#234;tre jou&#233; par un Islam de caricature incarn&#233; par Kachani qui s'&#233;vada de l'ar&#232;ne, son linceul sur la t&#234;te, juste au moment o&#249; le combat prenait une tournure d&#233;cisive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Fedayans-Islam, qui avaient mis fin au r&#233;gime odieux de Ramzmara, sembl&#232;rent eux aussi s'effacer de la sc&#232;ne politique. pour c&#233;der la place &#224; ces truands de T&#233;h&#233;ran qui allaient mettre fin au r&#233;gime de Mossadegh.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celui-ci demeura donc seul dans l'ar&#232;ne avec quelques fid&#232;les comme Hussein Fatimi, qui payera cette t&#233;m&#233;rit&#233; de sa vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, la bataille fut d'une grandeur &#233;pique. Un technicien europ&#233;en du transport qui avait pris en charge les int&#233;r&#234;ts de la New Iranian Company nous la r&#233;suma en quelques mots : &#8216;&#8216;J'ai v&#233;cu, dit-il, quelques semaines extraordinaires o&#249;, dans une explosion d'orgueil national, les Persans prirent possession de la richesse de leur sol. Mais rapidement les r&#233;servoirs d&#233;bord&#232;rent et la production dut &#234;tre stopp&#233;e.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la bataille aurait pu continuer malgr&#233; les r&#233;servoirs pleins et l'extraction momentan&#233;ment stopp&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il eut fallu, pour cela, que Mossadegh eut &#224; l'esprit une autre &#233;chelle des valeurs sociales, un autre ordre des priorit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un pays colonis&#233; ou semi-colonis&#233; comme l'Iran, ne pouvait pas vaincre le colonialisme sans avoir d'abord r&#233;duit la trahison &#224; l'int&#233;rieur de&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ses fronti&#232;res. Certes, c'est la coalition des int&#233;r&#234;ts strat&#233;giques du moment, et financiers de toujours, qui ont eu raison de Mossadegh.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cette coalition n'aurait pu cependant l'abattre, si son r&#233;gime avait&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;une assise solide dans le pays. Si la religion n'&#233;tait pas trahie par un Kachani, si l'id&#233;al patriotique n'&#233;tait pas compromis par les Fedayans, si les intellectuels iraniens avaient communi&#233; dans un pacte national solennel, il n'y aurait pas eu de truands &#224; la solde de l'&#233;tranger, capables de renverser un gouvernement l&#233;gal.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Malek Bennabi&lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;volution Africaine du 02 Avril 1967.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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