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		<title>Nedjma Institute</title>
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		<title>L'expansion de l'islam</title>
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		<dc:creator>Nedjma Institute</dc:creator>



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&lt;p&gt;Des raids aux conqu&#234;tes &lt;br class='autobr' /&gt; L'Arabie avant l'islam &lt;br class='autobr' /&gt; Au VIe si&#232;cle, &#224; la veille de l'Islam, la coh&#233;sion de la communaut&#233; arabe est encore mal assur&#233;e. C'est &#224; Abou Bakr, le premier calife (632-634), que revient la t&#226;che de guider les croyants : l'adh&#233;sion &#224; l'islam implique l'appartenance &#224; l'umma, &#224; la communaut&#233; des croyants, et la reconnaissance de l'autorit&#233; du calife. Mais de nombreuses tribus d'Arabie refusent de se soumettre, et il faut toute la d&#233;termination du calife pour endiguer (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nedjma.org/-Histoire-de-l-islam-" rel="directory"&gt;Histoire de l'islam&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des raids aux conqu&#234;tes
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'Arabie avant l'islam&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au VIe si&#232;cle, &#224; la veille de l'Islam, la coh&#233;sion de la communaut&#233; arabe est encore mal assur&#233;e. C'est &#224; Abou Bakr, le premier calife (632-634), que revient la t&#226;che de guider les croyants : l'adh&#233;sion &#224; l'islam implique l'appartenance &#224; l'umma, &#224; la communaut&#233; des croyants, et la reconnaissance de l'autorit&#233; du calife. Mais de nombreuses tribus d'Arabie refusent de se soumettre, et il faut toute la d&#233;termination du calife pour endiguer les r&#233;voltes et prendre le contr&#244;le de l'Arabie. Il faut aussi fournir un exutoire &#224; l'effervescence des Arabes, assurer la reprise des activit&#233;s commerciales et donner &#224; tous les croyants un but commun. Et si les premi&#232;res exp&#233;ditions organis&#233;es au temps d'Abou Bakr vers l'Iraq et la Syrie se situent dans la tradition des op&#233;rations de pillage, elles vont tr&#232;s vite faire place, devant la faiblesse de l'adversaire, &#224; de v&#233;ritables conqu&#234;tes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les territoires orientaux
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le r&#232;gne d'Umar Ier (634-644)&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous le r&#232;gne d'Umar Ier, d&#233;sign&#233; par Abou Bakr pour lui succ&#233;der, la majeure partie du Proche Orient passe sous domination arabe. La Syrie Palestine est conquise de 634 &#224; 639 : occupation de Damas en 635, grande victoire contre les forces byzantines en 636 sur la rivi&#232;re Yarmouk, reddition de J&#233;rusalem en 638. La M&#233;sopotamie est conquise dans les m&#234;mes ann&#233;es : en Iraq, victoire de Qadisiyya sur les Perses sassanides en 637 et chute de leur capitale Ct&#233;siphon S&#233;leucie. Puis les Arabes continuent leur avanc&#233;e vers l'est : en 642, victoire de Nehavend en Iran ; prise de Rey en 644 ; occupation du Khorasan en 651. Ces conqu&#234;tes marquent la chute d&#233;finitive des Sassanides, d&#233;j&#224; affaiblis au cours des si&#232;cles pr&#233;c&#233;dents par leurs luttes contre les Romains et les Huns. L'&#201;gypte est conquise &#224; partir de la Syrie : Alexandrie est occup&#233;e en 642 (reprise un temps par les Byzantins, la ville passe d&#233;finitivement aux mains des Arabes en 646). La haute M&#233;sopotamie est conquise dans les ann&#233;es 639-641, l'Arm&#233;nie est soumise en 645-646.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De l'Arm&#233;nie &#224; l'Asie centrale&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous les califes qui succ&#232;dent &#224; Umar, Uthman (644-656) et Ali (656-661), les conqu&#234;tes marquent un temps d'arr&#234;t ; la n&#233;cessit&#233; d'organiser les territoires nouvellement gagn&#233;s &#224; l'islam, mais surtout des dissensions internes, obligent pour un temps les Arabes &#224; mettre fin &#224; leurs exp&#233;ditions. Il faut attendre l'arriv&#233;e au pouvoir de Moawiyya, le premier des califes omeyyades (661-750), pour que reprenne la politique d'expansion qui porte les fronti&#232;res de leur empire de l'Atlantique aux confins de l'Inde. Vers l'est, la Transoxiane, avec Boukhara et Samarkand, est conquise entre 705 et 714. Si l'Indus est atteint en 710, les troupes omeyyades doivent toutefois se replier l&#233;g&#232;rement. En revanche, les Arabes maintiennent leur h&#233;g&#233;monie jusqu'aux confins de l'Asie centrale gr&#226;ce &#224; leur victoire sur des princes du Turkestan et leurs alli&#233;s chinois, &#224; Talas, en 751.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le Bassin m&#233;diterran&#233;en
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Leur objectif majeur reste cependant la prise de Constantinople : entre 680 et 716, plusieurs exp&#233;ditions maritimes pr&#233;c&#232;dent le grand si&#232;ge de 716-717. Vaincus par les Byzantins, les Arabes doivent renoncer &#224; cette conqu&#234;te, qui reste n&#233;anmoins un r&#234;ve, r&#233;alis&#233; en 1453 par les Ottomans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La conqu&#234;te du Maghreb&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La conqu&#234;te est conduite &#224; partir de l'&#201;gypte. La fondation de Kairouan, en 670, marque d&#233;finitivement l'installation des Arabes en Ifriqiya, nom donn&#233; &#224; l'ancienne province romaine d'Afrique, qui correspond approximativement &#224; la Tunisie et au Constantinois actuels. Apr&#232;s la conqu&#234;te d&#233;finitive de Carthage en 698 et la victoire sur les Berb&#232;res en 702, le nouveau gouverneur, Musa ibn Nusayr, soumet le Maghreb jusqu'&#224; l'Atlantique en 708.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'Espagne&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La P&#233;ninsule ib&#233;rique, de 910 &#224; 1492 Chronologie (711)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Espagne tombe bient&#244;t sous la domination arabe. Tariq ibn Ziyad, chef berb&#232;re devenu lieutenant de Musa ibn Nusayr, franchit le d&#233;troit de Gibraltar en 711, bat le roi wisigoth Rodrigue et occupe Cordoue et Tol&#232;de. Vers 714, Musa ibn Nusayr le rejoint en Espagne et prend Saragosse. Les deux chefs occupent la majeure partie de la p&#233;ninsule Ib&#233;rique. En 716, une nouvelle province musulmane, al Andalus (l'Andalousie), est constitu&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La Gaule&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chronologie (732) Ce pays est &#224; son tour soumis aux incursions des Arabes. Pendant plusieurs d&#233;cennies, ils lancent des raids sur le Languedoc, la Provence et la vall&#233;e du Rh&#244;ne. Une exp&#233;dition plus audacieuse, dont le but est sans doute l'abbaye Saint Martin de Tours, est arr&#234;t&#233;e par Charles Martel &#224; Poitiers en 732, date c&#233;l&#232;bre qui marque moins l'arr&#234;t des conqu&#234;tes arabes que la victoire de l'anc&#234;tre des Carolingiens. En effet, les Arabes se maintiennent pendant plusieurs d&#233;cennies dans certaines villes du Sud, dont Narbonne, reprise en 759 par P&#233;pin le Bref.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les facteurs de l'expansion
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; ces coups d'arr&#234;t et ces replis, le r&#233;sultat des conqu&#234;tes est extraordinaire : en l'espace d'un si&#232;cle, les Arabes se sont rendus ma&#238;tres d'un immense empire ; ils ont reconstitu&#233; l'&#339;uvre d'Alexandre le Grand en r&#233;unissant sous une m&#234;me banni&#232;re les territoires de l'Orient perse, du Proche Orient gr&#233;co s&#233;mitique et du Bassin m&#233;diterran&#233;en. Un tel succ&#232;s s'explique par la conjonction de plusieurs facteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Religion et soci&#233;t&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les conqu&#234;tes arabes ont souvent &#233;t&#233; analys&#233;es comme l'expression d'un grand z&#232;le religieux, voire d'un fanatisme, qui aurait anim&#233; des hommes nouvellement convertis &#224; une religion : avec l'enthousiasme des n&#233;ophytes, ils auraient voulu gagner tous les peuples &#224; l'islam. La r&#233;alit&#233; de ces conqu&#234;tes d&#233;ment cette vision. D'une part, elles ne furent pas syst&#233;matiquement suivies de conversions forc&#233;es ; d'autre part, les conditions climatiques difficiles de l'Arabie ont entra&#238;n&#233;, de tout temps, d'importantes migrations vers les r&#233;gions du Croissant fertile. Mais ces facteurs ne peuvent rendre compte, &#224; eux seuls, de ce vaste mouvement d'expansion. La politique de conqu&#234;tes mise en &#339;uvre par les califes permet de canaliser l'agitation chronique des tribus nomades et d'&#233;tendre la domination de l'islam. Elle va de pair avec la pr&#233;dication coranique : appel &#224; la guerre contre les infid&#232;les et promesse de butin. La cause profonde de l'expansion arabe r&#233;side sans doute dans le lien entre le message proph&#233;tique et le ph&#233;nom&#232;ne social et politique qu'il a suscit&#233;. La guerre de conqu&#234;tes est bien constitutive de la R&#233;v&#233;lation que Dieu a transmise aux hommes par l'interm&#233;diaire du proph&#232;te Mahomet.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Hachette Encyclop&#233;die&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les erreurs des historiens</title>
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		<dc:creator>Nedjma Institute</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Les erreurs des historiens Les &#171; erreurs &#187; des historiens sont analys&#233;es dans l'Introduction g&#233;n&#233;rale &#224; travers une s&#233;rie d'exemples dont nous avons choisi ici quelques-uns des plus significatifs. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'histoire (t&#226;r&#238;kh) est une branche du savoir au chemin escarp&#233; ; elle est de grande utilit&#233; et de noble but ; elle nous fait conna&#238;tre les conditions (ahw&#226;l) des nations pass&#233;es, des proph&#232;tes, des rois respectivement quant &#224; leurs caract&#232;res, leurs conduites, leurs dynasties et leur politique. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nedjma.org/-Histoire-de-l-islam-" rel="directory"&gt;Histoire de l'islam&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les erreurs des historiens&lt;br class='autobr' /&gt;
Les &#171; erreurs &#187; des historiens sont analys&#233;es dans l'Introduction g&#233;n&#233;rale &#224; travers une s&#233;rie d'exemples dont nous avons choisi ici quelques-uns des plus significatifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'histoire (t&#226;r&#238;kh) est une branche du savoir au chemin escarp&#233; ; elle est de grande utilit&#233; et de noble but ; elle nous fait conna&#238;tre les conditions (ahw&#226;l) des nations pass&#233;es, des proph&#232;tes, des rois respectivement quant &#224; leurs caract&#232;res, leurs conduites, leurs dynasties et leur politique. Ainsi qui le d&#233;sire y peut b&#233;n&#233;ficier pleinement d'exemples pour les choses religieuses ou mondaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'histoire fait appel &#224; des domaines multiples et &#224; des connaissances vari&#233;es, exige des qualit&#233;s de r&#233;flexion th&#233;orique (nazar) et de fermet&#233; d'esprit (tathabbut) susceptibles de conduire au vrai (al-haqq), de pr&#233;server des faux pas et des erreurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car si les informations contenues dans les r&#233;cits (al-akhb&#226;r) sont jug&#233;es du seul point de vue de leur transmission (an-naql) sans &#234;tre examin&#233;es &#224; la lumi&#232;re des mod&#232;les de l'exp&#233;rience (u&#231;&#251;l al-&#8216;&#226;da), des r&#232;gles de la politique (qaw&#226;'id as-siy&#226;sa), de la nature de la civilisation (al-'umr&#226;n) et des conditions de la vie en soci&#233;t&#233; (ahw&#226;l al-ijtim&#226; al-ins&#226;n&#238;), et sans que les faits pass&#233;s soient &#233;valu&#233;s par analogie avec les faits pr&#233;sents, on ne peut se pr&#233;munir contre les faux pas et la d&#233;viation hors du chemin de la v&#233;rit&#233; (j&#226;ddat a&#231;-&#231;idq).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien souvent, les historiens (al-mu'arrikh&#251;n), les commentateurs du Coran, les grandes autorit&#233;s en mati&#232;re de sciences traditionnelles, ont commis des erreurs dans leur narration des anecdotes et des &#233;v&#233;nements, pour n'avoir pris en consid&#233;ration que le c&#244;t&#233; de la simple transmission (an-naql).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'ayant recours ni &#224; la comparaison avec des mod&#232;les ou des cas semblables, ni au criterium de la sagesse, ni a la nature des choses, ni &#224; l'examen des r&#233;cits &#224; la lumi&#232;re de la r&#233;flexion th&#233;orique et de l'intelligence, ils se sont &#233;cart&#233;s du vrai, se sont perdus dans le d&#233;sert de l'illusion et de l'erreur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ce qui arrive, en particulier, lorsqu'il est question de sommes d'argent ou d'effectifs militaires. Car les chiffres sont ce qui se pr&#234;te le plus au mensonge et aux vaines paroles, et il est n&#233;cessaire de les confronter aux mod&#232;les et aux r&#232;gles&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Ibn Khaldoun.&lt;br class='autobr' /&gt;
Extrait de Peuple et nations du monde.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Mogols, S&#233;f&#233;vides et Ottomans</title>
		<link>https://www.nedjma.org/Mogols-Sefevides-et-Ottomans</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nedjma Institute</dc:creator>



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&lt;p&gt;Date importante dans l'histoire du Maghreb, 1500 ne l'est pas moins dans l'Orient o&#249; l'on voit se former trois grands &#201;tats : Mogol dans l'Inde, S&#233;f&#233;vide en Iran, Ottoman en Anatolie. La dynastie &#171; mogole &#187;, fond&#233;e en 1526 par Babour, le dernier prince timouride d&#233;poss&#233;d&#233;, r&#233;gna pendant deux longs si&#232;cles sur l'Inde o&#249; les mamelouks turcs du sultanat de Delhi (fin xiiie) avaient achev&#233; la conqu&#234;te du Dekkan (d&#233;but xive si&#232;cle). Le plus grand souverain mogol, Akbar (1556-1605), puissant (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nedjma.org/-Histoire-de-l-islam-" rel="directory"&gt;Histoire de l'islam&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Date importante dans l'histoire du Maghreb, 1500 ne l'est pas moins dans l'Orient o&#249; l'on voit se former trois grands &#201;tats : Mogol dans l'Inde, S&#233;f&#233;vide en Iran, Ottoman en Anatolie. La dynastie &#171; mogole &#187;, fond&#233;e en 1526 par Babour, le dernier prince timouride d&#233;poss&#233;d&#233;, r&#233;gna pendant deux longs si&#232;cles sur l'Inde o&#249; les mamelouks turcs du sultanat de Delhi (fin xiiie) avaient achev&#233; la conqu&#234;te du Dekkan (d&#233;but xive si&#232;cle). Le plus grand souverain mogol, Akbar (1556-1605), puissant organisateur et philosophe hardi, favorisa l'art local et donna &#224; l'islam indien la forme qu'il conserva depuis dans l'histoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son petit-fils, contemporain de Louis XIV, s'entoura d'une magnificence c&#233;l&#232;bre, mais Fran&#231;ais et Anglais provoqu&#232;rent au xviiie si&#232;cle l'&#233;miettement de cet empire en une s&#233;rie de petites principaut&#233;s locales. Au xvie si&#232;cle d'autre part, les Hollandais avaient mis la main sur les royaumes musulmans qui, depuis le xive si&#232;cle, s'&#233;taient &#233;tablis &#224; Java et &#224; Sumatra. Toute la partie orientale du monde musulman se trouvait d&#232;s lors soumise &#224; la colonisation europ&#233;enne. De l'Iran, les Timourides avaient &#233;t&#233; chass&#233;s par les fondateurs de la dynastie S&#233;f&#233;vide (1501-1736) ; celle-ci cr&#233;a un &#201;tat national chiite, qui adopta officiellement la doctrine des duod&#233;cimains et qui dure encore aujourd'hui. La dynastie atteignit son apog&#233;e sous Ch&#226;h &#8216;Abb&#226;s (1587 1629), qui fit de sa capitale Ispahan une des plus belles villes du monde musulman et parvint &#224; reconqu&#233;rir pour un temps l'Irak et les villes saintes du chiisme. Apr&#232;s l'invasion afghane qui renversa les S&#233;f&#233;vides, la Perse retomba dans l'anarchie, qui continua sous la dynastie turcomane des Qadjar.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Empire ottoman, qui dura six si&#232;cles et devait donner naissance dans les temps modernes &#224; l'&#201;tat musulman le plus fort, doit son nom au chef d'une tribu turque (apparent&#233;e aux Seljoukides), Osman, qui, parti de Bithynie, r&#233;ussit peu &#224; peu &#224; &#233;tendre son domaine au d&#233;triment des Mongols et des Byzantins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un moment bris&#233;e par Tamerlan, l'expansion ottomane ne tarda pas &#224; reprendre une vigueur nouvelle : prise de Constantinople (1453) par Mehmet II et invasion de l'Europe balkanique, conqu&#234;te de la Syrie et de l'&#201;gypte sur les Mamelouks par S&#233;lim Ier (1512-1520), enfin mainmise sur l'Irak par Soliman le L&#233;gislateur dit le Magnifique (1520-1566). L'empire s'&#233;tendait alors des portes de Vienne au Nil, de Bagdad &#224; Tunis et Alger occup&#233;es par des corsaires turcs, et ses grandes villes, parsem&#233;es de mosqu&#233;es &#224; coupoles et minarets turcs hanafites, t&#233;moignaient comme Istanbul du plein &#233;panouissement de l'art des Ottomans. Mais d&#232;s le xviiie si&#232;cle la d&#233;cadence commen&#231;a. L'Europe r&#233;agissait par ses arm&#233;es et aussi par ses marchands, qui, en vertu des accords nomm&#233;s Capitulations (1536, 1740), inondaient les ports turcs des produits manufactur&#233;s occidentaux ; l'empire souffrait de sa trop grande extension, comme du d&#233;sordre des finances et de l'indiscipline des janissaires. Politiquement il avait vu ses territoires occidentaux se s&#233;parer progressivement de l'administration centrale : &#201;gypte de M&#233;h&#233;met Ali, apr&#232;s l'exp&#233;dition de Bonaparte, Tunisie des Beys, plus tard domination de la France sur l'Alg&#233;rie, puis sur la Tunisie, et de l'Italie sur la Libye.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le monde musulman avait perdu sa vitalit&#233; ancienne : les Ottomans le soutenaient, mais sans pouvoir susciter un r&#233;veil de la civilisation qu'ils avaient contribu&#233; &#224; &#233;touffer et qui s'engourdissait, aussi bien dans le domaine intellectuel que dans le domaine &#233;conomique o&#249; l'Europe industrialis&#233;e exer&#231;ait ses ravages. D&#233;j&#224; cependant un premier effort de r&#233;action se dessina : le sultan ottoman chercha &#224; regrouper les forces musulmanes en se faisant reconna&#238;tre &#171; calife &#187;, titre qu'il pr&#233;tendait dater de la conqu&#234;te de l'&#201;gypte (1517), mais qui n'apparut pour la premi&#232;re fois qu'au trait&#233; russo-ottoman de 1774. Le &#171; pan-islamisme &#187; allait jouer son r&#244;le parmi les nouvelles tendances de l'islam moderne, mais se heurter &#224; l'opposition arabe et &#224; l'&#233;veil des nationalismes&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;QUE SAIS-JE ? L'islam&lt;br class='autobr' /&gt;
( Dominique Sourdel )&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>L'Empire mongol</title>
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		<dc:creator>Nedjma Institute</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'irruption des arm&#233;es mongoles, qui mit un terme &#224; l'existence du califat de Bagdad au milieu du xiiie si&#232;cle, marque un nouveau tournant dans l'histoire de l'Orient musulman. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'empire des Mongols (appel&#233;s Tatars par les Arabes) avait &#233;t&#233; fond&#233; par Gengis-Khan (1167-1227) qui, apr&#232;s avoir unifi&#233; la Mongolie et pouss&#233; des pointes en Chine, commen&#231;a en 1209 &#224; p&#233;n&#233;trer les terres musulmanes, Turkestan, Transoxiane, Iran, renversant les principaut&#233;s et royaumes qui se partageaient alors ces (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nedjma.org/-Histoire-de-l-islam-" rel="directory"&gt;Histoire de l'islam&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'irruption des arm&#233;es mongoles, qui mit un terme &#224; l'existence du califat de Bagdad au milieu du xiiie si&#232;cle, marque un nouveau tournant dans l'histoire de l'Orient musulman.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'empire des Mongols (appel&#233;s Tatars par les Arabes) avait &#233;t&#233; fond&#233; par Gengis-Khan (1167-1227) qui, apr&#232;s avoir unifi&#233; la Mongolie et pouss&#233; des pointes en Chine, commen&#231;a en 1209 &#224; p&#233;n&#233;trer les terres musulmanes, Turkestan, Transoxiane, Iran, renversant les principaut&#233;s et royaumes qui se partageaient alors ces pays, et ravageant tout sur son passage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; sa mort le califat de Bagdad, les Ayyoubides et les Seljoukides de Roum constituaient les derniers obstacles &#224; l'unification compl&#232;te de l'Asie. En 1257 Hul&#232;gu, fr&#232;re du grand-khan du moment et ma&#238;tre de la Perse, s'empara de Bagdad o&#249; il fit massacrer le calife et sa famille ; l'ann&#233;e suivante Alep et Damas tombaient entre ses mains. Ces Mongols, tr&#232;s tol&#233;rants malgr&#233; la barbarie de leurs troupes, n'&#233;taient pas islamis&#233;s : Hul&#232;gu, bouddhiste, &#233;tait fils et &#233;poux de chr&#233;tiennes et les Turcs qu'il commandait en grande partie nestoriens. Aussi fut-il question d'une alliance avec les crois&#233;s contre la derni&#232;re puissance musulmane d'Orient, celle des Mamelouks d'&#201;gypte. Esclaves turcs des sultans ayyoubides, les Mamelouks avaient en 1250 massacr&#233; leur ma&#238;tre et pris sa place. La dynastie bahrite (1257-1382), illustr&#233;e par Be&#239;bars, reconnut et accueillit au Caire les descendants du calife, faisant survivre ainsi la fiction califienne ; renvers&#233;e par sa garde circassienne, elle fut remplac&#233;e par la dynastie borjite, qui dura jusqu'&#224; la conqu&#234;te ottomane (1382-1517). Ce fut le sultan mamelouk Be&#239;bars qui, profitant des h&#233;sitations des crois&#233;s, arr&#234;ta l'invasion mongole et la refoula au-del&#224; de l'Euphrate. Avant la fin du xvie si&#232;cle l'empire de Hul&#232;gu se disloqua, d&#233;membr&#233; en dynasties locales (&#224; Bagdad, Ispahan, au Khorassan) ; puis il fut an&#233;anti par un Turc musulman, d'une famille alli&#233;e &#224; celle de Gengis-Khan, Timour Leng (Tamerlan), qui r&#234;va de refaire l'unit&#233; de l'Asie pour le compte de l'islam sunnite et &#233;tendit sa domination de l'Inde &#224; la Syrie et &#224; l'Anatolie. Apr&#232;s sa mort (1405) ses descendants pacifiques (Ch&#226;h-Rokh, Oulough- beg) ne purent maintenir cet &#233;norme empire &#233;bauch&#233; et l'&#201;tat Timouride se r&#233;duisit &#224; la Perse orientale autour de Herat et Samarkand.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;QUE SAIS-JE ?&lt;br class='autobr' /&gt;
L'islam&lt;br class='autobr' /&gt;
( Dominique Sourdel )&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>La puissance seljoukide</title>
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		<dc:creator>Nedjma Institute</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Apr&#232;s &#171; le si&#232;cle isma&#233;lien de l'Islam &#187; (L. Massignon), le milieu du xie si&#232;cle marque dans l'histoire du monde musulman un d&#233;cisif tournant : apparition, au premier plan sur la sc&#232;ne politique, des Turcs seljoukides sunnites. Refoulant le chiisme jusque-l&#224; pr&#233;pond&#233;rant (Bouyides et Fatimides), ils imposent aux pays conquis de nouveaux modes de penser et de vivre, sans atteindre l'Occident o&#249; la Berb&#233;rie s'affranchit de la tutelle orientale. D&#233;sormais, &#171; l'Orient et le Maghreb se tournent (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nedjma.org/-Histoire-de-l-islam-" rel="directory"&gt;Histoire de l'islam&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s &#171; le si&#232;cle isma&#233;lien de l'Islam &#187; (L. Massignon), le milieu du xie si&#232;cle marque dans l'histoire du monde musulman un d&#233;cisif tournant : apparition, au premier plan sur la sc&#232;ne politique, des Turcs seljoukides sunnites. Refoulant le chiisme jusque-l&#224; pr&#233;pond&#233;rant (Bouyides et Fatimides), ils imposent aux pays conquis de nouveaux modes de penser et de vivre, sans atteindre l'Occident o&#249; la Berb&#233;rie s'affranchit de la tutelle orientale. D&#233;sormais, &#171; l'Orient et le Maghreb se tournent le dos &#187; (J. Sauvaget).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Port&#233;s par la vague des invasions turques au travers de l'Asie centrale, les petits-fils de Seljuk triomph&#232;rent de l'arm&#233;e des Ghazn&#233;vides et continu&#232;rent leur route vers l'ouest, fondant un empire qui unifia pour un temps les provinces persanes. L'un d'eux Toghroulbeg, apr&#232;s s'&#234;tre install&#233; &#224; Nich&#226;pour (1038), d&#233;truisit la puissance Bouyide, se fit reconna&#238;tre sultan par le calife de Bagdad (1055), et en quelques ann&#233;es (1055-1092) les trois grands sultans seljoukides, Toghroulbeg, Alp-Arslan et Malik-Ch&#226;h, second&#233;s par le vizir persan Niz&#226;m-al-Molk, r&#233;alis&#232;rent une &#339;uvre imposante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non seulement ils dot&#232;rent leur empire d'une organisation politique et sociale, qui servira de mod&#232;le &#224; tout l'Orient musulman, mais ils se firent sur tous les fronts les d&#233;fenseurs de l'islam sunnite et, non contents d'avoir d&#233;livr&#233; le calife abbasside du joug des Bouyides chiites, annihil&#232;rent l'action des sectes et s'efforc&#232;rent de r&#233;pandre l'enseignement de l'orthodoxie (fondation de madrasas). Envahissant l'Asie Mineure qu'ils enlev&#232;rent aux Byzantins, ils &#233;tablirent &#233;galement leur domination sur la Syrie fatimide (1070) jusqu'au moment o&#249; l'arriv&#233;e des crois&#233;s transforma le Proche-Orient en y introduisant des principaut&#233;s franques (1099) qui devaient s'y maintenir pendant plus de deux si&#232;cles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la mort de Malik-Ch&#226;h l'Empire seljoukide, partag&#233; entre ses fr&#232;res et ses fils, commen&#231;a &#224; se disloquer et s'&#233;mietter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gouverneurs de provinces s'&#233;mancipant (Atabegs), on vit se former des dynasties locales en Syrie, M&#233;sopotamie, Arm&#233;nie et Perse. Celle des Zenguides de HauteM&#233;sopotamie, illustr&#233;e par Nour al-D&#238;n (1146-1173) qui &#233;tendit son pouvoir sur la Syrie tout enti&#232;re, se distingua dans la lutte contre les Francs, reprise ensuite par Salah al-D&#238;n (Saladin) (1169-1193), fondateur de la dynastie Ayyoubide en &#201;gypte, qui, apr&#232;s avoir pris la succession de Nour al-D&#238;n, r&#233;ussit &#224; s'emparer de J&#233;rusalem (1187). Une seule branche seljoukide parvint &#224; se maintenir jusqu'&#224; l'invasion mongole, celle des &#171; sultans de Roum &#187; (1092-1327) en Asie Mineure (capitale : Konya).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;QUE SAIS-JE ?&lt;br class='autobr' /&gt;
L'islam&lt;br class='autobr' /&gt;
( Dominique Sourdel )&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le califat fatimide</title>
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		<dc:creator>Nedjma Institute</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#192; la fin du ixe si&#232;cle, au moment o&#249; l'agitation chiite secouait tout le Proche-Orient musulman, l'im&#226;m cach&#233; de la secte isma&#233;lienne, &#8216;Oba&#239;d Allah, qui d&#233;clarait appartenir &#224; la descendance du Proph&#232;te par sa fille F&#226;tima, chargea son propagandiste Abou &#8216;Abd Allah de pr&#233;parer son accession au pouvoir ; celui-ci, ayant r&#233;ussi &#224; gagner la faveur de Berb&#232;res en p&#232;lerinage &#224; la Mekke, les suivit en Petite Kabylie (894) : de l&#224; il marcha contre les Aghlabides et s'ouvrit la route de Kairouan (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; la fin du ixe si&#232;cle, au moment o&#249; l'agitation chiite secouait tout le Proche-Orient musulman, l'im&#226;m cach&#233; de la secte isma&#233;lienne, &#8216;Oba&#239;d Allah, qui d&#233;clarait appartenir &#224; la descendance du Proph&#232;te par sa fille F&#226;tima, chargea son propagandiste Abou &#8216;Abd Allah de pr&#233;parer son accession au pouvoir ; celui-ci, ayant r&#233;ussi &#224; gagner la faveur de Berb&#232;res en p&#232;lerinage &#224; la Mekke, les suivit en Petite Kabylie (894) : de l&#224; il marcha contre les Aghlabides et s'ouvrit la route de Kairouan (mars 909) o&#249;, apr&#232;s diverses p&#233;rip&#233;ties, &#8216;Oba&#239;d Allah, se donnant pour le mahd&#238; attendu par tous les chiites, entra en triomphateur (d&#233;cembre 909). L'enthousiasme provoqu&#233; par son arriv&#233;e fut de courte dur&#233;e. Les mesures brutales, employ&#233;es par le mahd&#238; pour faire adh&#233;rer la population au chiisme, et les proc&#233;d&#233;s fiscaux abusifs, auxquels il eut recours pour pr&#233;parer une exp&#233;dition vers l'Orient, provoqu&#232;rent la terrible r&#233;volte du Berb&#232;re kh&#226;rijite Abou Yaz&#238;d, &#171; l'homme &#224; l'&#226;ne &#187;, qui mit en danger (936-947) le pouvoir des premiers califes fatimides (al-Q&#226;'im et al-Mansour). D&#233;j&#224; plusieurs fois les Fatimides avaient tent&#233; en vain de s'implanter en &#201;gypte entre 913 et 936. Apr&#232;s la chute des Ikhchidides le calife al-Mo&#8216;izz reprit ce projet : en 969 son affranchi, Jauhar s'empara de Fost&#226;t et entreprit la construction d'une ville nouvelle, Le Caire ; en m&#234;me temps il r&#233;ussit &#224; annexer la Syrie. Al-Mo&#8216;izz entra au Caire en juin 973, apr&#232;s avoir confi&#233; Ifriqiya et Maghreb central aux princes berb&#232;res Sanh&#226;ja (royaume vassal des Z&#238;rides).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La puissance fatimide atteignit alors son apog&#233;e, favorisant en &#201;gypte l'&#233;closion d'une des civilisations les plus brillantes que conn&#251;t ce pays. Bient&#244;t apr&#232;s, elle d&#233;clina et s'&#233;mietta : &#224; l'Occident, &#233;mancipation des Zirides, contre lesquels les Fatimides lanc&#232;rent les bandes des BanouHil&#226;l, Arabes nomades qui se r&#233;pandirent en Afrique du Nord comme &#171; un cyclone d&#233;vastateur &#187; (G. Mar&#231;ais), bouleversant la vie politique, sociale et &#233;conomique du Maghreb ; &#224; l'Orient, attaques des Seljoukides qui s'emparent de la Syrie et de J&#233;rusalem (1070) un si&#232;cle avant que le Kurde Saladin d&#233;pouille les Fatimides de leur dernier domaine, l'&#201;gypte (1171).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;QUE SAIS-JE ?&lt;br class='autobr' /&gt;
L'islam&lt;br class='autobr' /&gt;
( Dominique Sourdel )&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le califat omeyyade de Cordoue</title>
		<link>https://www.nedjma.org/Le-califat-omeyyade-de-Cordoue</link>
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		<dc:creator>Nedjma Institute</dc:creator>



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&lt;p&gt;Au califat de Bagdad qui s'affaiblissait s'oppos&#232;rent bient&#244;t deux autres califats, l'un en Espagne, l'autre en &#201;gypte. L'Espagne musulmane s'&#233;tait constitu&#233;e en province ind&#233;pendante d&#232;s l'av&#232;nement des Abbassides, lorsque le dernier omayyade &#8216;Abd al-Rahm&#226;n, r&#233;fugi&#233; sur le sol ib&#233;rique, s'&#233;tait, avec l'aide de Berb&#232;res et d'Arabes syriens, empar&#233; de Cordoue (756), soumettant la plus grande partie de la p&#233;ninsule (l'Andalous des Arabes) ; en 929 son &#233;mirat, qu'il avait transmis &#224; ses (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nedjma.org/-Histoire-de-l-islam-" rel="directory"&gt;Histoire de l'islam&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au califat de Bagdad qui s'affaiblissait s'oppos&#232;rent bient&#244;t deux autres califats, l'un en Espagne, l'autre en &#201;gypte. L'Espagne musulmane s'&#233;tait constitu&#233;e en province ind&#233;pendante d&#232;s l'av&#232;nement des Abbassides, lorsque le dernier omayyade &#8216;Abd al-Rahm&#226;n, r&#233;fugi&#233; sur le sol ib&#233;rique, s'&#233;tait, avec l'aide de Berb&#232;res et d'Arabes syriens, empar&#233; de Cordoue (756), soumettant la plus grande partie de la p&#233;ninsule (l'Andalous des Arabes) ; en 929 son &#233;mirat, qu'il avait transmis &#224; ses descendants, fut transform&#233; en califat par &#8216;Abd al.Rahm&#226;n III (912-961). Aux x e et xie si&#232;cles l'Andalousie, o&#249; les traditions syriennes restaient vivaces, connut une culture raffin&#233;e qui, non seulement rivalisa avec succ&#232;s avec son initiatrice orientale &#224; laquelle elle resta fid&#232;lement attach&#233;e, mais encore &#171; sut s'imposer hors des limites musulmanes et d&#233;termina en partie l'&#233;volution de la pens&#233;e et du savoir europ&#233;en des si&#232;cles d'avant la Renaissance &#187; (E. L&#233;vi-Proven&#231;al).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le califat de Cordoue mourut d'un mal semblable &#224; celui qui rongeait le califat abbasside : d&#232;s la fin du x e si&#232;cle les califes devinrent des jouets entre les mains de maires du palais (Ibn Ab&#238; &#8216;Amir, puis les &#8216;Amirides), et en 1030 disparaissait le dernier calife omayyade.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le royaume alors s'&#233;mietta en une s&#233;rie de principaut&#233;s o&#249; brillait encore la civilisation andalouse (&#233;poque des Reyes de Taifas). Bient&#244;t le roi chr&#233;tien de Castille entreprit la reconqu&#234;te de l'Espagne, &#224; laquelle s'oppos&#232;rent en vain les dynasties marocaines almoravide et almohade et qui s'acheva en 1492 par la prise de la derni&#232;re position arabe, Grenade.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;QUE SAIS-JE ?&lt;br class='autobr' /&gt;
L'islam&lt;br class='autobr' /&gt;
( Dominique Sourdel )&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le califat imp&#233;rial des Abbassides</title>
		<link>https://www.nedjma.org/Le-califat-imperial-des-Abbassides</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nedjma Institute</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Install&#233;e en Irak avec Badgad pour capitale, la dynastie abbasside s'appuya sur les Iraniens qui jou&#232;rent le principal r&#244;le dans l'administration, tels les Barm&#233;kides, c&#233;l&#232;bres vizirs des califes. Ces derniers, se posant en restaurateurs de la Tradition offens&#233;e par les usurpateurs omayyades, pr&#233;tendirent r&#233;unir en leur personne, plus &#233;troitement que leurs pr&#233;d&#233;cesseurs, pouvoirs temporel et spirituel. &lt;br class='autobr' /&gt;
En fait, loin de revenir aux habitudes primitives, ils ne firent qu'accro&#238;tre le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nedjma.org/-Histoire-de-l-islam-" rel="directory"&gt;Histoire de l'islam&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Install&#233;e en Irak avec Badgad pour capitale, la dynastie abbasside s'appuya sur les Iraniens qui jou&#232;rent le principal r&#244;le dans l'administration, tels les Barm&#233;kides, c&#233;l&#232;bres vizirs des califes. Ces derniers, se posant en restaurateurs de la Tradition offens&#233;e par les usurpateurs omayyades, pr&#233;tendirent r&#233;unir en leur personne, plus &#233;troitement que leurs pr&#233;d&#233;cesseurs, pouvoirs temporel et spirituel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, loin de revenir aux habitudes primitives, ils ne firent qu'accro&#238;tre le c&#233;r&#233;monial aulique inaugur&#233; d&#233;j&#224; par les califes de Damas, et se d&#233;rob&#232;rent encore davantage &#224; la vue de la foule. L'appareil administratif fut renforc&#233;, et la succession du calife assur&#233;e en principe par la d&#233;signation de son vivant d'un h&#233;ritier pr&#233;somptif choisi parmi ses fils ; mais intrigues et s&#233;ditions n'&#233;taient pas sans mettre en p&#233;ril la stabilit&#233; d'un pouvoir qui connut alors son &#226;ge d'or. Sous les califes H&#226;roun al-Rach&#238;d (786-809), dont les relations avec Charlemagne sont difficiles &#224; d&#233;finir, et al-Mamoun (813-833), Bagdad fut le foyer d'une activit&#233; intellectuelle intense, &#224; laquelle participaient Arabes d'origine et Iraniens convertis ; c'&#233;tait le plein essor de la civilisation citadine pr&#233;par&#233;e par l'&#233;poque omayyade : progr&#232;s des sciences religieuses, ampleur des discussions th&#233;ologiques, formation de la prose, renouvellement des th&#232;mes po&#233;tiques, introduction des sciences profanes emprunt&#233;es &#224; l'Inde ou &#224; la Gr&#232;ce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet &#233;panouissement s'accompagnait d'une vie &#233;conomique fort active : agriculture et artisanats prosp&#232;res, exportation de soieries, tapis, &#233;toffes brod&#233;es (tir&#226;z, produits des seules manufactures d'&#201;tat), fabrication du papier de chiffons (invention chinoise) &#224; Bagdad et Samarkand, trafic commercial important avec l'Extr&#234;me-Occident et l'Extr&#234;me-Orient. Mais d&#232;s le milieu du ixe si&#232;cle commen&#231;a la d&#233;cadence, due &#224; des raisons tant int&#233;rieures qu'ext&#233;rieures. Parmi les premi&#232;res : pr&#233;pond&#233;rance des mercenaires turcs de la garde califienne et de leur chef, &#171; &#233;mir des &#233;mirs &#187; et v&#233;ritable maire du palais, &#8211; agitation kharijite, r&#233;voltes alides dans le Hedjaz en 762, 786 (massacre de Fakhkh), 814 (extension du mouvement en Irak) &#8211;, d&#233;s&#233;quilibre social d&#251; au brusque essor &#233;conomique engendrant la mis&#232;re des basses classes, que s&#233;duira le programme social des sectes chiites extr&#233;mistes, et expliquant des troubles successifs. Entre 877 et 883 se soul&#232;vent des esclaves noirs du Bas-Irak (Zanj), qui, sous la direction d'un pr&#233;tendu alide, s'emparent de Bassorah ; puis de 901 &#224; 906 la Syrie et l'Irak sont ravag&#233;s par des bandes dites &#171; qarmates &#187;, en r&#233;alit&#233; isma&#233;liennes ; enfin le soul&#232;vement populaire d'ouvriers et de paysans foment&#233; par Hamd&#226;n Qarmat aboutit &#224; la constitution de l'&#201;tat du Bahra&#239;n, dirig&#233; successivement par Abou Sa&#8216;&#238;d qui r&#233;ussit &#224; s'emparer de Bassorah et d'al-Koufa (913), puis par Abou T&#226;hir qui pilla la Mekke (929) et fut pr&#232;s de prendre Bagdad. Les causes ext&#233;rieures tiennent &#224; la dislocation de l'empire dont se d&#233;tachent peu &#224; peu les provinces extr&#234;mes, qu'elles restent ou non li&#233;es nominalement au califat de Bagdad. En Occident : ind&#233;pendance de l'&#233;mirat andalou fond&#233; en 756, &#8211; apparition au Maghreb de royaumes pratiquement autonomes, Rostemide au centre (761-907), Idriside au Maroc, fond&#233; par un alide, Idr&#238;s, seul rescap&#233; du massacre de Fakhkh (788-828), Aghlabide en Ifriqiya (Tunisie actuelle) (800-905).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Orient : apparition au Khorassan de principaut&#233;s iraniennes, T&#226;hiride (820-873), Saff&#226;ride (873-902), puis S&#226;m&#226;nide (902-999), laquelle favorisa la renaissance des lettres iraniennes et, faisant appel aux mercenaires turcs, provoqua l'essor de la premi&#232;re dynastie turque musulmane, celle des Ghazn&#233;vides, fond&#233;e par l'un de leurs anciens officiers. Le fameux Mahmoud de Ghazna (999-1030), m&#233;c&#232;ne et chef militaire, accomplit alors l'&#339;uvre ma&#238;tresse d'&#233;tendre ses domaines &#224; l'Inde du Nord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au m&#234;me moment en &#201;gypte et en Syrie : formation des principaut&#233;s, Toulounide (879-905) fond&#233;e &#224; Fost&#226;t par un esclave turc, chef militaire &#233;mancip&#233;, puis Ikhchidide (935-969), et du royaume Hamdanide de Sa&#239;f ad-Daula (944-967) &#224; Alep (c&#233;l&#232;bres &#233;crivains et po&#232;tes : al-F&#226;r&#226;b&#238;, al-Motannab&#238;). Enfin le califat lui-m&#234;me &#233;tait tomb&#233; d&#232;s 945 sous la coupe d'Ahmad le Bouyide, aventurier chiite des montagnes du Da&#239;lam en Iran, qui pr&#233;tendait descendre des rois sassanides et se fit donner le titre d'&#171; &#233;mir des &#233;mirs &#187;. Son successeur &#8216;Adod al-Daula, en 977, r&#233;ussit &#224; se rendre ma&#238;tre d'un empire comprenant les deux tiers de l'Iran et de la M&#233;sopotamie : s'arrogeant le vieux titre persan de ch&#226;h&#226;nch&#226;h &#171; roi des rois &#187;, il gouverna avec justice, malgr&#233; ses convictions chiites, les sujets sunnites du calife r&#233;duit &#224; l'impuissance. La dynastie Bouyide disparut &#224; l'arriv&#233;e des Turcs seljoukides (1055).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;QUE SAIS-JE ?&lt;br class='autobr' /&gt;
L'islam&lt;br class='autobr' /&gt;
Dominique Sourdel&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>L'Empire naissant omayyade</title>
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&lt;p&gt;Mo&#8216;&#226;wiya transf&#233;ra sa capitale de M&#233;dine &#224; Damas et introduisit le principe dynastique dans le califat en d&#233;signant avant sa mort son fils Yaz&#238;d comme h&#233;ritier : il rompait avec la tradition de Mahomet et des premiers califes. Syrienne, la dynastie omayyade dota l'Empire musulman d'une solide armature administrative et, assumant les traditions de civilisation &#233;tablies dans le pays, elle d&#233;veloppa l'urbanisation et la vie sociale ; ce fut l'initiatrice de l'architecture musulmane (mosqu&#233;es (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nedjma.org/-Histoire-de-l-islam-" rel="directory"&gt;Histoire de l'islam&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Mo&#8216;&#226;wiya transf&#233;ra sa capitale de M&#233;dine &#224; Damas et introduisit le principe dynastique dans le califat en d&#233;signant avant sa mort son fils Yaz&#238;d comme h&#233;ritier : il rompait avec la tradition de Mahomet et des premiers califes. Syrienne, la dynastie omayyade dota l'Empire musulman d'une solide armature administrative et, assumant les traditions de civilisation &#233;tablies dans le pays, elle d&#233;veloppa l'urbanisation et la vie sociale ; ce fut l'initiatrice de l'architecture musulmane (mosqu&#233;es monumentales de Damas, M&#233;dine, J&#233;rusalem&#8230;). Dynastie arabe, elle int&#233;gra les Syriens convertis au noyau des conqu&#233;rants en qualit&#233; de &#171; clients &#187; (maw&#226;l&#238;) qui prirent une part active &#224; l'organisation de l'&#201;tat. Rapidement les Syriens apprenaient l'arabe qui devint bient&#244;t langue officielle (premi&#232;res monnaies musulmanes sous &#8216;Abd al-Malik), puis se convertissaient &#224; l'islam qui ne leur paraissait pas tr&#232;s &#233;loign&#233; du christianisme enseign&#233; par les sectes rivales de l'&#201;glise orientale, et qui leur procurait de nombreux avantages sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce milieu favorisa l'&#233;closion d'un mouvement intellectuel, et c'est alors qu'apparurent sciences juridiques et controverses th&#233;ologiques. Ainsi se forma &#171; la civilisation classique de l'Islam, que le temps des Abbassides ne fera que porter &#224; son apog&#233;e &#187; (J. Sauvaget). Sous les Omayyades l'Empire musulman continua de grandir. En Occident : expansion en Tripolitaine, conqu&#234;te m&#233;thodique du Maghreb, fondation de Kairouan (670), r&#233;action des Berb&#232;res (683), enfin soumission d&#233;finitive de l'Afrique du Nord (697-707), invasion et conqu&#234;te de l'Espagne par le gouverneur de la Berb&#233;rie Mousa b. No&#231;a&#239;r, aid&#233; de son &#171; client &#187; T&#226;riq b. Ziy&#226;d (Gibraltar = Jabal T&#226;riq) (712), puis invasion de la France m&#233;rovingienne, arr&#234;t&#233;e &#224; la bataille de Poitiers (732). En Orient : soumission de la Perse, occupation de l'Afghanistan (651) et de la Transoxiane (674), puis invasion du Turkestan chinois, p&#233;n&#233;tration dans le Sind, le Pendjab et l'Oude (711). Les territoires conquis s'&#233;tendaient ainsi des confins de la Chine &#224; l'oc&#233;an Atlantique, et si l'islam devait encore, au cours des si&#232;cles suivants, gagner de nouveaux domaines, un Empire musulman unique n'atteignit plus jamais la m&#234;me ampleur. Mais les califes omayyades se heurtaient &#224; l'hostilit&#233; des milieux m&#233;dinois qui leur reprochaient d'abandonner les traditions du Proph&#232;te et d'accorder une place excessive au souci des affaires temporelles. Ils avaient surtout &#224; faire face &#224; l'opposition croissante des chiites qui ne cessaient de d&#233;fendre les droits des descendants de Mahomet et consid&#233;raient comme usurpatrice la dynastie omayyade.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les premiers califes, Yaz&#238;d, &#8216;Abd al-Malik, al-Wal&#238;d, furent assez forts pour tenir t&#234;te &#224; ce mouvement de r&#233;volte. Yaz&#238;d r&#233;prima la r&#233;bellion d'al-Hosa&#239;n, fils de &#8216;Al&#238;, qui, trouvant la mort au combat de Kerbela (10 octobre 680), fut v&#233;n&#233;r&#233; comme martyr par les chiites : le foss&#233; d&#233;sormais &#233;tait creus&#233; entre chiisme et sunnisme. Yaz&#238;d, puis &#8216;Abd al-Malik aid&#233; de son lieutenant al-Hajj&#226;j eurent fort &#224; faire aussi avec un anticalife, &#8216;Abdallah b. al-Zoba&#239;r, qui se dressa au Hedjaz et r&#233;ussit &#224; gagner un moment l'Irak &#224; sa cause. Apr&#232;s al-Wal&#238;d les troubles empir&#232;rent : rivalit&#233;s entre tribus arabes en Syrie, agitation chiite. La dynastie succomba devant l'agitation d&#233;clench&#233;e au Khorassan par les descendants d'al-&#8216;Abb&#226;s, oncle de Mahomet, qui avaient men&#233; en un milieu humili&#233; par l'arrogance des conqu&#233;rants arabes une propagande appuy&#233;e sur le mouvement chiite d'Ibn al-Hanafiya. L'affranchi iranien Abou Moslim dirigea le soul&#232;vement, qui passa en Irak o&#249; le pr&#233;tendant Abou l.&#8216; Abb&#226;s se r&#233;v&#233;la et fut proclam&#233; calife dans la grande mosqu&#233;e d'al-Koufa ; en ao&#251;t 750 il vainquit le dernier Omayyade dont la famille fut traqu&#233;e : l'un de ses repr&#233;sentants parvint &#224; s'&#233;chapper, qui allait fonder la dynastie omayyade d'Espagne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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L'islam&lt;br class='autobr' /&gt;
( Dominique Sourdel )&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Les quatre premiers califes</title>
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		<description>
&lt;p&gt;Mahomet ne laissant pas d'h&#233;ritier et n'ayant pas express&#233;ment d&#233;sign&#233; de successeur, sa mort engendra une crise politique. Son cousin et gendre &#8216;Al&#238; (&#233;poux de sa fille F&#226;tima) se montra trop faible et la direction politicoreligieuse revint au vieil Abou Bakr que Mahomet, avant sa mort, avait charg&#233; de diriger la Pri&#232;re : ce fut le premier calife. Avant de mourir il put d&#233;signer &#8216;Omar (634), qui fut assassin&#233; dix ans apr&#232;s (644) : les six personnages que ce dernier avait charg&#233;s de pourvoir (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Mahomet ne laissant pas d'h&#233;ritier et n'ayant pas express&#233;ment d&#233;sign&#233; de successeur, sa mort engendra une crise politique. Son cousin et gendre &#8216;Al&#238; (&#233;poux de sa fille F&#226;tima) se montra trop faible et la direction politicoreligieuse revint au vieil Abou Bakr que Mahomet, avant sa mort, avait charg&#233; de diriger la Pri&#232;re : ce fut le premier calife. Avant de mourir il put d&#233;signer &#8216;Omar (634), qui fut assassin&#233; dix ans apr&#232;s (644) : les six personnages que ce dernier avait charg&#233;s de pourvoir &#224; sa succession port&#232;rent leur choix, non sur &#8216;Al&#238;, mais sur un autre gendre du proph&#232;te, &#8216;Othm&#226;n, de la descendance d'Omayya. Son assassinat (656) ouvrit une nouvelle crise, dont les cons&#233;quences allaient &#234;tre graves pour la communaut&#233; islamique ; &#233;lu calife, &#8216;Al&#238; ne put se faire reconna&#238;tre par ses rivaux, dont le plus puissant &#233;tait Mo&#8216;&#226;wiya, cousin de &#8216;Othm&#226;n et gouverneur de la Syrie : dans la tribu de Qora&#239;ch, branche a&#238;n&#233;e (hachimite) et branche cadette (omayyade) s'affrontaient. &#8216;Al&#238; r&#233;ussit &#224; triompher de Talha et d'al-Zoba&#239;r, auxquels s'&#233;tait alli&#233;e &#8216;A&#239;cha, la jeune veuve de Mahomet ; celle-ci, faite prisonni&#232;re &#224; la &#171; bataille du Chameau &#187; (du nom de la monture de &#8216;A&#239;cha), fut renvoy&#233;e &#224; M&#233;dine. Mais l'habile Mo&#8216;awiya parvint en peu de temps &#224; d&#233;poss&#233;der &#8216;Al&#238; sans le vaincre : une bataille s'&#233;tant engag&#233;e &#224; Siff&#238;n (658), les Syriens en appel&#232;rent au jugement du Coran et &#8216;Al&#238; accepta l'&#171; arbitrage d'Adroh &#187;, cause de la d&#233;fection des kharijites (&#171; r&#233;volt&#233;s ) ; puis, se laissant circonvenir par Mo&#8216;&#226;wiya, il renon&#231;a &#224; ses droits. Ses fid&#232;les n'accept&#232;rent jamais cette d&#233;position : ce seront les chiites pour qui &#8216;Al&#238;, assassin&#233; plus tard &#224; Koufa par les kharijites qu'il s'effor&#231;ait en vain de combattre (661), sera le martyr de l'islam. Sous les quatre premiers califes, &#171; ceux qui guident dans la voie droite &#187; (r&#226;chidoun), se d&#233;roula une expansion triomphale. Une fois la p&#233;ninsule pacifi&#233;e (r&#233;pression de quelques faux proph&#232;tes), les musulmans se lanc&#232;rent dans les conqu&#234;tes dont Mahomet avait lui-m&#234;me donn&#233; le signal ; il s'agissait pour eux de propager leur foi, d'assurer leur s&#233;curit&#233; et d'ex&#233;cuter aussi de profitables razzias. Sous &#8216;Omar : conqu&#234;te de la Syrie apr&#232;s la victoire du Yarmouk (636), invasion de la M&#233;sopotamie et de la Perse apr&#232;s la victoire de Neh&#226;wend (642), conqu&#234;te difficile de l'&#201;gypte et de la Cyr&#233;na&#239;que par &#8216;Amr, commandant de l'arm&#233;e de Syrie (642). Apr&#232;s la mort de &#8216;Omar : razzias en Asie Mineure, dans les &#238;les de la mer &#201;g&#233;e, en Afrique du Nord, occupation de l'Arm&#233;nie ; mais le mouvement se ralentit, le butin diminuant et les Arabes se laissant s&#233;duire par les richesses des pays d&#233;j&#224; conquis.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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